10 choses à savoir mercredi

Publié le 25/10/2017 à 09:32

10 choses à savoir mercredi

Publié le 25/10/2017 à 09:32

Par Yannick Clérouin et François Remy

 Le bitcoin, nouvelle bulle techno; que vaut le Made in Canada à vos yeux ?; les vieilles séries font le succès des Prime, Netflix et consorts... ainsi que 7 autres nouvelles qui valent le détour en ce mercredi 25 octobre.

1. Le bitcoin, porteur d'une nouvelle bulle techno? La «devise virtuelle» a été nettement plus rapide que d’autres à rejoindre le club des 100 milliards $ de valorisation. Il n’existe pas de mesure officielle pour déterminer si un marché se trouve dans une bulle. Quoique la vitesse et la force d’augmentation pourraient être de bons indicateurs. Faut-il rappeler que les «actions .com» avaient bondi de 680% entre la fin 1996 et mars 2000. Or, le bitcoin a gonflé de 825% rien que sur la dernière année. La valorisation de la cryptomonnaie a ainsi dernièrement dépassé les 100G$. Elle pèse désormais plus lourd que d’énormes sociétés financières telles que PayPal (84G$) ou American Express (81G$). Quant aux transactions, elles représentent environ 1 milliard $ par jour, soit plus de 6 fois les volumes quotidiens de 2016. Et les frais (0,1% versé aux plateformes) atteignent 365 millions $. «Et cet univers du bitcoin attire les investisseurs dans les ICO ou les fabricants de puces», insiste Stephen Gandel, chroniqueur pour Gadfly, alors «si la bulle du bitcoin venait à éclater, c’est bien plus que la valeur d’une cryptomonnaie qui pourrait disparaître».

2. Que signifie «Made in Canada» pour vous? La réputation d’un pays existe chez chacun d’entre nous, même inconsciemment. Il suffit de faire l’exercice avec du sirop d’érable, par exemple. Le fait qu’il provienne d’ici ou de Chine suscitera des émotions diverses chez le consommateur. Et, a fortiori, ces perceptions auront un impact déterminant sur la réussite à l’international. Statista a ainsi réalisé une sorte de bulletin scolaire pour 52 pays à travers le monde, en sondant plus de 43000 personnes à propos des produits d’origine. Ce «Made-in-Country-Index» (MICI) rassemble plus de 129000 évaluations. Et dans le classement, le Canada se retrouve en 6e position avec un score de 85, devant l’Italie (7e), la France (9e) ou les États-Unis (10e). Fait intéressant pour les partisans du «America First», les produits les mieux perçus avec une étiquette «fabriqué aux États-Unis» sont les vêtements. À titre de comparaison, les biens canadiens les plus convoités à l'exportation sont les voitures, comme pour l'Allemagne, qui trône en tête du MICI 2017.

3. Et les banques «les plus solides au monde» sont... canadiennes, évidemment. Dans sa dernière étude sur la compétitivité mondiale, le World Economic Forum (WEF) fournit toute une série d'indicateurs, notamment sur la performance des institutions bancaires. Et le résultat de cette mesure, qui ne comporte aucune donnée économique objective puisqu’il s’agit d’un sondage, est que les banques du Canada sont perçues comme les plus «robustes» de la planète. Avec un score de 6,6/7, elles arrivent ainsi ex aequo aux côtés des établissements financiers de la Finlande. Pourtant, nos principales banques avaient accusé une prestation décevante au Top 50 des banques les «plus sûres» au monde du magazine Global Finance en septembre dernier. Presque toutes avaient glissé et la Banque CIBC en avait même été éjectée. Seule la Fédération des Caisses Desjardins s'est montrée stable. Mais pour en revenir à l'enquête d'opinion du WEF, notons qu'elle indique que les Américains ne se fieraient plus à leurs systèmes bancaires depuis la crise financière de 2008 : les États-Unis arrivent en 24e position, entre le Qatar et le Costa Rica.


