Une ville qui prend soin de ses immigrants


Édition du 11 Mars 2017

Une ville qui prend soin de ses immigrants


Édition du 11 Mars 2017

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Aux dernières nouvelles, Drummondville comptait environ 3 800 immigrants de la première génération, soit environ 5 % de sa population. À part l'agglomération de Montréal, c'est le plus fort pourcentage au Québec. Et l'économie de la ville ne s'en porte que mieux. Avec un taux de chômage d'à peine 4 %, ses entreprises ont absolument besoin de renfort.

Vrai, 50 % des nouveaux venus sont des réfugiés, au départ démunis. L'autre moitié est arrivée à Drummondville parce qu'elle a été recrutée lors des missions que la ville conduit à l'extérieur ou par celles que mène le gouvernement du Québec. Mais compte tenu de la demande, même les réfugiés ne tardent pas à être mis à contribution.

C'est le cas de Nada, arrivée d'Irak il y a quelques années, maintenant chef pâtissière à la coopérative et boutique-resto Goût des saveurs. Elle y sert aussi d'interprète. Il fallait la voir réconforter en arabe ce père de famille, réfugié syrien, venu par un froid glacial début février chercher des renseignements pour les siens.

C'est que l'édifice abrite aussi à l'étage le Regroupement interculturel de Drummondville, qui a pour mandat d'aider à l'accueil et l'intégration des immigrants.

En 2016, Drummonville a accueilli 27 familles de réfugiés syriens. Darryl Barnabo se retrouve au centre de tout ce travail qui fait de la ville un véritable modèle au Québec. Un des chefs cuisiniers de Goût des saveurs, il est surtout directeur général du Regroupement, et le premier interlocuteur à Drummondville en matière d'immigration. Arrivé en 1997 du Togo, il était de ces étudiants africains venus parfaire leur formation au Québec, dans son cas en administration des affaires à l'UQTR après un passage au Collège Laflèche. C'est en 2007, marié à une immigrante française, qu'il est arrivé à Drummondville, d'abord comme dirigeant des clubs d'entrepreneurs étudiants, puis comme directeur des opérations au réputé Mondial des cultures de Drummondville, avant de prendre en charge son Regroupement interculturel.

Aujourd'hui, lui et sa petite équipe aident activement à l'intégration de ceux et celles qui continuent à arriver.

Son opinion ? «À Drummonville, le mix prend bien.» Toutes les familles immigrantes sont jumelées à une famille québécoise pendant leur arrivée, le temps qu'elles puissent s'y établir avec leurs enfants, y compris grâce aux cours de francisation.

Drummondville montre la voie. Pourquoi ne serait-ce pas pareil ailleurs ?

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