De l'aide pour réussir un montage financier

Publié le 17/11/2009 à 00:00

De l'aide pour réussir un montage financier

Publié le 17/11/2009 à 00:00

Par Les Affaires

Le banquier peut être un véritable partenaire de l'entreprise. Mais encore doit-elle bien jouer ses cartes...

Par où commencer ?

La première étape dans la recherche de financement est de cerner les besoins. " En effet, plus l'entrepreneur précisera ses besoin, plus il sera facile par la suite de choisir les portes où cogner ", dit Richard O'Doherty, avocat associé chez McCarthy Tétrault.

Les ressources financières sont très spécialisées et on s'adressera à l'une ou l'autre selon que son entreprise est technologique ou manufacturière, en démarrage, en développement ou bien établie, et qu'elle évolue dans un secteur d'activité donné. La nature du projet à financer (acquisition, commercialisation, recherche et développement) est aussi un facteur influent.

Qu'est-ce que ça prend ?

" L'entrepreneur doit aussi garder à l'esprit que les financiers voudront consulter un plan d'affaires et un CV détaillant sa scolarité et son parcours académique et professionnel, note Alain Rheault, conseiller en gestion et financement, service aux entreprises, chez RESO. Le plan d'affaires devra spécifier la nature du projet, le marché cible, les clients, les concurrents actuels et futurs, le positionnement sur le marché, les arguments de vente, la stratégie, etc. "

L'entrepreneur devra aussi joindre le résultat des projections financières (plan de financement, bilans, compte de résultats prévisionnels et budget de trésorerie de la première année) ainsi que l'échéancier du projet.

Qui peut nous aider ?

Comme l'entrepreneur ne peut pas tout faire, il a intérêt à s'adresser à des consultants qui l'aideront à faire les préparatifs et le montage financier.

Ici encore, le choix du consultant dépendra de la nature du projet. " Il existe, par exemple, des comptables spécialisés dans les crédits d'impôt à la R-D, dit Claude Lemay, vice-président pour le Québec de l'Association canadienne de la technologie de l'information (ACTI). Ces derniers s'assurent que le projet de recherche respecte tous les critères gouvernementaux afin que l'entreprise puisse obtenir du financement garanti par les crédits attendus. "

Par surcroît, on peut diviser ces consultants spécialisés en deux grandes catégories : publics ou parapublics et privés. Parmi les consultants publics ou parapublics, citons les incubateurs, les centres de développement régionaux, la Banque de développement du Canada (BDC), les corporations de développement économique, etc. Mais ces intervenants sont surtout actifs auprès des entreprises en démarrage et dans le capital de risque.

Du côté des consultants privés, plus coûteux, on compte les comptables, les avocats d'affaires et les courtiers en financement. Les grands cabinets comptables et d'avocats peuvent généralement répondre aux besoins de différents types d'entreprises, à différents stades de leur développement.

Les banquiers sont habituellement inclus dans cette deuxième catégorie, même s'ils appuient beaucoup moins l'entrepreneur dans ses préparatifs. Ils vont au plus lui fournir des outils pour l'aider à dresser son plan d'affaires.

Combien cela coûtera-t-il ?

Lors du montage financier, le consultant agit comme entremetteur et est rétribué en conséquence. On parle d'une rémunération base forfaitaire, horaire ou à pourcentage. " L'avantage du pourcentage, c'est que si l'entreprise n'obtient rien, ça ne coûte rien ", souligne M. O'Doherty.

Difficile toutefois de dire le coût total. Car, en réalité, les frais varient selon le secteur d'activité, le type de consultant (public, parapublic ou privé), la taille ou la complexité du financement et le nombre d'intervenants.

Seul point de repère, les frais de RESO, qui estime être un plancher. L'organisme demande 125 $ pour l'ouverture du compte, plus 2,5 % du montant autorisé. Selon ce barème, un montage financier de 2 millions de dollars coûterait au minimum 50 125 $.

Le plafond, par contre, demeure inconnu. " Une chose est certaine, il faut éviter les structures de financement trop coûteuse, rappelle Claude Lemay. On a vu dans le passé des entreprises payer 900 000 $ pour amasser 2 millions de dollars... Elle ont fait faillite peu de temps après. "

PLUS : Comment bâtir une relation solide avec son banquier


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