Entrevue n°231: Peter Gago, vigneron en chef et directeur général, Penfolds

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Décembre 2014

Entrevue n°231: Peter Gago, vigneron en chef et directeur général, Penfolds

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Décembre 2014

Par Diane Bérard

D.B. – Ces cliniques ont une valeur financière pour vos clients. Mais elles ont aussi une valeur sentimentale...

P.G. – Le vin est lié à la fête. Les bonnes bouteilles servent souvent à souligner les moments heureux de notre vie. Plusieurs clients conservent les leurs pour un anniversaire de mariage, une naissance, une remise de diplôme. Ils partagent leurs histoires pendant les cliniques de rebouchage. Cela donne lieu à de beaux moments d’émotion. Sans compter que ces instants de partage resserrent les liens entre Penfolds et ses clients. Nous n’avons pas à faire de storytelling autour de la marque Penfolds, nos clients s’en chargent pour nous.

D.B. – Des représentants de la SAQ ont assisté à votre clinique de rebouchage de Montréal...

P.G. – Oui, ils voulaient en savoir plus. Ils se sont rendu compte que nous éduquons leur clientèle. Car on ne fait pas que déboucher et reboucher des bouteilles. Nous discutons conservation du vin et nous en profitons pour faire une dégustation.

D.B. – Il se vend de plus en plus de Penfolds dans les aéroports...

P.G. – En effet, le marché des voyageurs (travel retail) est un canal de distribution non traditionnel qui fonctionne très bien. Des boutiques hors taxes comme celles de Hong Kong et de Dubaï fonctionnent très bien.

D.B. – Penfolds est un énorme fabricant de vin. Le monde appartient plutôt aux petits producteurs indépendants...

P.G. – Et je le comprends. Je suis un mélomane. Or, le monde du vin ressemble beaucoup à celui de la musique. Je cherche constamment le nouveau son, la nouvelle étiquette, le nouvel artiste, etc. Mais la nouveauté n’est nouvelle que quelques mois. Lorsqu’un restaurateur essaie un nouveau producteur, il doit toujours se demander si celui-ci pourra encore l’approvisionner dans six mois. Il doit viser l’équilibre entre la nouveauté et la stabilité. Je suis convaincu qu’il y a de la place pour tout le monde.

D.B. – On a tout de même le sentiment de connaître les Koonunga Hill, Bin 28 et Bin 128 par cœur...

P.G. – Penfolds n’est pas une petite entreprise. Ni un vignoble boutique. Ni une société familiale [Penfolds appartient à l’Australienne Treasury Estate Wine, le fabricant de vins le plus important d’Australie, qui compte 80 marques et produit 30 millions de caisses par an]. Nous sommes une très grande entreprise, et aux yeux de plusieurs, c’est assorti d’une image négative. Et parce qu’ils sont très populaires, nos vins d’entrée de gamme donnent l’impression que nous manquons de diversité. Il nous appartient de lutter contre ce préjugé. Par exemple, nous travaillons beaucoup avec les jeunes sommeliers. Ils nous accueillent en disant « nous cherchons de la nouveauté ». On leur fait alors goûter nos versions haut de gamme. Par exemple, en plus du cabernet Koonunga Hill à 18 $, nous fabriquons aussi le Bin 389 Cabernet Shiraz à 45 $ et à 99 $, le Bin 95 Grange Shiraz 2005 à 975 $ et le Bin 170 Kalimna Limited Edition Shiraz à 1 800 $.

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