Aki Sushi s'offre l'exclusivité avec Metro

Publié le 17/01/2019 à 15:02, mis à jour le 18/01/2019 à 11:32

Aki Sushi s'offre l'exclusivité avec Metro

Publié le 17/01/2019 à 15:02, mis à jour le 18/01/2019 à 11:32

Des paquets de sushis dans un comptoir d'épicerie

Des produits Aki Sushi (Photo: courtoisie)

PME DE LA SEMAINE. Après avoir opté pour un modèle de franchise lui permettant d’accélérer son déploiement, la chaîne de sushis distribués en épicerie Aki Sushi fait un pas de plus dans sa collaboration avec les chaînes Metro en signant un accord de collaboration exclusif. L’objectif ? Grignoter encore plus de terrain sur le marché québécois.


Avec 30 millions de pièces de sushis vendus chaque année, Aki Sushi a fait un pari original : démocratiser les sushis en les emmenant jusque dans les épiceries, afin de surfer sur le marché du prêt-à-cuisiner.


« Tout a commencé avec une histoire d’amour qui s’est tissée avec les sushis, lors d’un voyage en Californie à la fin des années 1990 », résume son président, Claude Guay.


Cet ancien professionnel de la finance, reconverti dans la restauration, avait alors eu l’idée d’en faire un produit destiné à tous les Québécois.


« Pour cela, je devais parvenir à faire des prix et donc, du volume », résume-t-il.


C’est donc en prenant, non pas le virage de la restauration, mais de la distribution en comptoir-épicerie, que le fondateur s'est lancé.


« J’ai proposé à un ami qui avait plusieurs épiceries du groupe GP de faire un essai dans ses magasins. Le concept a pris tout de suite, avec près de 5000 pièces vendues dès la première semaine ! », se souvient-il.


Sans le savoir, cette expérience signe le début d’une nouvelle idylle avec le monde de l’épicerie, qui l’amènera jusque dans les rayons des Marchés Metro.


« À l’époque, j’étais déjà courtisé par d’autres enseignes comme IGA, mais j’ai choisi de travailler avec Metro, car je voulais soutenir l’économie québécoise et travailler avec des acteurs locaux ». 


15 à 20 nouveaux comptoirs chaque année


Et la réponse ne se fait pas attendre : depuis 13 ans, Aki Sushi ne cesse de se développer. La PME a enregistré une croissance de 20 % pour un chiffre d’affaires de 32 millions de dollars en 2018, soutenu à la fois par son entrée dans de nouvelles épiceries, mais aussi par sa croissance organique.


« Chaque année, nous ouvrons 15 à 20 nouveaux comptoirs en franchises et la demande est encore supérieure au nombre d’emplacements disponibles », affirme son dirigeant.


Avec une présence au sein de 100 magasins Metro ainsi que 4 restaurants ayant pignon sur rue, le réseau Aki Sushi est géré par une soixantaine de franchisés, et compte près de 1000 employés, générant plus de 4000 emplois directs à travers ses partenaires.


Un homme devant un comptoir à sushis

Le président de l'entreprise, Claude Guay (Photo: courtoisie)


Après avoir lancé en 2015 une bannière destinée aux produits thaïs, déjà installée dans 18 épiceries, Claude Guay estime que l’entente récemment signée avec Metro lui permettra de déployer sa nouvelle gamme de produits secs et réfrigérés (mayonnaises, sauces, gingembre, wasabi, feuilles d’algues), de manière exclusive, au sein des supermarchés Metro.


« Nous allons devenir le seul fournisseur de sushis de tout le réseau [NDLR : qui compte 333 magasins au Québec, dont 114 Metro Plus], ce qui va aussi nous assurer plus de visibilité, en communiquant sur notre présence et nos spéciaux ».


Sans compter que ce partenariat lui permettra de récupérer une dizaine d’emplacements occupés jusqu’ici par des concurrents.


La recette du succès d’Aki Sushi ?


D’après son fondateur, qui estime que la concurrence est un moteur pour continuer à innover, son principal facteur de différenciation se trouve dans la gestion de son approvisionnement et le choix des matières premières.


« Je visite moi-même les usines de mes fournisseurs, situés au Québec jusqu’en Asie pour certains produits, afin de m’assurer des conditions de production. Il nous est déjà arrivé de travailler avec certains partenaires un peu plus chers, uniquement pour ces raisons ».


Malgré un point d’orgue mis à acheter localement, seul le crabe peut être acheté au Québec.


« Le saumon provient du Nouveau-Brunswick, le riz de Californie, et les produits asiatiques comme les feuilles de nori d’Asie ».


Pour optimiser la qualité ainsi que les coûts, Aki Sushi achète en grande quantité et selon un cahier des charges bien précis, où son fondateur privilégie la récolte d’une même parcelle et d’un même producteur pour assurer une qualité toujours égale.


« Nos produits sont ensuite transformés directement dans l’une de nos 4 usines partenaires, situées au Saguenay, dans la région de Québec et près de Trois-Rivières ».


D’ici deux ans, une trentaine de nouveaux comptoirs Aki Sushis devraient ainsi voir le jour aux quatre coins de la province. Lorsqu’on le questionne sur une possible expansion en dehors du Québec, le fondateur d’Aki Sushi se montre toutefois plus nuancé. « Une fois que l’ensemble des Metro seront servis, l’avenir pourrait peut-être passer également par les Super C, qui appartiennent au même groupe ».


Aki Sushi en quelques chiffres


– Année de création : 2005


– Chiffre d’affaires annuel : 32 millions de dollars en 2018


– Marchés desservis : Québec


– Emplacement du siège social : Québec


– Objectif pour l’année à venir : Poursuivre son déploiement dans les épiceries du Québec en surfant sur son accord d’exclusivité récemment signé avec Metro, avec lequel il était déjà partenaire. Et en profiter pour commercialiser des produits secs destinés à la préparation de sushis et de tartares en épicerie.

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