L'avenir du management, selon Henry Mintzberg

Offert par Les Affaires


Édition du 19 Septembre 2015

L'avenir du management, selon Henry Mintzberg

Offert par Les Affaires


Édition du 19 Septembre 2015

Par Olivier Schmouker

Pour ce faire, M. Mintzberg a cofondé en 2007 l'entreprise CoachingOurselves, laquelle propose des modules de réflexion collective autour de thèmes liés au quotidien des gestionnaires. Le principe est simple : une demi-douzaine de gestionnaires se réunit et, durant une heure et demie, discute du thème choisi, en suivant le fil conducteur proposé par le module, et ce, sans que le coach professionnel intervienne.

Une méthode originale couronnée de succès. «Le Danemark s'est lancé l'année dernière dans une vaste réforme de son système éducatif, sans avoir attendu qu'une crise éclate. Pourquoi ? Parce qu'on s'était rendu compte que notre système ratait sa cible principale : l'épanouissement des étudiants», a raconté le consultant en management responsable de CoachingOurselves au Danemark, Ole Ingstrup.

«Pour trouver des idées neuves et corriger le tir, le ministère de l'Éducation danois a décidé de recourir à des ateliers de CoachingOurselves. Résultat : nous assistons à une vraie révolution où l'humain est, enfin, au coeur de tous les enjeux !» a dit M. Ingstrup.

Place à la communauté

«L'individualisme ne garantit nullement le succès, loin de là. La clé, c'est de prendre conscience que nous sommes des animaux sociaux. Comme disait Aristote : nous avons besoin des autres pour nous épanouir, et donc réussir. Bref, il nous faut renouer avec l'esprit de communauté», a expliqué M. Mintzberg.

Qu'est-ce à dire ? Qu'il faut voir l'entreprise non pas comme une pyramide (avec les patrons), mais comme un réseau de connexions, sachant que plus celui-ci est dense et harmonieux, plus il se révèle efficace. Un réseau qui permet à chacun d'avoir sa place et de contribuer au rayonnement de tous.

«Trop souvent, nous regardons l'entreprise comme le boucher regarde un boeuf : ici, les TI (le faux-filet) ; là, la comptabilité (le rumsteck) ; etc. Mais un boeuf, ça n'a jamais été l'addition de bouts de viande, c'est beaucoup plus que ça, c'est un être vivant. Mieux encore, c'est un être sacré. Pensez à la vache, qui est vénérée en Inde : personne ne la bat, au contraire ; chacun est à son service, a illustré le professeur de McGill. L'avenir n'est plus aux leaders héroïques, mais aux serviteurs de vaches sacrées.

À suivre dans cette section


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Expérience

Jeudi 20 février


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DevOps - Québec

Mercredi 26 février


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Usine 4.0 – Québec

Mercredi 18 mars


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Expérience citoyen

Mercredi 01 avril


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Objectif Nord

Mardi 07 avril


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Femmes Leaders

Mercredi 22 avril


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CONNEXION

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Gestion agile

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