Groupe Mondor triple sa taille et veut continuer à grossir

Publié le 11/08/2016 à 15:02

Groupe Mondor triple sa taille et veut continuer à grossir

Publié le 11/08/2016 à 15:02

Le président et chef de la direction du Groupe Mondor, Jimmy Mondor. (Photo: LesAffaires.com)

PME DE LA SEMAINE – En un mois, Jimmy Mondor a mis la main sur 8 stations-service Shell et leurs dépanneurs, son entreprise passant ainsi de 4 à 12 établissements. L’entrepreneur de 35 ans entend bâtir un réseau d’au moins 20 commerces du genre dans Lanaudière, Mauricie et Montréal. Et, qui sait, peut-être un jour s’étendre à la grandeur du Québec.

Jimmy Mondor s’est lancé en affaires à 18 ans en ouvrant un bar laitier, Crèmerie L’Avalanche, qu’il détient toujours et qui a aujourd’hui deux succursales à Lavaltrie. À 20 ans, il a pris de l’expérience dans l’essence en achetant, dans la même ville, la station-service Sonic qui appartenait à son père. Se sont ensuite ajoutées une station Ultramar, à Lavaltrie, puis deux Shell, à Berthierville et à Louiseville.

«Quand Sobeys, mon grossiste, m’a appelé pour me proposer d’acheter d’autres stations d’essence, j’ai sauté sur l’occasion, dit l’unique actionnaire du Groupe Mondor qui a grandi dans un environnement d’entrepreneurs. Je suis un gars d’action, de défis. Ce n’est pas si souvent qu’on a la possibilité de multiplier par trois la taille de son entreprise d’un coup et je ne voulais pas manquer ça.»

Sobeys cherchait un exploitant dynamique et proactif pour sept stations Shell dont elle possède les actifs immobiliers à Repentigny, Terrebonne et dans l’arrondissement montréalais Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

En mai dernier, Jimmy Mondor a acquis pour un million de dollars les fonds de commerce qui appartenaient à des propriétaires différents. Et il n’a pas eu le temps de digérer cette grosse bouchée qu’il achetait un autre Shell, le mois suivant, à Trois-Rivières.

«Ça fait longtemps que j’avais l’œil sur Trois-Rivières, car je perdais plusieurs employés lorsqu’ils allaient étudier là-bas et s’y trouvaient un emploi à temps partiel, dit celui dont l’effectif est passé de 50 à 140 personnes cet été. La semaine, ils pourront maintenant continuer à travailler pour nous à Trois-Rivières. Et le week-end, ils pourraient travailler dans un autre de nos emplacements. J’espère les garder jusqu’à la fin de leurs études universitaires.»

L’expansion de son entreprise permet aussi d’offrir plus de possibilités d’avancement à sa main-d’œuvre, ce qui favorise également la rétention. «Avec 12 points de vente, un jeune qui est motivé peut accéder à un poste d’aide-gérant ou de gérant. Et parce que l’avancement est possible, je peux recruter de meilleurs candidats.»

Soigner l’offre en dépanneur

Pour faire entrer les clients dans ses dépanneurs, Groupe Mondor mise sur les bières de microbrasserie, les nouveautés et le prêt-à-manger. « On est avant-gardiste, soutient le jeune entrepreneur. On offre des produits qu’on ne voit pas souvent en dépanneur, comme des cruches de deux litres de bière de microbrasserie. On cherche à attirer l’œil des clients avec des nouveautés et des produits originaux. »

L’entreprise se démarque aussi par ses salades fraîches et ses sandwichs maison, plus appétissants que les sempiternels sandwichs industriels de dépanneur. « Le gars de la construction ou le parent pressé qui n’a pas eu le temps de faire les lunchs des enfants s’arrêtent chez nous pour ça, affirme M. Mondor. On devient une destination. »

Certains de ses commerces disposent d’une cuisine et, maintenant qu’il compte 12 établissements, l’homme d’affaires songe même à se doter d’une cuisine centrale.

« Plus une entreprise grandit, plus elle peut utiliser l’information à des fins stratégiques, souligne pour sa part Robert Deshaies, président de G4 Solutions et stratégies d’entreprise, une firme-conseil dans l’achat et la valorisation de PME. Groupe Mondor pourrait, par exemple, analyser les données générées par son système informatique pour personnaliser l’offre de produits et les stratégies marketing de chaque emplacement en fonction du comportement d’achat des clients. » Interrogé sur le sujet, Jimmy Mondor confirme que c’est son intention.

Un pied à Montréal

Avec ses récentes acquisitions, la PME de Lanaudière augmente considérablement ses volumes de ventes et profitera donc de meilleures économies d’échelle. Elle fait aussi une percée dans l’est de Montréal.

« Montréal, je voyais ça gros, confie M. Mondor, mais c’était davantage une frontière psychologique qu’autre chose. Maintenant qu’elle est franchie, je demeure à l’affût d’autres occasions. »

À court terme cependant, son entreprise prévoit consolider sa présence dans Lanaudière et en Mauricie, en longeant l’autoroute 40 vers l’est. Joliette pourrait bien être sa prochaine cible. Ensuite, elle pourrait mettre le cap sur les Basses-Laurentides.

« Son développement géographique suit un bon plan de match, commente Robert Deshaies. Elle cherche à être au centre de ses activités, ce qui lui permet de réaliser des économies et de croître en terrain connu. Elle pourra ensuite élargir de plus en plus son rayonnement et toucher de nouveaux marchés. »

D’ailleurs, Jimmy Mondor caresse le rêve d’étendre son réseau de stations d’essence et de dépanneurs partout au Québec, à l’instar du Groupe pétrolier Harnois et de la rôtisserie Benny&Co, deux entreprises qu’il admire. « Elles ont commencé en région pour devenir ensuite des réseaux provinciaux. Ce sont des modèles pour moi ! »

En quelques chiffres :

Année de fondation : 1999

Nombre d’employés : 140

Chiffre d’affaires : confidentiel

Objectifs d’ici trois ans : Faire d’autres acquisitions pour avoir au moins 20 points de vente, et embaucher des directeurs marketing, ressources humaines et finances.

 


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