Laurence Hamel: «Une IA pour prévenir la corruption et les violations éthiques?»

Publié le 11/04/2024 à 09:00, mis à jour le 25/04/2024 à 11:29

Laurence Hamel: «Une IA pour prévenir la corruption et les violations éthiques?»

Publié le 11/04/2024 à 09:00, mis à jour le 25/04/2024 à 11:29

Par lesaffaires.com

Laurence Hamel (Photo: courtoisie)

GÉNÉRATION D'IMPACTLes Affaires vous présente les leaders de demain de la deuxième cohorte de Génération d’impact, un programme de formation d’intrapreneurs chapeauté par la Jeune Chambre de commerce de Montréal et Fondaction, avec l'accompagnement du Pôle IDEOS-HEC Montréal.

Présentation

Nom: Laurence Hamel
Fonction: Conseillère principale, éthique et conformité
Entreprise: WSP au Canada
Âge: 26 ans

 

Questions-réponses

Les Affaires: Quel est le défi que vous souhaitez relever dans le cadre de Génération d'impact?

Laurence Hamel: Mon défi est de faciliter la prise de décision éthique pour l’ensemble du personnel. Plus précisément, je me pose la question si les technologies novatrices comme l’intelligence artificielle pouvaient être utilisées pour identifier, évaluer et quantifier les risques liés à l'éthique et à la conformité dans divers projets et situations.

Mon objectif ultime est de rendre l’éthique plus accessible, claire et intégrée afin de promouvoir une culture où l'éthique et les valeurs corporatives sont la boussole qui guide chaque action et décision.

 

L.A.: Qu'est-ce qui vous a poussé à vouloir agir sur ce problème?

L.H.: Le Forum économique mondial estime que le coût mondial de la corruption représente au moins 2600 milliards de dollars, ce qui équivaut à environ 5% du produit intérieur brut (PIB) mondial.

Je suis convaincue que l'éthique et l'intégrité dans les décisions des employés constituent la première ligne de défense contre les non-conformités au sein des entreprises. Par conséquent, je crois que faciliter la prise de décision éthique et l'intégrer dans le quotidien de chacun, notamment grâce aux avancées technologiques telles que l'intelligence artificielle, offre une occasion d’éviter ces conséquences significatives.

Ainsi, en renforçant la culture éthique organisationnelle, cela profitera non seulement à l'intérêt public, mais aussi à la pérennité de l’entreprise.

 

L.A.: Qu'est-ce que ça prend d'après vous pour être un bon intrapreneur?

L.H.: Vision, audace, passion, résilience et entourage. 

Être une bonne intrapreneure, c'est être une visionnaire audacieuse qui ose défier le statu quo. C'est avoir la passion qui pousse à repousser sans cesse les limites. C’est aussi être résiliente, capable de transformer les échecs en leçons et les obstacles en occasions favorables. Et surtout, c'est être entourée d'une équipe d'alliés inspirés par la même vision.


L.A.: D'après vous, quels sont les grands défis du monde des affaires du Québec inc.? Qu'est-ce qui doit demeurer sur leur radar?

L.H.: L'un des défis majeurs pour les entreprises réside dans leur capacité à définir leur raison d'être et leur valeur ajoutée durable pour la société, et à transmettre cette vision à leurs employés et parties prenantes. Créer un sens et susciter l'engagement autour de cette vision est essentiel pour assurer la pérennité et le succès des entreprises.

Plus spécifiquement pour les entreprises québécoises, je crois qu'il est crucial de relever le défi d'assumer pleinement et avec audace leur place et influence sur les marchés internationaux. Cela nécessite non seulement de développer des niches et des expertises spécifiques, mais aussi de promouvoir activement notre province à l'échelle mondiale.

 

L.A.: Si vous aviez une baguette magique, à quoi ressemblerait l'employeur idéal? Que ferait-il de différent de ce que vous observez sur le marché?

L.H.: Si j'avais le pouvoir de créer l'employeur idéal, il serait un catalyseur du progrès durable et éthique.

Alliant vision et action, il transcenderait les simples objectifs financiers pour promouvoir un impact positif sur la société.

Son environnement de travail inclusif permettrait à chaque individu de donner le meilleur de lui-même. À l'avant-garde de la transformation, il anticiperait agilement les tendances du marché en innovant constamment, tout en étant responsable et imputable de ses actions, et en incarnant un modèle d’intégrité.

 

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