Un stage gagnant pour tous


Édition du 11 Février 2017

Un stage gagnant pour tous


Édition du 11 Février 2017

Stéphane Larrivée, directeur développement de projets, entretien et construction au Zoo de Granby.

Établir une stratégie de référencement sur le web, concevoir des outils pour diminuer sa consommation d'eau, améliorer ses processus d'entretien préventif : le travail des stagiaires rapporte aux étudiants, bien sûr, mais aussi aux entreprises qui misent sur eux.

Le Zoo de Granby compte plusieurs aménagements utilisant l'eau, mais l'équipe en place n'avait pas beaucoup de temps pour étudier l'efficacité de ces différentes installations. «Mes coordonnateurs n'ont pas le temps de concevoir ce genre d'outils, car ils sont sur le terrain. Ce sont des pompiers qui s'occupent des urgences», ilustre Stéphane Larrivée, directeur développement de projets, entretien et construction.

Le gestionnaire a donc confié à une stagiaire en génie mécanique le mandat de créer de toutes pièces un dispositif pour connaître l'état réel de cette consommation. «Elle a monté une base de données avec chacun de nos compteurs d'eau. Les mécaniciens n'ont qu'à entrer le chiffre du relevé, qui est ensuite transformé en graphiques me permettant de suivre les tendances. À partir de cela, nous avons diminué notre consommation par toutes sortes d'actions qu'elle a pilotées.» Résultat ? Le Zoo de Granby a réduit d'au moins le tiers sa consommation d'eau durant la dernière année.

Un filon à exploiter

Il s'agit de résultats concrets dont les entreprises ne sont pas toujours conscientes, selon Denis-Robert Élias, directeur général du service des stages et du placement à l'Université de Sherbrooke. D'ailleurs, même si cet établissement a offert près de 4 500 stages l'an dernier, M. Elias estime que les étudiants constituent un filon encore trop peu exploité, surtout dans les PME. «L'an dernier, j'ai donné une conférence sur l'importance du stage, notamment pour le recrutement de jeunes talents, dans un événement destiné aux PME. Plusieurs d'entre elles avaient des questions et ne savaient pas trop ce que cela pouvait leur apporter. En fin de compte, 108 des 189 firmes rencontrées nous ont ensuite contactés pour tenter l'expérience.»

Même son de cloche à l'École de technologie supérieure (ÉTS), qui a amélioré son offre auprès des employeurs spécialisés du domaine de la construction afin de répondre à l'augmentation des inscriptions dans ce secteur. Il a fallu convaincre ces entrepreneurs, dont la grande majorité n'a pas de service de ressources humaines, de l'intérêt d'accueillir des étudiants. «On leur a montré que ce n'était pas seulement une dépense pour l'entreprise, que cela pouvait les aider à économiser de l'argent, à améliorer leur gestion, etc.», mentionne Pierre Rivet, directeur du Service des relations avec l'industrie.

Pros des médias sociaux

Selon M. Élias, même s'ils sont encore en formation, les étudiants peuvent donner un précieux coup de pouce dans certains domaines. Il cite en exemple l'utilisation des médias sociaux, souvent trop peu fréquente dans plusieurs PME. Une matière première intéressante pour les entreprises, surtout les petites, qui n'ont pas toujours beaucoup de ressources, confirme Nadira Hajjar. Présidente de Geekco Technologies, entreprise de Laval fondée il y a un an, elle n'a pas hésité une seconde à embaucher des stagiaires.

Les étudiants ont ainsi mis la main à la pâte pour le lancement de FlipNpik, une application mobile destinée aux commerces et aux artisans locaux. Création d'un blogue, préparation de contenus, stratégie de référencement, ventes, marketing : leur apport a été plus que théorique. «Comme nous sommes une start-up, tout est à inventer. L'association avec des étudiants est donc naturelle. Puisqu'ils sont en formation, ils sont à l'affût des nouvelles tendances. Ils ont un regard neuf sur la réalité et proposent des idées qui sortent de l'ordinaire», témoigne la présidente.

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