" Trente ans se sont évaporés en 30 jours "

Publié le 04/12/2010 à 00:00, mis à jour le 14/12/2010 à 17:47

" Trente ans se sont évaporés en 30 jours "

Publié le 04/12/2010 à 00:00, mis à jour le 14/12/2010 à 17:47

Par Marie-Eve Fournier

Même si les relations avec votre banquier sont au beau fixe depuis des décennies, elles peuvent s'envenimer très rapidement et menacer l'équilibre de votre entreprise. Le détaillant Jacob l'a appris à ses dépens au cours des dernières semaines. Au moment où il élaborait un plan de relance avec PricewaterhouseCoopers, ses fournisseurs et les propriétaires de centres commerciaux, la Banque Nationale a réduit sa marge de crédit.

Les choses ont dégénéré à tel point que Jacob s'est placé à l'abri de ses créanciers, le 19 novembre. La semaine dernière, au cours des audiences tenues au Palais de justice de Montréal dans le cadre de la restructuration du détaillant, la tension entre les protagonistes était palpable.

L'homme d'affaires Joseph Basmaji, qui a ouvert la première boutique Jacob en 1976, est venu à la barre raconter les événements des derniers mois. " En janvier dernier, notre marge de crédit était de 15 millions de dollars (M$). Un matin, la jeune femme qui fait le suivi de la trésorerie a découvert que la marge était rendue à 1 M$. Sans avis ni explications ! "

L'unique propriétaire de la chaîne de magasin a indiqué qu'il avait rapidement communiqué avec son banquier pour voir s'il s'agissait d'une erreur. " On m'a dit : donnez-nous vos liquidités, on va vous soutenir et honorer les chèques. Cela a créé de l'incertitude tout au long du printemps. Ça a été dur à gérer ", a confié l'homme de 58 ans.

Selon les avocats de la Banque Nationale (BN), ce changement était permis par la convention de crédit. Mais le juge Martin Castonguay a considéré cette justification sans intérêt pour la Cour.

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