Comment donner du sens à votre travail ?


Édition du 18 Juin 2016

Comment donner du sens à votre travail ?


Édition du 18 Juin 2016

Par Olivier Schmouker

Seulement 18 % des employés estiment que leur travail a un sens, à savoir qu'il leur donne l'occasion d'exprimer utilement leurs talents personnels, selon une récente étude mondiale de Gallup-Healthways. Au Canada, on s'en sort mieux - à hauteur de 36 % -, mais cela signifie tout de même que près de deux employés sur trois ne voient pas le sens des tâches qu'ils accomplissent jour après jour !

Comment cela se fait-il ? D'après Dan Pontefract, idéateur en chef, bureau de la transformation, chez Telus, ce phénomène résulte de cinq maux dont souffrent la plupart des entreprises :

> La quête du profit avant tout, qui fait oublier à la direction le nécessaire bien-être des employés ;

> Les luttes de pouvoir à l'interne, qui tuent d'emblée les idées neuves et, par conséquent, toute innovation ;

> La prédominance de la hiérarchie, qui coupe court à toute prise d'initiative ;

> L'évaluation managériale en fonction de la seule performance individuelle, qui en général démotive plus qu'elle ne motive ;

> L'avidité des uns et des autres, qui pousse chacun à un individualisme forcené.

«Une fois qu'on a pris conscience des dégâts considérables qu'occasionnent ces cinq maux-là, il devient tout à fait possible de corriger le tir», a-t-il dit lors de l'événement Sommet des DRH organisé le 9 juin à Montréal par l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Un exemple lumineux : chaque employé gagnerait à rédiger une «déclaration personnelle de sens» (DPS), selon l'auteur du nouveau livre The Purpose Effect. Ce qui peut être fait en trois étapes :

1. Se définir. En répondant d'une phrase à la question «Qui ai-je vraiment envie de devenir ?»

2. Se décider. En répondant à l'interrogation «Comment dois-je m'y prendre au juste pour devenir la personne que je veux être ?»

3. Se développer. En répondant enfin à la question «Au travail, que puis-je faire concrètement pour m'épanouir, c'est-à-dire pour grandir tout en respectant mes valeurs, mes priorités et mes fonctions ?»

«Une fois qu'on a rédigé sa propre DPS, il convient d'en discuter avec son gestionnaire et de déterminer ensemble les moyens à mettre en oeuvre pour la concrétiser. Parce que cela est tout aussi bénéfique pour l'employé que pour l'équipe dans laquelle il évolue», a indiqué M. Pontefract.

Le hic, c'est lorsque l'employé se rend compte que sa DPS est loin d'être en adéquation avec le rôle qu'il joue au sein de l'équipe, voire de l'entreprise. Autrement dit, quand il découvre qu'il n'est pas du tout à la bonne place pour s'épanouir. Trois scénarios sont dès lors envisageables, selon lui :

> Démissionner sur-le-champ, puis chercher là où l'herbe est plus verte ;

> Rester en poste, le temps de trouver mieux ailleurs ;

> Prendre une sabbatique, histoire de peaufiner sa DPS et de trouver le meilleur endroit où s'épanouir.

«Dans tous les cas, il est crucial de parler de sa quête au plus grand nombre de membres de son réseau professionnel, parce que c'est le meilleur moyen de prendre une décision éclairée», a précisé Dan Pontefract.

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