Apprendre par le jeu, rien de plus simple

Publié le 01/10/2009 à 11:23

Apprendre par le jeu, rien de plus simple

Publié le 01/10/2009 à 11:23

Des jeux collaboratifs, des missions à réaliser en équipe ou des simulations permettent d'appliquer la théorie à la pratique.

Pour quoi ? Pour traverser une période de turbulences ou dans un contexte de changement, afin que les gestionnaires puissent communiquer les mêmes valeurs dans leurs interventions.

Pour qui ? Pour les gestionnaires de tous les niveaux, du chef de projet au président.

Combien ça coûte ? Au Centre de formation par l'action, pour un groupe comptant une quinzaine de participants, il faut compter de 5 000 à 15 000 $, selon le nombre d'activités offertes.

Comment ça fonctionne ? Après avoir exploré un thème, le leadership par exemple, les participants doivent mettre en pratique leurs connaissances dans des simulations, des mises en situation ou des jeux. Une période de rétroaction avec le formateur et les participants permet ensuite de faire des liens entre le jeu et les situations vécues en entreprise. Les activités permettent de travailler sur un seul comportement ou peuvent s'inscrire dans une démarche à long terme.

Du coaching individuel ou des groupes de codéveloppement s'ajoutent par la suite, pour effectuer une rétroaction sur les changements de comportement, les problèmes survenus en cours de route, les obstacles.

Prioriser l'action

L'apprentissage par le jeu et l'expérience, le Centre de formation par l'action s'y connaît. Depuis 1992, la société de Sherbrooke a formé les employés de dizaines d'entreprises grâce à cette méthode. Bien connu pour ses activités de consolidation d'équipe, le Centre a également mis au point une série d'ateliers s'adressant aux gestionnaires : leadership, rétroaction, communication, résolution de problèmes, gestion des employés difficiles, mission et valeurs, etc. "Ce sont des thèmes traditionnels, mais qui sont traités à 80 % dans l'action", indique Michel Rodrigue, directeur général.

Des notions plus simples jusqu'aux plus complexes, des activités viennent appuyer le contenu éducatif. "Par exemple, lorsque nous travaillons sur le leadership, nous pouvons confier l'animation d'une activité à un participant. Ensuite, tout le monde est appelé à commenter son style. A-t-il tendance à prendre la place des autres quand cela ne fonctionne pas à son goût ? A-t-il réussi à donner de bons conseils pour mener à bien la tâche ? A-t-il été clair dans ses consignes ? Les personnes sont même parfois filmées pour qu'elles puissent prendre conscience de leur attitude", illustre-t-il. Cela permet de confronter ses perceptions à la réalité.

Avantage notable : le fait de former plusieurs gestionnaires d'une même entreprise ensemble leur permet de se mettre au diapason de leurs collègues, ajoute-t-il. "C'est très important qu'il y ait une cohésion dans les actions des gestionnaires. C'est pourquoi nous travaillons beaucoup sur les valeurs propres à l'entreprise, mais également sur celles que partagent l'équipe de gestion."

Des entreprises comme IBM, Hydro-Québec ou Enviro-Accès se sont prêtées au jeu. "Ce genre d'activité est très révélatrice. En contexte de jeu, les comportements naturels ressortent. Et, même si c'est ludique, il y a un stress inhérent aux missions qui nous sont confiées. On peut donc voir comment les gens réagissent. Ce sont des informations qui servent énormément en contexte de travail", indique Manon Laporte, pdg d'Enviro-Accès, qui a utilisé cette formation il y a quelques années, alors que son équipe devait être divisée dans deux bureaux.

Jouer à l'interne

À l'Institut coopératif Desjardins, la formation par le jeu fait partie du programme des 2 000 gestionnaires et dirigeants qui fréquentent cette université d'entreprise. Au menu, simulations, jeux de rôles, quiz, etc. "Nous travaillons beaucoup sur le rôle du gestionnaire, du dirigeant. Pour amener la connotation de rôle, il faut sortir du quotidien", explique Josée Ouellet, vice-présidente, développement de l'organisation et des personnes et soutien au groupe réseau.

Desjardins l'utilise, entre autres, pour comprendre les attentes de clients, en se glissant carrément dans leur peau. Par exemple, lorsque les baby-boomers se mettent dans les souliers des jeunes, le déclic se fait presque instantanément, illustre-t-elle. Ils pensent tous à leurs propres enfants et se mettent à faire des liens avec les gens qu'ils connaissent.

"Le jeu permet de donner une occasion de travailler sur soi, renchérit-elle. Avec le jeu de rôle, vous quittez ce que vous êtes, vous entrez dans la peau du personnage. Comme les participants se dépersonnalisent, ils peuvent aller plus loin dans leur réflexion."

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