Tribu 18 : du réseautage à l'action

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Avril 2018

Tribu 18 : du réseautage à l'action

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Avril 2018

Par Annick Desormeaux

Annick ­Desormeaux, participante de ­Tribu18, directrice artistique et intrapreneure [Photo: Alexandre Claude (INM)]

Pendant près de deux jours, début avril, j'ai fait partie d'une tribu. Celle de 150 leaders de 30 à 45 ans qui s'étaient donné rendez-vous à l'Estérel afin de réfléchir sur des enjeux liés au pouvoir, à l'argent et à l'identité. Ce regroupement était baptisé Tribu 18 et faisait suite à la première édition, Tribu 17. Il était organisé par l'Institut du Nouveau Monde (INM) afin qu'ensemble, nous discutions des grandes tendances sociales qui animent notre génération, dans le but de devenir des agents d'innovation pour notre société. La vingtaine de conférenciers et de panélistes qui se sont succédé sur scène ont servi de bougies d'allumage à notre réflexion. De leurs témoignages, j'ai retenu quatre démarches que j'ai bien l'intention d'appliquer afin de devenir une collègue, une intrapreneure, une employée, une citoyenne plus complète... et de contaminer mon environnement !


Mettre l'ego de côté et célébrer la différence


À la manière de Dax DaSilva, PDG de la firme de technologie Lightspeed et fondateur du centre Never Apart, un OBNL consacré au changement social par la culture, je vais dorénavant chercher à bâtir des relations équitables. En tant que dirigeant issu de la communauté LGBT, Dax constate que son attitude d'ouverture semble plus bénéfique que la méthode compétitive et cavalière de certains de ses homologues. Il affirme que l'ego, en affaires, n'est pas un moteur positif, qu'il est préférable de « laisser le plancher » à ses collègues et à ses partenaires d'affaires. Quand on ne cherche plus à savoir qui est le gagnant ou le perdant d'une négotiation, il est possible d'atteindre des objectifs souvent supérieurs aux attentes, voire parfois d'assurer une meilleure collaboration de toutes les parties prenantes.


Approfondir un sujet sur le terrain


J'irai sur le terrain comme Christine Beaulieu, comédienne dans la pièce de théâtre documentaire J'aime Hydro, qui s'est vu confier la tâche de documenter ses démarches de recherche concernant la société d'État. De néophyte, elle a au fil des recherches et des rencontres réussi à creuser son sujet jusqu'à en devenir une « experte ». Elle n'a pas hésité à sortir de son milieu pour aller à la rencontre d'un autre qui lui était totalement étranger. Elle démontre qu'une des meilleures façons de s'approprier un sujet est de s'y introduire, de l'infiltrer, de l'observer. Elle est l'exemple parfait qu'en s'intéressant de façon authentique à une cause, il est possible de gagner de l'influence. « Parce que comprendre nous donne du pouvoir », dit-elle.


Outiller les talents déjà présents sur le terrain


Par analogie à la démarche d'Isabelle Thibault, directrice générale de la Fondation Kanpe, un organisme qui vient en aide à la population d'Haïti, il s'agit de ne pas essayer d'implanter une vision venant de la direction ou encore d'un consultant externe, mais plutôt d'utiliser les forces et les talents déjà présents au sein de l'entreprise, en les outillant et en laissant les experts imaginer et effectuer le changement.


Favoriser l'agilité et la flexibilité


En écoutant Clélia Cothier, du Desjardins Lab, et de Caroline Miron, du laboratoire d'innovation d'Agropur, je réalise que les grandes structures qui laissent naître de plus petites en leur sein permettent à ces dernières de bouger et d'expérimenter de façon plus fluide et plus organique. Ces labs d'innovation permettent d'essayer, de tester et... de se tromper, conditions sine qua non pour déclencher le processus d'innovation et éviter le statu quo.


Que ce soit en tant que citoyenne ou comme intrapreneure, je constate que plus je me permets d'être en accord avec mes valeurs, plus mon leadership peut se déployer et être bénéfique à mon propre épanouissement et à celui des projets dans lesquels je m'investis. C'est aussi ça, l'effet de la Tribu. On connecte et on réseaute, mais surtout, on inspire l'action pour le bien de la tribu et de chacun de ses membres.


Annick Desormeaux, participante de Tribu18, directrice artistique et intrapreneure



Photos : Alexandre Claude (INM)


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