Cette PME québécoise donne vie aux rêves féériques de ses clients

Publié le 03/10/2016 à 12:04

Cette PME québécoise donne vie aux rêves féériques de ses clients

Publié le 03/10/2016 à 12:04

Alain Guiroy, président et fondateur d’Artea

PME DE LA SEMAINE. Groupe Artea baigne dans des mondes féériques. Mais cela n’empêche pas l’entreprise de conception de décors et d’aménagements de se concentrer sur son développement d’affaires. Elle vient d’ailleurs de réaliser le Centre d’amusement Les Lapins crétins d’Ubisoft, qui a ouvert en août à Pointe-Claire.Il s’agit du premier établissement du genre au monde pour Ubisoft. L’idée émane d’Olivier Ernst, directeur général de la division canadienne et père de deux jeunes enfants.

« Ce centre s’inscrit dans notre stratégie de diversification qui consiste à créer des univers autour de nos jeux vidéo », dit-il en refusant de dévoiler le montant de l’investissement.

Si Artea a décroché ce prestigieux mandat, c’est notamment parce qu’elle a conçu le parc d’attractions intérieur pour enfants Pi-O, à Longueuil. « C’est important pour nous de trouver des fournisseurs locaux, explique M. Ernst. Et puis, on cherchait une firme avec de l’expérience dans les centres de divertissement. Comme je suis déjà allé au Pi-O avec mes gamins, je savais de quoi Artea était capable. »  

La PME de Laprairie avait aussi un autre atout dans sa manche : elle réalise elle-même toutes les étapes d’un projet, du design à la fabrication, jusqu’à l’installation. Elle a même sa licence d’entrepreneur général, ce qui lui permet de coordonner et de faire exécuter des travaux de construction.

« Comme on travaille de façon décloisonnée, on peut se retourner de bord rapidement, affirme Alain Guiroy, président et fondateur d’Artea. Les clients gagnent donc beaucoup de temps. Par exemple, peu avant l’ouverture des Lapins crétins, on a réalisé qu’une table de la cafétéria était trop longue. On a notre propre atelier d’ébénisterie, alors ç’a été un jeu d’enfant de la modifier. »

Cette intégration facilite aussi la vie des clients. « On était une petite équipe pour piloter le projet de centre d’amusement, dit M. Ernst qui est très satisfait du résultat final. Par conséquent, avoir un interlocuteur unique pour gérer le design, le décor, la fabrication, les expériences de jeux, le gros œuvre, c’était vraiment un avantage. »

La vision du client d’abord
Le design, pour Artea, est un outil pour concrétiser la vision du client. « On ne cherche pas à imposer nos idées de design, insiste M. Guiroy, 51 ans. Notre rôle, c’est d’écouter le client et de comprendre ses besoins pour s’adapter à lui. En fait, on se voit un peu comme une pâte à modeler qui se façonne pour correspondre à l’environnement qu’il désire. »

Pour le projet d’Ubisoft, Alain Guiroy est allé une semaine à Paris, au siège social français qui gère la marque des Lapins crétins. Chaque élément du concept du centre d’amusement, chaque jeu, chaque accessoire, chaque pose et chaque mimique des personnages ont été approuvés. « Ubisoft a imaginé tout un monde autour des Lapins crétins et il fallait que ce qu’on leur propose soit conforme avec sa vision », explique l’entrepreneur qui a travaillé près de deux ans sur ce mandat.

Artea comprend trois divisions : Design (aménagement et décors d’espaces commerciaux et publics), Illumination (décors de lumière et éclairage de rues) et Ébénisterie (mobilier sur mesure).

Parmi ses réalisations, elle compte le sapin de Noël du CHU Ste-Justine, la façade du restaurant Ferreira à Montréal, le mobilier de la terrasse du Quartier Dix30, les décorations de lumière de l’édifice du 1000 de la Gauchetière à Montréal et le mur lumineux du nouveau restaurant John Molson Pub à l’aéroport Montréal-Trudeau. Plusieurs municipalités font aussi appel à elle pour leurs décors de Noël et l’éclairage décoratif de leurs édifices. Elle a entre autres conçu l’illumination du pont de Coaticook et celle de la façade de l’hôtel de ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Créateur d’expériences
La PME emploie 20 personnes, dont des designers, des infographistes, des dessinateurs techniques, des techniciens en décors et des ébénistes. D’ici trois ans, elle prévoit doubler la taille de son effectif, ce qui lui permettra de multiplier par six ou sept son volume d’affaires.

Artea caresse en effet des projets d’expansion. Si elle réalise à l’occasion des mandats de décors de Noël en Ontario et dans les Maritimes, l’essentiel de ses revenus provient du Québec. Or, elle souhaite étendre ses activités au reste du Canada et le Nord-Est des États-Unis. Elle vise particulièrement le créneau des centres de divertissement, des parcs d’attractions, des expositions interactives dans les musées ou dans tout espace commercial ou public.

« On veut se positionner comme des créateurs d’expériences », précise Alain Guiroy qui est le seul actionnaire de son entreprise. Avec le centre d’amusement d’Ubisoft dans son porte-folio, il est sans doute bien placé pour obtenir l’écoute des promoteurs de projets.
La stratégie de développement hors Québec d’Artea n’est pas encore tout à fait au point, mais l’homme d’affaires prépare déjà sa visite — sa quatrième — à la grande foire annuelle de l’International Association of Amusement Parks and Attractions qui a lieu en novembre à Orlando.  

En quelques chiffres
Année de fondation : 2000
Nombre d’employés : 20
Chiffre d’affaires : confidentiel
Objectif pour les trois prochaines années : Percer dans les autres provinces canadiennes et dans le Nord-Est américain.


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