Les femmes pour redémarrer une économie en panne


Édition du 08 Novembre 2014

Les femmes pour redémarrer une économie en panne


Édition du 08 Novembre 2014

Par Diane Bérard
De nombreux défis économiques et sociaux profiteraient d'une diversité de compétences et d'opinions. Soit parce qu'il s'agit de nouveaux problèmes pour lesquels les acteurs traditionnels ne sont pas formés. Soit en raison de problèmes récurrents qu'on pourrait mieux dénouer en y ajoutant un regard neuf.

On a longtemps réclamé l'inclusion des femmes au nom de l'équité et de la justice sociale. L'argument a peu porté. Aujourd'hui, de nombreuses organisations internationales et des chercheurs de plusieurs pays ont prouvé qu'il en va du développement économique et de la richesse collective. Cette fois, les chefs d'État et les chefs d'entreprise écoutent, comme Les Affaires a pu le constater au Women's Forum.

Entrepreneuriat : et si on essayait les femmes ?

Walmart, Goldman Sachs, Coca-Cola... ces firmes ont toutes un point commun : elles ont décidé d'investir dans l'entrepreneuriat féminin. Walmart et Coca-Cola le font par l'intermédiaire de leur chaîne d'approvisionnement. De 2011 à 2016, le détaillant de Bentonville aura accordé des contrats d'une valeur de 20 milliards de dollars américains à des entreprises appartenant à des femmes. Il a aussi l'intention de doubler ses approvisionnements internationaux auprès d'entrepreneures. Quant à l'embouteilleur, il se donne jusqu'en 2020 pour contribuer au développement de cinq millions de PME dirigées par des femmes. C'est le programme 5by20. Coca-Cola accordera des contrats aux femmes et surtout, il leur donnera accès à de la formation en gestion, en production, en finance et en ressources humaines, afin que leur PME puisse relever les défis d'un fournisseur de grande entreprise. Quant à Goldman Sachs, il amorce la deuxième phase de son programme 10 000 femmes, lancé en 2008. Le financier s'est associé à 90 maisons d'enseignement et ONG pour former des entrepreneures. Parmi les retombées, très concrètes, 82 % des diplômées ont vu leur revenu augmenter et 71 % ont créé des emplois.

Pourquoi ces entreprises s'intéressent-elles à l'entrepreneuriat féminin ? «Parce que toutes les économies du monde ont cruellement besoin d'accélérateurs de croissance, répond Melanne Verveer. Et il a été prouvé que ce sont les PME qui mènent la croissance et l'emploi. Sur tous les continents, les gouvernements incluent l'entrepreneuriat dans leur plan de développement économique. Pourtant, l'entrepreneuriat féminin constitue l'occasion inexploitée des pays en développement et l'occasion sous- exploitée des pays avancés.»

Des initiatives prometteuses, certes, mais tout n'est pas gagné. Walmart et Coca-Cola doivent s'adapter à ces fournisseuses inexpérimentées. Quant à ces dernières, elles doivent s'engager dans une courbe d'apprentissage fort abrupte. De part et d'autre, il faudra s'apprivoiser.

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