Espace Labz : aider les start-up


Édition du 11 Février 2017

Espace Labz : aider les start-up


Édition du 11 Février 2017

Par Pierre Théroux

123rf

Le Parc scientifique de Sherbrooke accueillera prochainement une nouvelle composante : l'Espace Labz, un complexe multilocatif composé de laboratoires qui vise à accueillir des start-up du secteur des sciences de la vie. Il s'implantera ainsi à proximité de joueurs clés de la recherche et d'entreprises oeuvrant dans cette industrie. Comme le Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Sherbrooke, l'Institut de pharmacologie de Sherbrooke ou encore les Laboratoires Charles River, ce géant américain qui teste l'innocuité de nouveaux médicaments à Sherbrooke depuis 2008.

Ce nouveau bâtiment vient combler un vide important. «Il n'y a aucun laboratoire disponible, sauf ceux qui sont entre les murs des universités et du cégep et qui sont toutefois limités tant au plan de la superficie que de la vocation», indique Josée Blanchard, directrice, Développement des affaires - Sciences de la vie et Micro-nanotechnologies de l'organisme Sherbrooke Innopole, qui a piloté ce projet.

L'Espace Labz vise ainsi à résoudre un autre problème. «Faute d'espace, des entreprises quittaient la région ou étaient sollicitées par d'autres villes», souligne Josée Blanchard.

Construit au coût d'environ 5 millions de dollars, le complexe multilocatif ouvrira ses portes en juillet avec un premier locataire qui profitera notamment de laboratoires privés et communs, d'une salle de culture et d'autres équipements (autoclave, centrifugeuse).

La ville multiplie d'ailleurs les initiatives pour favoriser le développement ou la rétention d'entreprises sur son territoire. Il y a deux ans, c'est l'incubateur-accélérateur de start-up Espace-inc qui voyait le jour. «Il y avait un besoin de créer un lieu où de jeunes entrepreneurs pouvaient profiter d'un endroit non seulement pour développer leur projet d'entreprise, mais aussi pour se rencontrer et échanger», explique Chloé Legris, directrice générale et cofondatrice d'Espace-inc.

Depuis, une vingtaine d'entreprises ont profité de ce lieu et des services offerts pour une période pouvant s'échelonner sur trois ans. «Nous fonctionnons par tranches de six mois, selon divers programmes d'accompagnement pour des entreprises qui sont en phase d'incubation, de pré-accélération ou d'accélération», explique Mme Legris.

Les jeunes entrepreneurs peuvent utiliser une banque de 20, 100 ou 300 heures de coaching avec différents experts ou entrepreneurs. L'incubateur, installé dans les locaux rénovés d'un ancien poste de police, compte également des espaces pour le coworking et la tenue d'activités telles que des «Start-up drinks» et des hackathons.

Depuis l'été dernier, ces entreprises ont accès à un programme de financement, doté d'une enveloppe de 5 M$ provenant du fonds Desjardins-Innovatech. La jeune pousse Ecotierra, qui a fait partie de la première cohorte d'Espace-inc, a bénéficié de ce programme de financement. Le programme d'accélération l'a amenée à «travailler avec un coach qui nous a aidés à renforcer notre capacité d'obtenir du financement», indique Étienne Desmarais, cofondateur et président de l'entreprise d'une vingtaine d'employés.

Cette entreprise sociale est spécialisée dans le développement de projets agroforestiers au sein de petites communautés agricoles au Pérou, en Colombie et en Côte d'Ivoire. Elle aide les coopératives locales à transformer leurs parcelles déboisées et à faible rendement en cultures durables de cacao et de café. L'augmentation de la quantité et de la qualité de la production amène du même coup une hausse des revenus. Autre impact majeur : «Les petits producteurs peuvent générer des crédits de carbone et d'autres sources de revenu», explique M. Desmarais.

L'entreprise Innomalt, qui se spécialise dans la production de malt pour répondre aux besoins grandissants des microbrasseries du Québec et de la Nouvelle-Angleterre, a aussi profité du soutien financier et logistique de l'incubateur. Fondée en 2014 par deux doctorants en microbiologie, la PME a pu concrétiser la construction de son usine de production, qui devrait alimenter les microbrasseries dès l'automne 2017.

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