La Pléthore, voiture de rêve d'un artisan

Publié le 14/02/2009 à 00:00, mis à jour le 07/10/2013 à 14:07

La Pléthore, voiture de rêve d'un artisan

Publié le 14/02/2009 à 00:00, mis à jour le 07/10/2013 à 14:07

Par André Dubuc

Luc Chartrand, 48 ans, rêve tout éveillé ces jours-ci. Amateur de chars depuis toujours, il est s'apprête à commercialiser l'objet de ses rêves : la première voiture sport de luxe made in Québec, la Pléthore. Une supercar, précise M. Chartrand, peut filer à plus de 300 kilomètres à l'heure.

Dessinée et conçue par ce spécialiste du design automobile et des matériaux composites, la Pléthore fait tourner les têtes avec son design futuriste, sa carrosserie en fibre de carbone, sa conduite centrale et son habitacle pour trois passagers, un de plus que dans les voitures comparables.

"Dans quelques mois, nous serons rendus à l'étape de la certification du véhicule", dit Sébastien Forest, président de la société HTT Technologie, le constructeur de la Pléthore, établi à l'Autodrome Saint-Eustache. Ce processus vise les normes de sécurité, de transport et d'émission de matières polluantes.


M. Forest, 39 ans, est le gestionnaire derrière l'artiste. Président et actionnaire de l'entreprise, avec M. Chartrand et Carl Descôteaux, Sébastien Forest espère décrocher les premières certifications d'ici l'été et démarrer par la suite la production commerciale.


Actuellement, la société vit des capitaux de ses actionnaires. Une partie des dépenses est remboursée par les crédits d'impôt à la R-D. M. Forest, ex-v.-p., marketing et R-D, chez Saputo, fait la tournée des organismes pour faire connaître son produit et ses besoins. "Nous recherchons du financement. Nous sommes peut-être ouverts à l'arrivée d'un quatrième actionnaire", dit-il.


Si les ventes sont au rendez-vous, jusqu'à une vingtaine d'employés répartis en 10 postes de travail fabriqueraient le bijou sur quatre roues. À terme, MM. Forest et Chartrand souhaiteraient produire annuellement de 50 à 100 véhicules. HTT Technologie (HTT pour High Tech Toy) déménagerait alors dans une plus grande usine.


Des bolides made in Québec


Ce serait l'aboutissement d'un rêve pour Luc Chartrand, qui travaille sur son prototype depuis 2000.


Souhaitons que l'histoire de Luc Chartrand et de sa Pléthore ne ressemble pas à celle du T-Rex, bolide à trois roues qui, en 1999, annonçait sa production imminente. Dix ans de problèmes de toutes sortes ont suivi avant sa relance.


"Nous ne sommes pas l'abri des pépins, mais je suis persuadé qu'on n'aura pas à attendre 10 ans avant de construire la Pléthore", dit M. Forest.


Le prix demandé : de 400 000 à 500 000 $ pièce.


andre.dubuc@transcontinental.ca


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