Le dollar canadien fait baisser le coût de la vie à Montréal, selon Mercer

Publié le 28/06/2018 à 10:56

Le dollar canadien fait baisser le coût de la vie à Montréal, selon Mercer

Publié le 28/06/2018 à 10:56

Par Catherine Charron

(Photo: LesAffaires.com)

Montréal dévale la pente et atterrie à la 147e position du palmarès de la 24e édition de l’enquête de Mercer parue le 26 juin dernier, qui répertorie 209 villes de partout dans le monde selon le coût de la vie. Mauvaise nouvelle? Pas tout à fait.

Cette étude se veut être un outil qui aide les entreprises ayant des employés à l’étranger à fixer des salaires adéquats. Elle y compile la valeur en dollar américain d’un panier contenant 200 biens et services, comme le coût du loyer ou le prix d’une paire de jeans, pour chaque ville étudiée. Elle les classe ensuite dans un tableau selon leurs résultats. «Elles évoluent dans le palmarès selon la force de leur monnaie ou l’évolution du coût de la vie», explique Gordon Frost, membre du partenariat et responsable du domaine Carrière de Mercer Canada.

Outre Toronto, qui a gravi 10 échelons en raison de la hausse des loyers pour atteindre la 109e position, toutes les autres villes canadiennes répertoriées ont perdu des plumes au classement. Ottawa figure au bas de la liste, atterrissant sur la 160e marche.

Montréal, qui se positionnait au 129e rang dans l’édition précédente de cette étude, a chuté de 18 échelons dans le palmarès de cette année. Bien que cette dévaluation puisse surprendre, ça ne signifie pas nécessairement que le coût de la vie a drastiquement baissé dans la métropole. «C’est un phénomène que l’on a observé dans les résultats de toutes les villes canadiennes», rappelle Gordon Frost, membre du partenariat et responsable du domaine Carrière de Mercer Canada.

Le réel coupable selon lui, c’est la croissance moins importante que prévue de la valeur du dollar canadien par rapport à la devise américaine. «On n’observe pas une baisse importante du coût de la vie au Canada par rapport aux années précédentes, c’est vraiment la moins bonne performance du dollar canadien qui a un impact», soutient-il. 

Gordon Frost tient toutefois à rappeler que la différence entre chacune des positions au classement peut parfois être trompeuse: «De passer de la 110 à 120 places, ça peut représenter une très faible différence entre les coûts». Mercer se garde de révéler les chiffres exacts de son enquête.

Dans un communiqué publié le 26 juin, Gordon Frost affirme que «même si Toronto a grimpé dans le classement sur le coût de la vie, les résultats de cette année – combinés à ceux de l’enquête annuelle de Mercer sur la qualité de vie publiée plus tôt [en 2018] –, démontrent que les villes canadiennes offrent une qualité de vie de classe mondiale à un coût relativement modéré».

L’économiste en chef de Montréal International, Christian Bernard, se réjouit de ce classement, tout en restant prudent dans son engouement puisqu’il ne connait pas les données précises de l’enquête. Celle-ci confirme néanmoins une tendance que suit la région du grand Montréal ces dernières années selon lui. Plus tôt en 2018, «l’Union des Banques Suisses, [classait] Montréal comme étant la grande ville du Canada et des États-Unis la plus abordable» dans son étude 'Prix et Salaire', rappelle-t-il.

Christian Bernard observe une croissance qu’il qualifie de spectaculaire au niveau de la valeurs totale des projets d’investissements étrangers que l’organisme a accompagnés dans la grand Montréal depuis trois ans. En 2015, la valeur totale de ces investissements étrangers en dépenses en masse salariales et en mobilisation atteignait 1 milliard de dollars en 2015, pour rejoindre la barre des 2 milliards de dollars en 2017 en valeur réelle.

 

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