Les absents du Québec inc.

Offert par Les Affaires


Édition du 27 Août 2015

Les absents du Québec inc.

Offert par Les Affaires


Édition du 27 Août 2015

Par Martin Jolicoeur

Plus tôt cet été, les membres du CA de Telus ont poussé leur chef de la direction à démissionner après qu'il eut refusé de déménager en Colombie-Britannique, où est situé le siège de la société de téléphonie. Au Québec, plusieurs patrons de grandes sociétés cotées ne résident pas dans la province, révèle une recherche exclusive de Les Affaires

En page 2 : comment dirige-t-on à distance?

Pas moins de 16 % du top 50 des sociétés publiques au Québec sont dirigées par un président ou un chef de la direction qui ne vit ni ne réside au Québec, a-t-on pu constater. Ainsi, même si le siège social de leur entreprise est officiellement situé à Montréal (ou sa région immédiate), bon nombre de chefs de direction de ces entreprises habitent, quant à eux, à des centaines de kilomètres de là, souvent en Ontario ou aux États-Unis.

Les cas de BCE et Valeant sont largement documentés. Mais figurent également parmi ces sociétés les cas plus insoupçonnés d'entreprises comme Alimentation Couche-Tard, TransForce ou même Domtar.

Ces informations relatives au lieu de résidence des hauts dirigeants de sociétés cotées en Bourse sont contenues dans les circulaires de direction que doivent déposer une fois l'an toutes les sociétés à capital ouvert du pays auprès des autorités de réglementation. Ces documents sont compilés sur le site du Système électronique de données, d'analyse et de recherche (SEDAR), géré par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM).

Ainsi, à la lecture de chacune des circulaires des cinquante sociétés québécoises ayant les plus fortes valorisations boursières, on constate que huit d'entre elles, soit 16 %, sont dirigées par des patrons qui déclarent vivre à l'extérieur du Québec. Ensemble, selon Bloomberg, ces entreprises emploient plus de 200 000 salariés dans le monde et affichaient des ventes de 97,7 milliards de dollars en 2014.

Ontariens et Américains aux commandes

De cette liste de huit présidents ou chefs de la direction, trois déclarent vivre en Ontario, alors que cinq certifient vivre aux États-Unis. Deux exemples bien connus : George A. Cope, président et chef de la direction de Bell Canada Entreprises (BCE) depuis sept ans et J. Michael Pearson, chef de la direction de la multinationale pharmaceutique Valeant Pharmaceuticals, maintenant établie à Laval.

Ce dernier n'a jamais fait de mystère au sujet de sa résidence de Bridgewater au New Jersey. Interrogé il y a trois ans, M. Pearson avait affirmé à Les Affaires : «Si j'avais déménagé chaque fois que Valeant a déménagé son siège social, mes enfants auraient dû changer d'école quatre fois depuis 2008». Aujourd'hui, Sébastien Beauchamp, porte-parole de la deuxième plus grande capitalisation boursière au Canada (derrière RBC), préfère plutôt vanter le «modèle d'affaires décentralisé» de l'entreprise.

Lire aussi: Siège orphelin: la vigilance est de mise

George Cope, un Ontarien endurci, a aussi maintes fois été questionné à ce propos. Comment peut-il diriger BCE de Toronto, alors que son siège se trouve toujours officiellement à Montréal ? M. Cope n'était pas disponible pour discuter de ce sujet avec Les Affaires, mais sa porte-parole Marie-Ève Francoeur a souhaité rappeler que ce dernier dispose de «bureaux à Montréal et à Toronto, même s'il réside à Toronto».

Peut-être bien, convient Michel Nadeau, directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques (IGOPP). «Mais dans le cas de BCE, déplore-t-il, onze des treize cadres supérieurs qui dirigent l'entreprise le font maintenant de Toronto.»

En page 2 : comment dirige-t-on à distance?


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