Traverser l'Atlantique pour développer son leadership


Édition du 16 Août 2014

Traverser l'Atlantique pour développer son leadership


Édition du 16 Août 2014

Organisée par le Groupe Esprit de Corps, cette traversée entre Québec et Saint-Malo regrou- pant des hommes d’affaires s’est déroulée du 11 au 26 juillet.

Ils ont passé la moppe. Nettoyé les toilettes. Mal mangé. Vomi dans un seau. Et ils ont adoré ! Les 10 entrepreneurs qui ont traversé l'Atlantique sur un voilier en sont revenus ravis.

Organisée par le Groupe Esprit de Corps, une firme de consultation et de formation en leadership, cette traversée entre Québec et Saint-Malo s'est déroulée du 11 au 26 juillet. Les participants sont revenus au Québec en avion. Une autre expédition, partie deux semaines plus tard, effectue présentement le même trajet en sens inverse.

Les 10 hommes d'affaires qui ont fait la traversée se sont préparés pendant un an sous la supervision du personnel d'Esprit de Corps. Histoire d'apprendre les rudiments de la navigation à voile, mais aussi de ne pas se taper sur les nerfs. À 14 (en incluant quatre membres d'équipage) sur un voilier de 65 pieds pendant 15 jours... les autres peuvent facilement devenir envahissants.

«La voile est l'un des meilleurs terrains de jeu pour apprendre à mieux performer en situation de pression et apprendre sur soi», explique Gilles Barbot, président du Groupe Esprit de Corps, copropriétaire du voilier et commanditaire de ce transatlantique.

M. Barbot est présentement en mer avec l'équipe de voile du retour, en route vers Québec.

L'avocat Michel Savonitto, de Savonitto & Ass., s'est offert la traversée pour son 50e anniversaire. Il a adoré, malgré une surdose de temps libre. «C'est 5 000 kilomètres, à 13 ou 14 kilomètres à l'heure ; je cours des marathons à cette vitesse !»

Si on lui proposait un autre défi, il dirait oui tout de suite. À une condition : que ce soit moins contemplatif, comme l'escalade d'une montagne. L'introspection, c'est bien beau mais... «Autant ça va vite au travail, autant le temps est long sur un voilier. C'est difficile de s'habituer.»

Quand on lui demande s'il va maintenant gérer différemment, M. Savonitto répond : «Je vais donner plus de latitude à mon équipe et je vais grandir plus vite. Sur un voilier, quand tu es dans ta couchette, il faut que tu aies confiance en ceux qui dirigent le bateau.»

Martin Fafard dit, lui aussi, avoir travaillé sur sa patience. «Je suis revenu plus zen. J'ai un sentiment de bien-être plus fort qu'avant», raconte le président de Fafard et frères, un producteur de terreau.

Comme M. Savonitto, l'homme d'affaires de 51 ans dit avoir appris à faire confiance aux autres. «En pleine mer, on dépend beaucoup des autres ; c'est aussi un acte d'humilité.»

À la une

À surveiller: Open Text, BCE et D2L

09:09 | Jean Gagnon

Que faire avec les titres de Open Text, BCE et D2L? Voici quelques recommandations d’analystes.

Investissement Québec renfloue les coffres de Goodfood

L’intervention d’IQ survient à un moment où les finances de la société montréalaise sont sous pression.

Bourse: Toronto évolue dans le rouge à la mi-journée

Mis à jour à 12:02 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS.Wall Street commence la semaine en repli.