Entrevue n°259 : Jim Treliving, dragon, copropriétaire de T&M Group


Édition du 19 Septembre 2015

Entrevue n°259 : Jim Treliving, dragon, copropriétaire de T&M Group


Édition du 19 Septembre 2015

Par Diane Bérard

«J'investis dans les entrepreneurs sur qui je pourrais compter si les choses tournaient mal» - Jim Treliving, dragon, copropriétaire de T&M Group.

On le surnomme «le gentil dragon». À l'émission Dragon's Den, Jim Treliving, copropriétaire de Boston Pizza par l'intermédiaire de T&M Group, a toujours un bon mot, même pour les présentateurs plus faibles. Peut-être parce qu'on a cru en lui à ses débuts. Après tout, son père lui a prêté 5 000 $ pour financer une franchise Boston Pizza, même s'il jugeait que son fils avait «besoin d'un psychiatre plutôt que de financement» !

Diane Bérard - Vous avez du succès en affaires. Et vous avez toujours été populaire auprès des femmes. L'émission télévisée Dragon's Den a fait grimper votre cote auprès d'un autre public, lequel ?

Jim Treliving - (Sourire) Les jeunes. Ils m'abordent régulièrement pour commenter certains épisodes ou me demander mon avis. Chaque fois, je suis impressionné du sérieux de leurs réflexions.

D.B. - Naît-on entrepreneur ou le devient-on ?

J.T. - Je doute que tout soit décidé à la naissance. Encore moins aujourd'hui. La quantité d'information à laquelle les jeunes ont accès grâce à Internet les stimule intellectuellement. Et les modèles de réussite qu'on leur présente nourrissent leurs rêves et leurs ambitions. Cette combinaison de connaissances, d'inspiration et d'aspiration donne de bons entrepreneurs.

D.B. - Comment le gouvernement peut-il stimuler l'entrepreneuriat?

J.T. - En s'assurant que les lois du travail permettent aux entrepreneurs d'accueillir les travailleurs étrangers dont ils ont besoin.

D.B. - Vous estimez que nous avons tous un ou deux talents, pas plus. Quel est le vôtre ?

J.T. - Je sais «lire» les gens. Ce sont mes années dans la Gendarmerie royale du Canada qui m'ont permis de découvrir ce talent et de le perfectionner. Dans ce métier, vous n'avez pas le choix, lire les gens est une question de survie. Si vous ne découvrez pas rapidement les intentions et l'état d'esprit d'un suspect, vous êtes cuit.

D.B. - En quoi ce talent a-t-il été utile en affaires ?

J.T. - Disons qu'il a fallu que je l'adapte. Dans la Gendarmerie royale, je lisais les gens, mais j'entrais peu en relation avec eux. J'étais sur le mode de l'observation. D'ailleurs, mon surnom était «glace», car j'exprimais peu d'émotions. Devenu entrepreneur et restaurateur, je me suis rendu compte qu'il fallait agir autrement. Ce n'était pas des suspects qui franchissaient nos portes, mais bien des clients. Il faut savoir peaufiner votre talent selon les circonstances, sinon vous risquez de le sous-exploiter. Et comme on en possède peu, il faut en tirer le maximum.

D.B. - Vous avez vu des milliers de présentations d'entrepreneurs. Quels conseils pouvez-vous donner ?

J.T. - Choisissez bien le membre de l'équipe qui fera la présentation. N'envoyez pas automatiquement le fondateur ou le pdg. Optez pour celui avec qui l'investisseur aura le plus envie d'être en affaires au quotidien.

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