Le proprio de La Cage veut diversifier ses sources de revenus

Publié le 17/01/2019 à 14:15

Le proprio de La Cage veut diversifier ses sources de revenus

Publié le 17/01/2019 à 14:15

Par La Presse Canadienne
Un homme accoté sur une banquette devant la salle d'un restaurant.

Jean Bédard, de Groupe Sportscene (Photo: Jérôme Lavallée)

Alors que le repositionnement de La Cage-Brasserie sportive est sur le point de se concrétiser, Groupe Sportscene désire se tourner vers la vente au détail ainsi que la livraison à domicile pour accélérer sa croissance.


Cette chaîne de restaurants génère environ 85 % du chiffre d’affaires de l’entreprise, une proportion que le président et chef de la direction, Jean Bédard, aimerait voir diminuer d’ici les cinq prochaines années.


« L’objectif, c’est que La Cage représente la moitié de nos revenus et que l’autre moitié provienne du reste de nos activités. Mais on veut continuer à faire croître l’enseigne », a-t-il expliqué, jeudi, au cours d’une entrevue téléphonique, en marge de l’assemblée annuelle de Sportscene, qui se déroulait à Boucherville, en banlieue sud de Montréal.


En terminant la cure de rajeunissement de ces restaurants, qui devrait être complétée l’an prochain, Sportscene mise également sur les enseignes P.F. Chang’s, spécialisée dans la cuisine asiatique, et L’Avenue, dans le créneau des déjeuners, dans laquelle la société détient une participation de 50 %.


Toutefois, grâce à l’acquisition récente de Moishes, l’entreprise désire mettre à contribution la gamme de produits, qui comprend des cornichons, des saucisses et des côtes levées, du célèbre restaurant offerte dans les chaînes d’alimentation.


« Si l’on combine cette offre avec les produits de La Cage, nous allons avoir une masse intéressante, a dit M. Bédard. Moishes peut nous permettre de doubler les revenus tirés des ventes en épiceries. »


Au premier trimestre terminé le 25 novembre, environ 16,5 % du chiffre d’affaires trimestriel de 28 millions $ provenait notamment des activités de détail de l’entreprise.


Parallèlement, Sportscene se prépare à offrir la livraison à domicile aux consommateurs dans le cadre d’un partenariat avec Uber Eats, après avoir préalablement effectué des tests pendant l’automne.


« Cela sera disponible pour le Super Bowl (le 3 février), a précisé le dirigeant de l’entreprise. Auparavant, la livraison signifiait d’investir dans du personnel ainsi qu’un parc de voitures. Désormais, des compagnies offrent ce service comme un sous-traitant. »


Avec un réseau de 47 restaurants, 43 La Cage, deux P.F. Chang’s, un établissement L’Avenue et le restaurant Moishes, à la fin du premier trimestre, Sportscene entend mettre la pédale douce à court terme au chapitre des ouvertures.


On ajoutera une Cage à Gatineau, un P.F. Chang’s à Saint-Bruno-de-Montarville en plus d’inaugurer un établissement du concept « À Domicile », le 31 janvier, à Laval, où des espaces seront notamment consacrés au divertissement.


« Nous allons demeurer au Québec, a indiqué M. Bédard. En ce qui a trait aux acquisitions, nous allons garder l’oeil ouvert, probablement du côté de la restauration italienne. »


En progression


Quant à sa performance financière au premier trimestre, Sportscene a généré un profit net de 1 million $, ou 25 cents par action, en hausse de 28 % sur un an, alors que ses revenus, qui excluent certains franchisés, ont progressé de 10,7 %,


à 28 millions $. Les ventes totales du réseau ont totalisé 34,2 millions $, en hausse de 5,4 %.


En dressant le bilan de la dernière année, M. Bédard a estimé que la compagnie avait finalement commencé à récolter les bénéfices découlant des « décisions courageuses » mises de l’avant il y a quatre ans.


À son avis, Sportscene a fait la preuve que ses résultats ne fluctuaient plus en fonction de la performance des équipes sportives comme le Canadien de Montréal.


Le profit net de la société a plus que doublé en 2018 pour atteindre 3,1 millions $, ou 72 cents par action, tandis que les recettes du réseau ont totalisé 128 millions $, ce qui constitue une croissance de 6,2 %.


« Nos résultats ont été très bons et le Canadien a eu une saison désastreuse », a expliqué M. Bédard, en rappelant que le Tricolore était pratiquement exclu de la course aux séries éliminatoires après le temps des Fêtes l’an dernier.


Le patron de Sportscene a néanmoins souhaité un long parcours printanier de la Sainte-Flanelle, étant donné que cela se traduit toujours par un effet positif sur l’achalandage.

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