Le système Booxi entre dans la vente au détail

Publié le 10/01/2019 à 14:22

Le système Booxi entre dans la vente au détail

Publié le 10/01/2019 à 14:22

Daniel Laplante, l’un des trois fondateurs de Booxie, en complet noir devant plusieurs tables de travail

Daniel Laplante, l’un des trois fondateurs de Booxie (Photo: courtoisie)

PME DE LA SEMAINE. Booxi s’attaque aux grands joueurs de la vente au détail. L’entreprise montréalaise, qui offre des solutions d’automatisation pour la prise de rendez-vous et de réservation en ligne, a déjà signé avec Reitmans et, depuis tout récemment, Décathlon.

Les trois entrepreneurs derrière la compagnie, fondée en 2013, ont pressenti le besoin des petites entreprises et travailleurs autonomes en matière de gestion rapide et efficace de la clientèle. « On s’est rendu compte que la prise de rendez-vous est quelque chose d’assez complexe, et que la plupart utilisent encore des calendriers papier et perdent énormément de temps », observe Daniel Laplante, l’un des trois fondateurs avec Marc-André Bruneau et Elie Perez.

Rapidement, l’équipe a adapté leur système aux besoins plus complexes des grandes surfaces, dont les options de gestion sont souvent dispendieuses et nécessitent plusieurs mois pour former les employés. « Ces entreprises sont donc incapables de bouger vite, alors qu’il existe des solutions très simples. C’est ça qu’on a visé », explique le PDG.

Selon les statistiques internes de la compagnie, 20 % des clients prennent des rendez-vous en ligne. « C’est une économie de temps de sept à huit heures par mois, par employés, dit-il. Notre produit répond à un besoin avec un taux de satisfaction et un retour sur investissement incroyable de 3900 %. »

En un an, l’entreprise a triplé sa clientèle pour atteindre 1000 clients et doublé son chiffre d’affaires, que M. Laplante n’a pas voulu partager. « 2018 est notre première année de courbe en S », note fièrement celui qui a également cofondé en 1998 DTI Software, un chef de file mondial dans la conception et la distribution de logiciels de divertissement à bord de vols commerciaux.

La stratégie web-to-store

Même si la vente en ligne prend de l’ampleur, les consommateurs préfèrent se rendre physiquement sur place plutôt que de tout acheter en ligne, observe M. Laplante. Ils auront toutefois davantage tendance à faire une recherche dans Internet avant de se déplacer.

« Il faut donc s’adapter aux consommateurs, dont le comportement a changé, suggère-t-il. La présence en ligne est essentielle, parce que c’est là que les gens commencent. Et si je les attire en magasin, par exemple grâce à un rendez-vous, je peux leur vendre quatre à six fois plus que s’ils entrent spontanément dans une succursale. » 

C’est la stratégie qu’ont adoptée les utilisateurs de Booxi, comme Reitmans qui offre des services de stylisme en magasin et Mondou qui invite ses clients à utiliser gratuitement une cabine de toilettage pour chien. « Ça attire le consommateur, qui se rend en magasin et fait des achats supplémentaires. »

Booxi en quelques chiffres

– Année de création : 2013

– Nombre d’employés : 10

– Marchés desservis : 72 pays à travers le monde. La solution booxi est disponible dans cinq langues (français, anglais, espagnol, portugais et néerlandais).

– Emplacement du siège social : Montréal

– Défi : se faire connaître et éduquer leurs potentiels clients pour les amener à comprendre les bienfaits de leurs solutions.

– Objectif pour l’année à venir : acquérir une plus grande clientèle en vente au détail, développer davantage l’intelligence de la solution et doubler les revenus et la clientèle.

 

 

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