L'intégration, une priorité pour les employeurs

Publié le 16/10/2009 à 15:43

L'intégration, une priorité pour les employeurs

Publié le 16/10/2009 à 15:43

Par Martin Jolicoeur

Il ne suffit pas d'embaucher un travailleur immigrant pour que l'expérience soit réussie.


Penser l'embaucher sans se soucier de son intégration est plus ou moins voué à l'échec, soutient Robert Vyncke, président du Groupe Conseil Continuum, à Montréal. "La pire des choses est de se fier à la seule capacité d'adaptation du nouveau venu. Ou encore de croire qu'à la longue, à force d'observer ses collègues et de se débrouiller, il arrivera à déployer tout de son talent. C'est une grave erreur !"

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Fournir des explications détaillées


L'intégration réussie d'employés d'autres origines est un processus complexe, qui exigera de l'entreprise qu'elle fournisse des efforts. Comme pour tout nouvel employé, mais davantage lorsqu'il s'agit d'un immigrant, la direction doit prendre le temps de le recevoir en bonne et due forme.


Lors de cette première rencontre, la direction prendra soin d'expliquer à l'employé ses tâches, les horaires, la tenue vestimentaire souhaitée, les pratiques acceptables ou non à l'intérieur de l'entreprise. Aucun détail n'est de trop. Ainsi, si les plats au poisson ou les dîners épicés au cari sont susceptibles d'être mal accueillis à la caféteria, le nouvel employé doit en être informé dès le départ.


Il en va de même de détails qu'on penserait aller de soi, comme l'importance que l'entreprise accorde à la prise d'initiatives personnelles, à la participation à des comités de travail, aux activités sociales organisées par l'employeur ou au simple droit d'émettre son opinion lorsqu'elle est demandée en réunion.


"Il y a des pays, en Roumanie par exemple, où les initiatives personnelles et la participation à des réunions sont découragées chez les travailleurs", dit M. Vyncke, un spécialiste des questions d'intégration.


Ainsi, le temps qu'un employeur consacre à expliquer ces évidences font la différence entre l'échec et la réussite de l'intégration à un nouveau milieu de travail.


Préparer l'accueil des nouveaux venus


L'intégration d'un employé, à plus forte raison d'origine étrangère, dépend aussi du groupe majoritaire. Cet élément est souvent négligé par les employeurs.


Les épisodes malheureux où des équipes de travail ont mal réagi à l'embauche d'employés d'origine différente sont légion. Ces épisodes se produisent souvent parce que l'employeur a négligé de bien préparer son équipe à l'arrivée du nouveau venu.


"Les préjugés sont omniprésents, aussi bien en région qu'à Montréal, où les gens sont pourtant habitués à côtoyer des citoyens d'origines diverses, explique M. Vyncke. Parfois, les préjugés sont attribuables à l'ignorance de Québécois d'origine, mais parfois aussi de travailleurs immigrants dont l'histoire du pays d'origine est marquée par des conflits, ethniques ou politiques, avec des citoyens d'autres provenances."


Il importe donc d'annoncer l'arrivée de la personne, de prévenir les employés de ses différences et ressemblances (origine, langue, couleur, etc.), et de répondre aux craintes et interrogations afin d'éviter toute réaction qui pourrait nuire à son intégration.


Nommer une personne responsable du nouveau venu à laquelle ce dernier peut s'adresser pour toute question d'ordre professionnel, culturel ou personnel, est également une stratégie fort efficace.


La pensée magique selon laquelle tout le monde apprend sur le tas ne tient pas, insiste Robert Vyncke. "L'humain n'est pas une machine qu'il suffit de brancher dans un nouvel environnement pour qu'il se remette à fonctionner !"


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