Le changement doit devenir notre mode de vie

Publié le 16/07/2009 à 16:04

Le changement doit devenir notre mode de vie

Publié le 16/07/2009 à 16:04

Par lesaffaires.com

Le président de BMO Groupe financier appelle les Québécois à mettre l'innovation sociale à l'honneur.


Au moment de recevoir le prix Hommage, dans le cadre du Prix du livre d'affaires de HEC Montréal, vous avez mis de l'avant trois thèmes pour illustrer les principaux défis du Québec. Le premier, c'est le courage.

 Qu'entendez-vous par là ?

Il faut du courage pour enlever collectivement nos lunettes roses et pour faire les choses différemment. Nous devons embrasser le changement et en faire notre mode de vie, et ce, malgré les résistances sur de supposés droits acquis. Frileux, s'abstenir ! Pas facile de commencer à rembourser une dette publique astronomique, d'infléchir la hausse des coûts de santé, d'accroître la productivité, de donner plus de souplesse à nos entreprises. Bref, nous devons nous donner les moyens de léguer à nos enfants une société à la mesure de leurs ambitions.

Vous avez parlé de cohérence. Selon vous, qu'est-ce qui cloche à ce chapitre ?

Plusieurs choses. Parler de société du savoir tout en nous traînant les pieds dans le dossier du décrochage scolaire et du sous-financement de nos universités. Réduire les taxes à la consommation pendant qu'on chante les vertus de l'épargne et de l'investissement. Fabuler sur une Bourse du carbone, tout en refusant de taxer le carbone. Vanter l'efficacité énergétique en vendant l'électricité en deçà de sa valeur économique. Cherchez l'erreur ! Il faut plus de cohérence pour joindre l'action à la parole. Il va falloir enfin mettre les incitatifs aux bons endroits. Walk the talk, comme disent nos amis anglophones.

Vous êtes préoccupé par l'innovation. Votre approche de l'innovation fait-elle référence aux façons de faire des entreprises, ou plutôt à notre façon de faire, comme société ?

Il va falloir d'abord mettre à l'honneur "l'innovation sociale". Ce n'est pas une maladie honteuse ! Notamment, mettre en accord nos moyens et nos programmes. Innover aussi en nous redonnant du leadership en matière d'infrastructure technologique. En technologies de l'information, on fonctionne déjà avec la norme G4 ailleurs, pendant que, chez nous, on promet du G3 demain. Il faut innover en favorisant les partenariats entre nos entreprises, nos gouvernements et nos centres de recherche. Il faut rattraper des retards qui menacent l'avenir de nos jeunes. Ça presse !

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