1 Québécois sur 4 a déjà quitté un emploi à cause du stress

Publié le 16/08/2017 à 11:15

1 Québécois sur 4 a déjà quitté un emploi à cause du stress

Publié le 16/08/2017 à 11:15

Par Olivier Schmouker

Le surmenage finit par mener droit à la démission... Photo: DR

Au Québec, 26% des employés avouent avoir déjà quitté un emploi parce qu'ils trouvaient celui-ci beaucoup trop stressant pour eux. Et 18% ont reconnu avoir envisagé démissionner pour ce motif. C'est ce qui ressort d'un sondage mené par Léger pour le compte du site Web d'emplois Monster Canada.

À noter que ce phénomène touche surtout le Québec : par exemple, les employés québécois sont les plus susceptibles de dire qu'ils sont surmenés au travail (64%), la moyenne canadienne étant de 58%. En guise de comparaison, seulement 41% des employés de la Colombie-Britannique se disent surmenés...

«Les employés québécois vivent beaucoup trop de stress au travail. Les employeurs se doivent de corriger le tir au plus vite, sans quoi ils ne vont cesser de perdre leur main-d'oeuvre, et donc, aller de difficulté en difficulté», dit Angela Payne, directrice générale, de Monster Canada.

Moins de revenus, plus de stress

Tous les Québécois ne sont pas égaux face au stress lié au travail. Le sondage montre en effet que ceux qui gagnent moins de 40.000 dollars par an sont les plus susceptibles d'avoir quitté un emploi en raison du stress : le pourcentage grimpe dès lors à 38%. Quant à ceux qui gagnent entre 40.000 et 59.000 dollars par an, ils sont 27% à reconnaître avoir déjà démissionné pour cette raison.

«Cela porte à croire que les employeurs québécois ont tout intérêt à concentrer leurs efforts de rétention du personnel sur les employés qui gagnent moins de 40 000 dollars. Car ces personnes-là semblent ressentir, en général, un stress extrême au travail», indique Mme Payne.

Surmenage, etc.

Qu'est-ce qui stresse tant les employés québécois?

– La trop grande charge de travail (36%);

– Les délais et échéanciers trop serrés (22%);

– Les mauvaises relations avec les autres (boss, collègues,...) (17%).

Bref, il est ici question avant tout de surmenage dans le cadre du quotidien au travail. Nombre d'employés estiment qu'ils passent leur temps à éteindre les feux qui surgissent ici et là, sans saisir la vision et la mission associées à leur travail. À cela s'ajoute la sensation d'oeuvrer en grande partie seuls dans leur coin, sans pouvoir bénéficier des conseils et autres coups de main des autres.

«Les employeurs devraient par conséquent envisager, si possible, un allègement de la charge de travail pour chaque employé. Et créer des programmes de mobilisation du personnel qui maintiendraient de hauts niveaux de motivation pendant les périodes occupées», estime Mme Payne.

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