Transfert d’entreprise : innover dans la continuité

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Février 2017

Transfert d’entreprise : innover dans la continuité

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Édition du 11 Février 2017

Chanel -Alepin, cofondatrice du -Groupe -La -Relève, en famille, en affaires et avocate en droit fiscal dans le cabinet -Alepin -Gauthier

Quand une entreprise familiale passe d’une génération à une autre, il faut arriver à concilier les visions des deux parties pour assurer l’équilibre et la croissance. -Comment y arriver quand le cédant désire assurer la bonne continuité de l’entreprise qu’il a créée alors que le repreneur, lui, désire innover ?

« -Assurer la continuité, ça veut d’abord dire que l’entreprise ne doit pas fermer ses portes. -Vos parents l’ont fondée et l’ont menée à maturité. -Vous devez donc vous assurer de rester en affaires », dit -Chanel -Alepin, cofondatrice du -Groupe -La -Relève, en famille, en affaires et avocate en droit fiscal dans le cabinet -Alepin -Gauthier. -Elle abordera le sujet à l’occasion de l’événement -Transfert d’entreprise, le 14 mars à -Montréal, où seront présentés des ateliers et des conférences. -Selon elle, assurer une continuité signifie aussi de garder et d’honorer les valeurs de la génération sortante, les valeurs qui ont porté l’entreprise depuis ses débuts. -Dans son cas personnel – elle est également en train de reprendre le cabinet d’avocats fondé par ses parents –, cela signifie de continuer d’agir avec éthique et transparence, des valeurs qui étaient très importantes pour sa famille.

À 58 ans, le pdg du fabricant de produits naturels -Genacol, -Guy -Michaud, est pour sa part en train de passer son entreprise à ses trois fils. -Bien que le transfert ait été amorcé officiellement il y a cinq ans, il dit que la transition a réellement débuté il y a 33 ans, quand son premier fils est né. -Depuis, il a toujours cru en l’importance de la cohérence, une valeur qu’il essaie de transmettre. -Pour lui, être cohérent signifie de joindre le geste à la parole et de respecter ses engagements. « -Quand tu fais des affaires dans 40 pays, comme nous, c’est important que tu inspires la confiance dès le départ parce que tu ne vois pas tes distributeurs tous les jours. -Je suis content de voir que mes fils le comprennent et partagent mes valeurs », dit le patron de l’entreprise de -Blainville, qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 10 millions de dollars. 

-Chanel -Alepin admet toutefois que d’assurer une telle continuité n’est pas toujours suffisant. -Le repreneur ne peut pas se contenter de faire un -copier-coller des façons de faire de la génération précédente parce que le monde, lui, continue d’évoluer. « -Nos parents innovaient tous les jours pour faire avancer l’entreprise. -On doit donc innover, nous aussi », -dit-elle.

-Guy -Michaud partage cet avis. -Il croit que ses valeurs permettront à ses fils de réussir en affaires, mais il n’aurait jamais voulu que son entreprise, fondée en 2000, soit reprise et maintenue telle quelle à jamais. « -Aujourd’hui, c’est une grave erreur que de refuser d’innover, -dit-il. -Moi-même, je serais incapable de repartir -Genacol comme je l’ai bâtie parce que trop de choses ont changé. »

-Il y a cependant des façons meilleures que d’autres pour un repreneur de partager ses idées innovatrices et de les faire accepter. -Imposer sa vision, par exemple, est une très mauvaise approche, estime -Chanel -Alepin. -Vaut mieux viser un consensus. -Selon elle, les bonnes idées sont rarement refusées quand elles sont bien expliquées, mais surtout quand elles sont bel et bien bonnes. « -Les cédants sont habituellement de bonne foi », -dit-elle. 

-Pour intégrer ses nouvelles idées aux pratiques de gestion existantes, -Edith -Arsenault implique quant à elle le comité de gestion de l’entreprise de son -beau-père, -Landco -Group, qu’elle est en train de reprendre. « -Je présente mes idées aux membres du comité et, si elles sont partagées, je les propose à mon -beau-père », explique la cofondatrice du -Groupe -La -Relève, en famille, en affaires.

-Edith -Arsenault croit d’ailleurs que l’aspect humain est le plus important défi d’un transfert d’entreprise dans la famille. -La dynamique de transition dépendra donc notamment du cédant, mais aussi du contexte familial. -Quand les changements viennent toucher une corde sensible et que les émotions ou les sentiments nuisent aux affaires, la meilleure chose à faire est d’aller chercher du soutien à l’extérieur de l’entreprise, soit une personne neutre comme un coach. 

-Au final, le but est, pour un cédant et un repreneur, de bien se communiquer leur façon respective de voir les choses, mais aussi de bien communiquer avec leur équipe, estime -Chanel -Alepin. -Que faire si, malgré tout, la vision du repreneur ne correspond pas du tout à celle du cédant ? « -Si on veut repartir de zéro, -peut-être -vaut-il mieux fonder sa propre entreprise ! »

 

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