Des hausses salariales de 2,57 % en 2010

Publié le 21/11/2009 à 00:00

Des hausses salariales de 2,57 % en 2010

Publié le 21/11/2009 à 00:00

Par Florent Francoeur

Tant les employeurs que les employés s'attendent à accorder et à recevoir de faibles augmentations salariales en 2010.

Cette année, plus de 2 400 employeurs de divers secteurs ont participé à l'enquête des grands cabinets, soit Aon Conseil, le Groupe Hay, Hewitt et associés en collaboration notamment avec Normandin Beaudry, Morneau Sobeco, Towers Perrin et Watson Wyatt. Ainsi, Les prévisions salariales 2010 sont de précieux indicateurs comparatifs.

En voici un survol :

>Au Québec, selon les enquêtes salariales réalisées auprès des employeurs, l'augmentation moyenne devrait atteindre 2,57 %.

>Au Canada, la hausse devrait être légèrement plus élevée, à 2,67 %.

>Au Québec, ce sont les employés des services publics qui devraient recevoir la plus importante majoration, une hausse moyenne de 3,7 %.

>En queue de peloton, toujours dans la province, les effectifs du secteur de l'information devraient recevoir en moyenne 1,3 % d'augmentation.

>Les cadres de direction qui reçoivent, bon an mal an, une augmentation supérieure à celle des autres groupes d'emploi devraient recevoir en 2010 une augmentation avoisinant celle qui sera accordée à leurs subalternes.

Des salaires qui stagnent

Les résultats du sondage reposent sur 1 000 entrevues téléphoniques qui ont eu lieu du 17 au 27 septembre 2009. On remarque que les travailleurs nourrissent des attentes réalistes, au diapason des intentions des employeurs.

>Les travailleurs québécois s'attendent en moyenne à recevoir 2,5 % d'augmentation salariale en 2010.

>Leurs attentes se situaient en moyenne à 3,6 % l'an dernier.

>Dix-huit pour cent des travailleurs s'attendent à un gel salarial pour l'année à venir.

>Certains travailleurs ont déjà subi le contrecoup de la dégringolade des marchés en 2009, alors que le salaire de 6 % d'entre eux a diminué et que celui de 25 % a stagné.

Si les effets de la crise ne sont pas généralisés aux avantages sociaux, il n'en demeure pas moins qu'ils touchent une part non négligeable de la main-d'oeuvre québécoise :

>Les heures de travail de 23 % de la main-d'oeuvre ont été modifiées.

>25 % des effectifs ont perdu certains avantages de leur régime d'assurance collective.

Une reconnaissance insatisfaisante

Mais l'aspect pécuniaire n'est pas tout pour les travailleurs. Plusieurs études et sondages démontrent, année après année, que le climat de travail est plus important que l'argent.

La reconnaissance du travail accompli joue un rôle important pour ce qui est de la mobilisation. Nous avons d'ailleurs constaté que 25 % des travailleurs ressentent une insatisfaction à l'égard de l'expression de la reconnaissance manifestée par leur employeur. Cette situation est préoccupante.

Pour attendre la reprise de pied ferme

Le fait que les employeurs et les employés soient au diapason en ce qui a trait aux augmentations salariales est en soi une bonne nouvelle.

Toutefois, l'insatisfaction des travailleurs quant à la reconnaissance des employeurs pourrait avoir des répercussions regrettables. En effet, on ne peut être fin prêt pour la reprise sans une équipe pleinement engagée et fidélisée. Rétablir l'équilibre compromis par la légèreté de l'enveloppe budgétaire allouée à la rémunération sera donc, en 2010, une nécessité.

Florent Francoeur est pdg de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

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