Des barres d'armature presque indestructibles

Publié le 26/11/2009 à 06:56

Des barres d'armature presque indestructibles

Publié le 26/11/2009 à 06:56

En novembre 2008, un stationnement souterrain s'est effondré dans l'arrondissement de Saint-Laurent, causant la mort d'un homme. S'il avait été construit avec les barres V-Rod, cet accident aurait pu être évité, selon Bernard Drouin, directeur général de Pultrall. En effet, ces barres d'armature faites de polymères renforcées de fibres ne rouillent pas, contrairement aux barres en acier noir couramment utilisées dans les structures de béton armé.


Plusieurs ponts, viaducs, parapets et échangeurs du réseau routier au Québec sont dans un piètre état. Cette dégradation est principalement causée par la corrosion des barres d'armature. " Quand l'acier rouille, il prend de l'expansion et fait craquer le béton, explique M. Drouin. L'eau s'infiltre davantage et le béton rouille encore plus. C'est un cercle vicieux. "


Avec les V-Rod, la durée de vie des structures pourrait être multipliée par quatre, et atteindre 100 ans, d'après le dirigeant. En plus de ne pas rouiller, ces barres sont deux fois plus résistantes à la traction que l'acier et quatre fois plus légères.


Jusqu'à Dubaï


La première génération de V-Rod a fait son apparition sur le marché il y a une quinzaine d'années. Il y a moins d'un an, Pultrall a lancé une troisième version encore plus résistante à la traction, la V-Rod HM. Ce produit doit sa performance accrue à l'utilisation d'un autre type de fibres de verre dans une plus grande concentration que la barre standard.


Pultrall, qui consacre 10 % de ses revenus à la R-D, l'a mis au point pour obtenir le contrat de construction de salles d'électrolyse de l'aluminerie de Rio Tinto Alcan, à Dubaï. Bien lui en prit, car elle a décroché le contrat de 1,5 million de dollars, le plus lucratif de son histoire. Et elle a d'autres projets en vue dans le Golfe persique.


Mais l'entreprise de 80 employés n'est pas prophète en son pays. Seulement quelques ouvrages ont été réalisés avec la V-Rod au Québec, contrairement en Ontario et dans l'Ouest canadien où Pultrall est très active.


" On ne change pas les mentalités du jour au lendemain, constate Bernard Drouin. Les ingénieurs sont habitués à travailler avec de l'acier. Ce n'est pas simple de changer pour du plastique, surtout quand il est question d'armature ! "


Mais les choses pourraient changer, car le ministère des Transports du Québec est intéressé au produit, selon le directeur général de Pultrall. Au cours de la dernière année au Québec, sept structures routières ont été construites ou restaurées avec des V-Rod, dont l'échangeur Gouin, à Montréal.


Outre les secteurs du transport, Pultrall approvisionne aussi les secteurs de l'électricité, de la construction de bâtiments, de l'agriculture et de l'ameublement hospitalier en divers produits fabriqués à l'aide du processus de pultrusion. Elle fabrique, entre autres, des tiges à hauban pour Hydro-Québec.

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