Le sociofinancement part à la conquête des régions

Publié le 04/10/2017 à 11:36

Le sociofinancement part à la conquête des régions

Publié le 04/10/2017 à 11:36

Par Matthieu Charest

[Un événement d'Ulule Canada. Courtoisie.]

Installée au Québec depuis 2015, la plateforme de sociofinancement française Ulule part en tournée afin de séduire les Québécois hors des grands centres. Premier arrêt aujourd’hui: Sherbrooke.

«Nous partons en tournée parce que le sociofinancement n’est pas encore aussi connu dans les régions qu’à Montréal ou à Québec», explique Thomas Sychterz, directeur général d’Ulule Canada depuis juin dernier.

À l’instar de ses concurrents, comme Kickstarter, La Ruche, Indiegogo ou GoFundMe, le principe qui anime la plateforme d’Ulule est simple. Des entrepreneurs et des créateurs présentent leurs projets au grand public par le biais du Web. Les gens décident alors de les financer, ou pas.

Si les «porteurs de projets» atteignent leur objectif de financement, disons 20 000$, ils donnent des contreparties, des cadeaux, à ceux qui les ont soutenus. Par exemple, si vous avez offert 20$, vous pourriez obtenir un livre, si vous avez donné 50$, vous pourriez recevoir un exemplaire du même livre, mais signé par l’auteur.

Bref, tout dépend du projet et des «cadeaux» offerts.

Par ailleurs, si le projet atteint son objectif de financement, Ulule, qui compte 10 employés au pays, prend une part de 5%.

Des gains à faire en région

Selon l’entreprise, 70% des projets présents sur sa plateforme à l’heure actuelle émanent des grands centres. L’ambition, c’est d’arriver à un équilibre dans un futur proche, où 50% des projets à financer proviendraient de l’extérieur des grands centres.

D’où l’idée de l’opération charme hors des grands centres. Ulule fera ainsi 10 arrêt en région, ainsi qu’un arrêt à Montréal et Québec, du 4 octobre au 15 novembre prochain.

«Nous voulons expliquer le pouvoir du financement participatif», soutient M. Sychterz. Ainsi, à Sherbrooke, Gatineau, Trois-Rivières et autres, ce sont des soirées gratuites qui sont offertes. Au menu, de 17 h à 20 h, un cours 101 sur le sociofinancement, un panel pour répondre aux questions, ainsi qu’un «5 à 7» tardif pour échanger.

Une façon pour Ulule de se faire connaître, et qui sait, de conquérir de nouveaux clients. Mais le directeur général insiste, «nous n’avons pas d’objectif quantifiable de nombre de nouveaux projets à aller chercher».

[Bureaux d'Ulule Canada. Courtoisie.]

Se différencier

Au-delà du rayonnement, il s’agit sans doute aussi d’une manière de se différencier de ses concurrents. À l’ère des «Tournée des entrepreneurs» ou des «Caravane régionale de l’entrepreneuriat», les régions du Québec recèlent encore plusieurs entrepreneurs et créateurs souvent ignorés.

«C’est sûr que c’est aussi une façon pour nous d’expliquer en quoi notre modèle est différent, affirme Thomas Sychterz. Nous sommes la première plateforme de sociofinancement francophone au monde, un leader en Europe. La visibilité que nous offrons est donc très grande. Et aussi, et surtout, nous sommes très forts dans l’accompagnement. Nous suivons et aidons tous les projets et leurs créateurs, c’est pour ça que le taux de succès de nos projets, de 85% au Québec, est nettement plus élevé que la moyenne.»

Selon Ulule, les grandes plateformes américaines affichent plutôt des taux de succès d’environ 30%.

Plusieurs partenaires se sont joints à l’entreprise dans cet effort de tournée régionale. La Banque Nationale, le cabinet comptable Papillon & associés, par exemple, soutiennent financièrement l’initiative.

Une association qui leur permet de soigner leur image et de rayonner auprès des entrepreneurs et créateurs partout en province.

«Nous avons déjà réussi à financer plus de 19 000 projets dans 142 pays pour un total de 142 millions de dollars, conclu Thomas Sychterz, directeur général d’Ulule Canada. Au Canada, nous nous approchons du million de dollars. Nous commençons par le Québec, avec l’intention de devenir fort au Canada ensuite».

 

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