Le Groupe MSB investit dans la diversification

Publié le 15/06/2021 à 09:00

Le Groupe MSB investit dans la diversification

Publié le 15/06/2021 à 09:00

Par Emmanuel Martinez

(Photo: Yuri G. pour Unsplash)

La pandémie en a forcé plusieurs à se remettre en question comme c’est le cas pour le Groupe MSB, qui se spécialise dans les composantes d’intérieurs d’avions d’affaires.

Cette filiale de l’entreprise française Sogeclair a profité de la crise de la COVID-19, qui a durement touché l’industrie aéronautique, pour lancer une stratégie de diversification afin de conquérir de nouveaux marchés.

«La crise a fait mal. On a connu une baisse de 30-35 % de notre chiffre d’affaires, a déclaré Mario Sévigny, cofondateur et vice-président exécutif du Groupe MSB en entrevue à Les Affaires. Mais la pandémie nous a donné le temps de faire une réflexion et de sortir de nos tâches liées à la production pour développer notre vision.»

Cette nouvelle approche, c’est de ne plus seulement se concentrer sur l’aménagement de l’intérieur d’avions d’affaires neuf, mais de s’attaquer au marché des appareils déjà en service qui ont besoin d’être modernisés.

«Juste chez Bombardier, c’est des milliers d’avions», mentionne M. Sévigny. Le fabricant, dont le cœur se trouve à Boucherville, désire aussi se lancer dans la réfection intérieure d’aéronefs commerciaux à petite échelle.

Pour ce faire, elle annonce ce mardi un investissement de 2,7 millions $ qui lui permettra d’acheter les machines et la technologie nécessaires et d’embaucher au moins une quinzaine de nouveaux employés.

«On va pouvoir fabriquer des pièces de métal en feuille, des pièces usinées et faire de la découpe de matériaux composites qui sera plus rapide et performante», précise Mario Sévigny.

Son entreprise conçoit et fabrique entre autres des installations pour les espaces de cuisines et les toilettes, des compartiments pour les bagages à main et des séparateurs entre les différentes sections de l’avion.

«On va gagner en agilité, raccourcir les délais et mieux répondre aux besoins du marché», ajoute-t-il. Ces trois points sont importants, car dans le domaine de la réfection, il faut livrer les composantes plus rapidement.

Du travail accordé auparavant ailleurs sera ainsi fait à l’interne, mais «on ne remplacera pas des sous-traitants d’ici», souligne le dirigeant de MSB.

Parmi les fonds annoncés mardi, 1,5 million $ proviennent d’un prêt du gouvernement du Québec avec le programme ESSOR, géré par Investissement Québec. Le gouvernement fédéral prêtera également 500 000 $.

 

Reprise de l’aviation d’affaires

Même si les revenus de MSB ont fondu l’an dernier, l’entreprise peut compter sur la reprise des jets d’affaires, qui reprend de l’altitude bien avant celle des avions commerciaux.

«Les dirigeants de multinationales ont recommencé à voyager, tout comme les gens riches et célèbres», affirme Mario Sévigny. Il se dit donc optimiste même s’il estime que ses revenus cette année seront de 45 millions $ au lieu des 60 millions $ prévus auparavant.

Cette confiance est notamment due à des pourparlers avec Bombardier en vue d’éventuels contrats pour revamper les intérieurs de nombreux jets.

«Si on pouvait ajouter un 30 % au chiffre d’affaires avec le domaine des avions en service, je serais extrêmement heureux.»

 

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