Entrevue n°231: Peter Gago, vigneron en chef et directeur général, Penfolds

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Décembre 2014

Entrevue n°231: Peter Gago, vigneron en chef et directeur général, Penfolds

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Décembre 2014

Par Diane Bérard

D.B. – Que représente pour vous le marché chinois ?

P.G. – La Chine est notre marché d’exportation en plus forte croissance. C’est notre Amérique d’il y a 25 ans. Lorsque Penfolds a débarqué en Amérique, nous n’avons pas découvert un pays, mais bien des pays. Des régions où les habitants vivent et pensent très différemment les uns des autres. Et qu’il faut apprivoiser. Pour Penfolds, la Chine n’est pas encore un marché tangible. C’est un marché potentiel à découvrir et à apprivoiser.

D.B. – Le marché chinois est plein de promesses, mais il vous cause aussi des soucis...

P.G. – Je suppose que vous faites allusion à la copie. Tous les marchés comptent leurs opportunistes. En Chine, quelqu’un utilise le nom « Binfolds ». Nous avons aussi vu des bouteilles de « Benfolds ». Ceci, bien sûr, pour créer de la confusion auprès du consommateur. Mais on trouve aussi de la pure contrefaçon. Les étiquettes sont si bien imitées que le consommateur n’y voit que du feu. Souvenons-nous que l’on doit l’invention du commerce aux Chinois. Ce sont des commerçants dans l’âme. Se présenter sur leur marché exige une adaptation. Disons que nos avocats doivent parfaire leurs connaissances. En Chine, les lois commerciales changent tout le temps. Leur application aussi. Les sociétés étrangères doivent essayer de voir venir le vent. Ce n’est pas évident.

D.B. – Vous êtes de passage à Montréal pour une clinique de « rebouchage » (recorking). De quoi s’agit-il ?

P.G. – C’est à la fois une forme ultime de service à la clientèle, un outil de marketing et un avantage concurrentiel. Si vous possédez un vin Penfolds de 15 ans et plus, vous vous présentez à notre clinique avec votre bouteille. Nous le déboucherons, le goûterons, en confirmerons la valeur sur le marché et nous le reboucherons. Ces ateliers sont animés par mon collègue Steve Lienert, vigneron sénior, ou moi-même, vigneron en chef. Nous sommes le seul fabricant de vin à offrir ce service. Ces ateliers ont lieu dans toutes les grandes capitales du monde à un intervalle de deux ans. Une bouteille évaluée lors d’une de nos cliniques voit sa valeur augmenter sur le marché secondaire.

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