Soutenir un ami chômeur

Publié le 01/07/2009 à 11:30

Soutenir un ami chômeur

Publié le 01/07/2009 à 11:30

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Cinq conseils pour soutenir un proche qui vient de perdre son emploi.

Depuis le début de la récession, près d'un Québécois sur 100 a perdu son emploi. Il s'en trouve sûrement un parmi vos proches. Après lui avoir donné une tape sur l'épaule, que faire ?

1. Être là

" Le travail donne un sens à la vie, explique Luc Brunet, professeur responsable du programme Psychologie du Travail et des Organisations de l'UQAM. Quand nous le perdons, c'est une partie importante de notre vie qui s'en va. C'est pourquoi le soutien des amis et de la famille est très important. " S'il avait l'habitude de sortir avec des collègues après le travail, votre ami au chômage perd peut-être, avec son emploi, une partie de son réseau social. S'il vous appelle pour prendre un verre, répondez " présent ".

 

 

2. Passer le mot

Vous pourriez être la courroie de transmission qui permettra à votre ami de réintégrer le marché du travail. " Les emplois se trouvent beaucoup plus par les contacts et par les réseaux sociaux que dans les petites annonces ", affirme Luc Brunet. Soyez donc attentifs aux discussions autour de vous. Quelqu'un cherche une personne dont le profil s'apparente à celui de votre ami ? Un poste s'ouvre au bureau ? Transmettez l'information. On ne sait jamais...

3. Donner l'heure juste

Vous l'aimez bien, mais même vous, vous ne l'embaucheriez pas ? Si votre ami n'a pas les compétences nécessaires ou qu'il n'est pas recommandable, il faut lui dire la vérité. C'est un service à lui rendre. " Si la personne est dans le déni, c'est important qu'elle ait une image réaliste d'elle-même ", explique Johanne Ricard, conseillère en orientation et coordonatrice du secteur orientation du Service aux étudiants de l'Université de Montréal. " On peut l'interroger sur ses motivations à rester dans le domaine, lui faire valoir ses points forts et lui proposer d'autres avenues, ou lui suggérer une formation ", recommande Johanne Ricard.

4. Prêter de l'argent ?

Pas nécessairement. " Prêter de l'argent peut permettre au chômeur de se concentrer sur sa recherche d'emploi, mais c'est surtout d'écoute qu'il aura besoin ", selon Johanne Ricard. D'autant plus qu'une personne licenciée a souvent droit au chômage et à d'autres compensations financières. Cela dépendra donc des situations. Mais s'il s'agit d'une personne qui avait un certain standing, il vaudra mieux la mener à réévaluer ses priorités que de l'encourager à maintenir un mode de vie dont elle n'a plus les moyens, suggère la conseillère en orientation.

5. Ne pas couler

" Il faut savoir établir ses limites, sinon cela peut devenir très lourd ", prévient Johanne Ricard. " Dès qu'on sent qu'on ne peut plus aider, il faut référer son ami à quelqu'un d'autre. " Service d'orientation, club de recherche d'emploi, ou même psychologue, si on voit des signes de dépression. Johanne Ricard met aussi en garde le proche du chômeur contre le " syndrome du survivant ". " Quand il y a beaucoup de licenciements dans notre domaine, on est soulagé de ne pas avoir perdu son travail, mais on se sent coupable. "

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