La Chine et ses ambitions en aéronautique

Publié le 22/11/2008 à 00:00

La Chine et ses ambitions en aéronautique

Publié le 22/11/2008 à 00:00

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"Zhuhai est une des villes les plus romantiques du monde", proclame le site Web de l'aéroport de cette ville du Sud de la Chine, qu'un bras de mer sépare de Macao. Zhuhai n'est ni Paris ni Venise, mais c'est une destination de choix pour l'industrie aéronautique chinoise. Tous les deux ans s'y tient le plus important salon d'aviation du pays, où les participants concluent des ententes et déploient fièrement les avancées technologiques nationales.

L'une des vedettes du salon de 2008 était l'ARJ21, un appareil régional de 70 places conçu en Chine. Son vol inaugural a eu lieu le 16 novembre après plusieurs reports - ce qui, il faut l'avouer, est fréquent dans l'industrie. Mais si l'ARJ21 a défrayé les manchettes, c'est parce que son constructeur, la Commercial Aircraft Corporation of China (CACC), a annoncé que la filiale de location d'avions du conglomérat américain GE avait signé une commande de cinq appareils au coût unitaire de 30 millions de dollars américains, avec une option d'achat pour 20 autres. Le premier sera livré en 2013.

Les loueurs d'appareils servent de tampon entre les transporteurs et les constructeurs aéronautiques en achetant et en revendant des options d'achat sur de futurs appareils. À titre de fabricant des moteurs de l'ARJ21, GE a toutes les raisons de s'intéresser à l'appareil et l'on s'attend à ce qu'elle en loue à des transporteurs chinois. Malgré cela, l'entente a été présentée comme un vote de confiance envers le ARJ21, puisque c'est la première fois qu'une société occidentale commande un avion construit en Chine.

Prêt à acheter un avion chinois ?

CACC affirme que l'appareil devrait obtenir sa certification de vol auprès des autorités américaines et chinoises d'ici 2010. En Chine même, cependant, les transporteurs locaux ont déjà commandé plus de 200 ARJ21. L'imposition de droits d'importation de 17 % et d'une taxe de vente de 5 % sur les appareils de moins de 25 tonnes entrave la vente d'appareils étrangers, ce qui pousse des constructeurs à rester à l'écart du marché chinois, comme Bombardier, ou à y implanter des usines d'assemblage, comme Embraer.

Les responsables de CACC en ont aussi dit davantage à propos de leur intention de construire un gros appareil de 150 places, qui serait dans la même catégorie que l'Airbus A320 et le Boeing 737. Bien que la Chine ne possède toujours pas l'expertise technique des constructeurs occidentaux, CACC soutient que la nécessité de concevoir des appareils moins bruyants et moins énergivores fait en sorte qu'il n'est pas si dramatique de devoir partir à zéro. La livraison est toujours prévue pour 2020.

Plusieurs analystes étrangers doutent que des transporteurs occidentaux soient un jour prêts à acheter des avions chinois. Mais ici encore, la Chine joue une longue partie.

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