L'homme qui a tout quitté pour prendre des photos

Publié le 30/03/2016 à 10:00

L'homme qui a tout quitté pour prendre des photos

Publié le 30/03/2016 à 10:00

Par Matthieu Charest

Portrait de Mikaël Theimer

Après avoir travaillé quatre ans au sein de grandes entreprises, Mikaël Theimer menait une vie confortable. Mais pour l’artiste-entrepreneur, ce n’était plus suffisant. À 26 ans, le jeune diplômé de HEC abandonne sa carrière en publicité pour se consacrer à la photographie. Les Affaires a profité de son passage aux miniconférences Alcove ce jeudi pour discuter de sa vision du travail et de l’entrepreneuriat.    

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«J’ai essayé toutes sortes de disciplines artistiques, explique-t-il. Mais bon, je n’avais pas de “vrai” talent et j’étais bon à l’école. J’ai donc suivi le parcours typique : étudier pour décrocher un bon emploi et un bon salaire».

Et c’est exactement ce qu’il fait. Il étudie à HEC, puis, il décroche un emploi dans une agence de pub pendant trois ans. Par la suite, il travaille en stratégie de marque pour une grande entreprise de chaussures.

«Progressivement, ma frustration de ne pas me consacrer à l’art, la photo, et le courage de partir ont augmenté. Je me suis lancé».

À 26 ans, il peut donc se concentrer sur sa passion. Il s’occupe dorénavant d’alimenter le projet Portraits de Montréal, un hommage à Humans of New York, avec son partenaire Thibault Carron.

[Cette photo ainsi que les suivantes sont tirées de Portraits de Montréal]

«J’ai réalisé que quand tu mets toute ton énergie dans quelque chose qui t’allume, il y a de très bonnes chances que ça fonctionne. Et puis, puisque j’avais développé des contacts avec des agences, 80% de mes revenus sont maintenant tirés de contrats photo pour des publicités. Portraits de Montréal, ça ne génère pas de revenus, et je ne veux pas que ce soit le cas».

Et si Mikaël Theimer gagne moins d’argent qu’auparavant, «je n’ai pas le même rythme de vie non plus. Je n’ai plus besoin de compenser avec des restos ou des sorties. Maintenant, je me fais plaisir tout le temps». 

En bout de ligne, conclut-il, «si tu fais ce que tu aimes, tu es plus productif, tu vas te donner à fond. Et à Montréal, tout est permis». 

Miniconférences Alcove

«J’ai travaillé avec Mikaël en publicité, raconte Ingrid Enriquez-Donissaint, qui a créé le concept des miniconférences Alcove. Je crois que nous avons eu un coup de cœur l’un pour l’autre. Ce qui me fascine chez lui, c’est qu’il ne voit que des nervures humaines. De nos jours, je crois que nous avons besoin de nous attacher à des êtres de valeur».

De là l’idée de l’inviter à partager sa vision, ses valeurs, et son parcours hors du commun lors de la prochaine miniconférence Alcove, ce jeudi soir (31 mars). Une «mini» conférence parce que le public ne dépasse pas vingt personnes.

«Nous voulons rassembler l’expérience, le savoir-faire, et montrer les bons et les moins bons coups de gens qui ont eu l’audace d’essayer quelque chose de différent, raconte la fondatrice. L’entrepreneuriat a plusieurs visages».

Le coût du billet est de 40$ par personne. L’événement peut aussi compter sur l’appui de Téo Taxi, entre autres. 

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