Le leadership selon Marc Dos Santos

Publié le 09/06/2010 à 05:00, mis à jour le 14/01/2011 à 14:24

Le leadership selon Marc Dos Santos

Publié le 09/06/2010 à 05:00, mis à jour le 14/01/2011 à 14:24

Quand Marc Dos Santos est devenu entraîneur-chef par intérim de l'Impact, l'équipe de soccer de Montréal, en mai 2009, l'équipe stagnait et faisait piètre figure dans le classement de la United Soccer Leagues (USL). Cinq mois plus tard, le onze montréalais remportait le championnat de la USL.

Dans une allocation présentée dans le cadre du 2e Forum Urgence Leadership, le coach a présenté les dix composantes du leadership qu'il juge essentielles pour mener une équipe à la victoire.

PLUS: Visionnez l'entrevue vidéo avec l'entraîneur-chef

1- La vision

Le pire, pour n'importe quelle équipe, sportive ou en entreprise, est de ne pas avoir de direction, de ne pas savoir vers où elle s'en va. Et c'est la première chose que Marc Dos Santos a souhaité donner à ses joueurs l'an dernier. «Le groupe a besoin d'une direction», a-t-il lancé. «Si on peut déjà avoir une vision de ce que sera le futur, si on peut déjà imaginer ce futur, c'est beaucoup plus facile de travailler dans le présent.»

2- Un plan

Un bon leader donne un plan à son équipe. Le plan de Marc Dos Santos était un modèle de jeu bien défini, c'est-à-dire que son équipe savait exactement comment elle allait jouer, selon les différents moments du jeu. Un bon plan permet aussi d'avancer vers un résultat qui semble impossible...

3- La cohérence

Un bon leader sait être cohérent dans tout ce qu'il fait, selon le coach. L'équipe de l'Impact est composée de joueurs de 12 nationalités différentes, de trois ou quatre religions distinctes. Chacun a sa culture et sa réalité. Ce qui frustre le plus son groupe de joueurs est lorsqu'une réunion notée au calendrier est annulée.

Vous pouvez annuler une réunion une fois ou deux, dit M. Dos Santos, mais ne le faites pas sept fois, car lorsque vous allez planifier une rencontre importante, votre équipe ne saura sur quel pied danser.

4- La ponctualité

Marc Dos Santos dit souvent à ses joueurs qu'ils ont deux raisons d'arriver en retard. «La première raison, c'est parce que tu as une très bonne excuse. Si tu as une bonne excuse, pas de problème. La deuxième raison, c'est parce que tu te fiches complètement du groupe», dit-il.

La ponctualité du leader est aussi essentielle. Selon l'entraîneur-chef, le leader devrait toujours être le premier arrivé. Marc Dos Santos arrive une heure et demie avant un entraînement pour s'assurer que tout soit prêt; lors d'un match, il est sur place six heures à l'avance.

5- La présence

Les grands leaders savent être très proches de leur groupe, mais en même temps, assez loin. Selon Marc Dos Santos, un leader qui tisse des amitiés au sein de son groupe peut avoir de la difficulté à détacher le travail et l'amitié, il y a donc une ligne très mince à respecter. Ainsi, un leader doit être présent pour que son groupe sache qu'il peut compter sur lui, tout en maintenant une certaine distance qui permet de ne pas mélanger les cartes de la relation.

6- La participation

«Tout le monde a un rôle à jouer, tout le monde est important», dit M. Dos Santos. Il est à son avis très important de bien choisir les gens avec qui vous allez travailler, car un bon leader doit faire confiance à chacun des membres de son équipe pour assumer le rôle qu'il leur a été assigné.

7- Le rôle et la responsabilité

Il est primordial que les membres de l'équipe sachent ce que le leader attend de chacun d'eux.

«Dans mon travail, si un joueur ne joue pas, je dois lui expliquer pourquoi et ce qu'il doit améliorer», dit Marc Dos Santos. À son avis, un gestionnaire en entreprise doit faire la même chose avec ceux qui ne comprennent pas exactement leur rôle. «On doit être complètement clair dans les rôles et responsabilités de chacun», soutient-il.

8- La confiance

Un leader doit être honnête avec son équipe et tenir ses promesses. «Si je fais une promesse et qu'après, je ne la tiens pas, pour n'importe quelle raison, le feu est parti dans le vestiaire. C'est pareil pour n'importe quel leader. Vous avez des gens qui vous regardent, et si vous faites une promesse, vous devez vivre avec jusqu'à la fin», dit M. Dos Santos.

Cette honnêteté fait une grande différence dans la confiance que portent les membres d'une équipe envers son leader.

9- La récupération

Il faut donner du temps de récupération à son équipe. Marc Dos Santos dit croire beaucoup plus à la récupération mentale que physique. Ainsi, son équipe n'a jamais d'entraînement le lendemain d'un match.

«Être assez sensible à cette récupération peut faire de grandes différences à long terme. Et c'est au leader de sentir la nécessité de ces moments de récupération», dit le coach.

10-L'équilibre

Un leader doit trouver un équilibre entre son travail et le temps accordé à la famille, aux amis et au sport. «Parfois, décrocher de ce qu'on fait au travail fait une grande différence», dit M. Dos Santos.

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