Le chef Laprise orchestre la relance du Club Mont-Royal

Publié le 02/10/2013 à 10:57, mis à jour le 02/10/2013 à 12:11

Le chef Laprise orchestre la relance du Club Mont-Royal

Publié le 02/10/2013 à 10:57, mis à jour le 02/10/2013 à 12:11

Par René Vézina

Normand Laprise en compagnie du chef en titre Jean-Michel Baudenon

Le contexte est plus difficile qu’autrefois pour les clubs privés, mais le vénérable club Mont-Royal croit qu’il peut servir encore mieux sa clientèle sélect en modernisant son image et ses installations.

Il vient de rouvrir ses portes après trois mois de travaux qui auront notamment permis de réaménager sa cuisine et l’une des salles de réunion, maintenant dotée d’équipements électroniques perfectionnés.

Pour mettre la cuisine et les menus au goût du jour, on a fait appel à l’un des chefs les plus renommés de Montréal, Normand Laprise, copropriétaire du Toqué! et de la Brasserie T. Avec son équipe, il a travaillé à préserver la tradition du club tout en rajeunissant la carte. On misera désormais abondamment sur les produits du terroir. De son côté, la cuisine a fait l’objet d’investissements importants, elle dont certains équipements remontaient aux années 1950.

Cette association du club avec le chef Laprise, qui ne fera maintenant que superviser la transition, symbolise en soi les changements en profondeur qui redéfinissent sa physionomie.

Le club Mont-Royal a longtemps été identifié à l’establishment anglophone et masculin du monde des affaires montréalais. Institution plus que centenaire, elle n’a accueilli son premier président francophone, Louis Hébert, qu’en 1974. Elle s’est également ouverte progressivement aux femmes.

Aujourd’hui, les francophones forment 58 % de son membership, et les femmes, 15 %. On retrouve d’ailleurs aujourd’hui à sa tête la toute première présidente de son histoire, la chef de la direction de Rio Tinto Alcan, Jacynthe Côté, qui se dit convaincue que les membres vont apprécier les efforts mis à moderniser leur club. La fréquentation record de la salle à manger depuis sa réouverture, il y a une semaine, tend à confirmer son impression.

Tout ne va pas nécessairement bien dans l’univers discret des clubs privés montréalais. Depuis 2009, les clubs St-Denis et Mount Stephen ont tout à tour fermé leurs portes. Il y a bien eu l’apparition du 357 C, imaginé par Daniel Langlois, mais l’époque où les hommes d’affaires se retrouvaient entre eux, avec cigares et porto, tient davantage du passé. De là la nécessité de faire le saut au XXI e siècle, à l’image de ce que ce tente de faire le club Mont-Royal.

 

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