Alfred Dallaire Memoria : deux tempêtes législatives en sept ans


Édition du 23 Avril 2016

Alfred Dallaire Memoria : deux tempêtes législatives en sept ans


Édition du 23 Avril 2016

Jocelyne Dallaire-Légaré, pdg des centres funéraires Alfred Dallaire Memoria. [Photo : Martin Flamand]

Jocelyne Dallaire-Légaré, pdg des centres funéraires Alfred Dallaire Memoria, vient de vivre sa deuxième tempête législative en sept ans. La première fois, en 2009, le projet de loi 8 menaçait de rétablir la possibilité pour les assureurs de vendre de l'assurance frais funéraires - un produit interdit depuis 1974 -, une concurrence directe et déloyale aux PME de services funéraires, selon le milieu. La menace est écartée pour le moment puisque les articles concernés ont été suspendus.

Il y a quelques mois, c'est le projet de loi 66 visant à instituer la Loi sur les activités funéraires qui venait jeter un voile sur l'activité des entreprises de services funéraires comme celle de Jocelyne Dallaire-Légaré. La principale menace : «Le projet de loi prévoyait interdire la dispersion des cendres et exiger des contenants rigides pour les urnes funéraires, alors que les nouvelles tendances s'orientent vers la diversification et que nous avons développé des urnes en coton biodégradable, des urnes de glace et des urnes botaniques. Cette loi nous aurait empêchés de faire ça», s'écrie Jocelyne Dallaire-Légaré. Finalement, ces dispositions ont été supprimées de la loi adoptée en février dernier.

«On vit dans un monde d'influence»

Dans les deux cas, la pdg a été prise de court. «Dans le milieu, on ne savait pas que ces projets législatifs étaient en cours ni quel était leur niveau d'avancement. J'étais vraiment fâchée, parce que j'avais l'impression que tout avait été fait en catimini, sans que personne ne soit consulté», se souvient Jocelyne Dallaire-Légaré, qui a «refusé de se soumettre» et a pris son bâton de pèlerin. Elle a consulté un avocat, un actuaire, puis une firme de relations gouvernementales, H+K Strategies, elle a mobilisé ses confrères, réalisé une vidéo explicative.

Pour le projet de loi 66, elle a fait rédiger un avis juridique et un mémoire par une juriste de son entreprise et commandé un sondage sur les modes d'inhumation privilégiés par les familles. Elle a aussi fait déposer un mémoire et l'a fait circuler parmi les personnes pertinentes du gouvernement. Elle a été reçue par les membres de la commission parlementaire de la santé et des services sociaux de l'Assemblée nationale pour faire valoir son point de vue.

«Je me suis rendu compte qu'on vit dans un monde d'influence. Si on est absents, on se fait passer sur le corps. Par conséquent, les frais de consultation d'une firme spécialisée, qui a les relations qui lui permettent d'être entendue par les bonnes personnes, d'avoir les dates clés du processus, etc., constituent une dépense qui me semble vitale. Ça nous aurait coûté beaucoup plus cher de ne pas le faire», juge Jocelyne Dallaire-Légaré, heureuse d'avoir pu faire entendre sa voix. Inscrite au registre des lobbyistes, elle est désormais vigilante face aux travaux législatifs du gouvernement.

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