Les PME françaises prennent d'assaut le Québec


Édition du 19 Avril 2014

Les PME françaises prennent d'assaut le Québec


Édition du 19 Avril 2014

Par Suzanne Dansereau

Danone, Alstom, Sanofi-Aventis, Veolia, L'Oréal, Ubisoft : les grandes entreprises françaises ne sont pas arrivées hier dans le paysage québécois. Mais ces temps-ci, c'est une flopée de PME qui prennent d'assaut le Québec.

Elles s'appellent Ankama, LynkbyNet, Artelys, Adetel, Buff, Domain Therapeutics, Chocomod, Mikros Image, OVH... Elles oeuvrent dans les technologies de l'information et des communications, mais aussi dans le transport, l'agroalimentaire, les sciences de la vie et même l'énergie. Leur point commun : elles sont très innovantes. Et face à la détérioration des conditions économiques en France, elles choisissent de s'internationaliser sur le continent américain à partir d'ici.

Quittent-elles la France pour «s'évader du gouvernement Hollande» qui envoie, disent plusieurs à qui nous avons parlé, «un signal négatif» à la communauté d'affaires, en particulier aux PME ? Quoi qu'il en soit, ces nouvelles venues viennent densifier le tissu industriel du Québec et stimuler son dynamisme.

En guise de soutien aux PME françaises, la Chambre de commerce française au Canada a créé à Montréal un incubateur qui loue des bureaux de domiciliation. En un an, la demande a grimpé de 30 %, relate la directrice, Véronique Loiseau. Chez Investissement Québec, le nombre de dossiers d'accueil de sociétés françaises augmente de 50 % par année depuis deux ans.

Cela explose, affirme Laurence Monari, directrice de projet chez Investissement Québec, rencontrée lors de la Convention d'affaires France-Canada organisée par la Chambre de commerce française le mois dernier à Montréal et à laquelle participaient des gens d'affaires des deux côtés de l'Atlantique.

Le rôle de Mme Monari chez Investissement Québec est d'organiser des visites et des implantations de sociétés françaises en sol québécois. «Juste ce mois-ci [mars], cinq nouveaux studios de jeux vidéo français se sont installés à Montréal», relate-t-elle.

Les attraits du Québec pour les sociétés françaises varient selon les secteurs d'activité. Dans l'industrie du jeu vidéo, le Québec attire parce qu'il arrive au troisième rang dans monde, après le Japon et la Californie. Les studios français viennent ici pour le «cluster» (expression utilisée en France pour parler de grappe), la main-d'oeuvre, la créativité et bien sûr le crédit d'impôt pour affaires électroniques. Ce dernier, lorsqu'il est combiné au reste des dispositions fiscales et aides disponibles, est plus alléchant que celui qu'offre la France.

Les mêmes facteurs d'attraction motivent l'arrivée de PME françaises dans le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC). «Ce qu'on vend au Québec, c'est notre bilinguisme, notre multiculturalisme, notre créativité, un coût de la vie moins cher, une main-d'oeuvre stable et des crédits d'impôt», résume André Petitclerc, directeur principal, développement des affaires en TI chez Investissement Québec. Sans parler de la possibilité qu'Investissement Québec fasse des prêts, des garanties de prêts, ou prenne des participations dans ces nouvelles entreprises, comme il l'a fait dans Ubisoft.

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