4. Le rêve du diamant québécois est brisé. Du moins pour le moment. Le projet Renard de la minière Stornoway laissait entrevoir un avenir brillant pour la première mine de diamants québécoise. Même si elle a été lancée plus vite que prévu et à un budget moindre qu’anticipé, la mine n’a pas permis à l’entreprise de rayonner auprès des investisseurs. En fait, son titre s’est fracassé de 50% au cours de la dernière année. Comme l’explique Nicolas Van Praet, du Globe & Mail, le producteur a frappé un noeud: ses diamants se brisent à un taux plus élevé que prévu lors du procédé de traitement du minerai. Malheureusement, dans l’industrie, plus les diamants sont gros, mieux c’est. La qualité des diamants de Stornoway en souffre et par conséquent ses résultats. Le PDG de Stornoway, Matt Manson, affirme que l’entreprise est capable de faire mieux et qu’elle y parviendra. Ce problème ralentit toutefois son développement et sa diversification vers d’autres sources de production, raconte M. Van Praet. Elle a jeté un oeil à Dominion Diamond, qui contrôle une mine de diamants dans les Territoires du Nord-Ouest, mais n’a pas fait d’offre formelle. En Bourse, les investisseurs s’impatientent. Le titre de Stornoway a reculé de 7% mardi et a ainsi touché un creux en 52 semaines. Heureusement pour l’heure, Stornoway compte sur l’appui d’Investissement Québec, son principal actionnaire. Espérons que Stornoway trouvera une solution afin que le rêve du diamant québécois ne soit pas brisé.

5. Sur Netflix, vous êtes du genre à regarder Friends ou Breaking Bad? C’est normal! Oui, nous le répétons souvent ici, les géants de la vidéo en ligne investissent massivement dans le contenu original. Netflix a prévu de 7 à 8 milliards $ et présentera l’année prochaine plus de films originaux que les majors d’Hollywood. Amazon Prime déboursera environ 4 millards. Et les entreprises techno, Facebook ou Apple, se sont lancées dans la course au contenu. Pourtant, selon une récente étude menée par Nielsen, 80% du temps passé sur les plateformes de vidéo à la demande consiste à (re)voir de «vieilles» séries sous licence, rapporte le site Media Village. Ces données montrent clairement que les internautes cherchent du contenu familier mais la programmation d'autres chaînes ou studios qu'ils auraient pu manquer. C'est la grande variété du catalogue de séries et de «vieux» films qui a rendu ces services si populaires. Néanmoins, «ce qui motive les inscriptions et les renouvellements, ce sont probablement les créations originales», nuance toutefois dans l'entretien Steve Hasker, directeur général Nielsen. Or, que regardent en premier les analystes financiers? La croissance des nouveaux abonnés...

6. Du rouge à Wall Street, cible relevée pour le CN, Air Canada conforme et nouveau suivi pour cette montréalaise. Wall Street s'apprête à ouvrir en légère baisse mercredi, prenant un peu de recul au lendemain d'un record du Dow Jones et tandis que se poursuit la publication de nombreux résultats d'entreprises. On attend notamment de pied ferme les résultats de l'avionneur Boeing(NY., BA) avec qui Bombardier(Tor., BBD.B) a un important différend commercial, ainsi que ceux du spécialiste des boissons gazeuses Coca-Cola(NY., KO). À suivre dans nos revues boursières du jour.

7. Mazda fait un pied de nez aux véhicules électriques. Si les constructeurs japonais ont pris du retard au chapitre de l’innovation automobile ces dernières années, notamment dans le 100% électrique, ils n’ont pas dit leur dernier mot. Le petit Mazda Motor a surpassé ses grands rivaux dans la mise au point d’un moteur à essence à partir d’une technologie d’allumage qui est considérée comme le Saint Graal des moteurs à haute efficacité, écrit CNBC. Tandis que la réglementation sur les émissions se resserre un peu partout dans le monde, cette innovation de Mazda pourrait donner un nouvel élan aux moteurs à essence. Le constructeur présentera sa technologie Skyactiv-X cette semaine dans le cadre du Salon de l’auto de Tokyo, qui se déroule jusqu’au 5 novembre. Mazda est un petit acteur dans le monde de l’automobile et ne dispose pas de moyens financiers aussi grands que Toyota, Honda ou GM pour réaliser sa R-D. Ses dirigeants sont néanmoins convaincus que des moteurs à essence plus efficaces offrent une meilleure solution pour réduire les émissions de carbone que les autos alimentées par de l’électricité produite à l’aide de combustibles fossiles. Et ils semblent avoir fait un pas de géant dans cette direction.

8. LinkedIn vous offre une secrétaire pour répondre à vos messages. Le réseau social professionnel présente «Smart Replies», son intelligence artificielle qui suggère des réponses s’améliorant et se personnalisant au fil des correspondances. «Les conversations sur LinkedIn peuvent vous apporter de nombreuses opportunités, allant de la rencontre avec votre prochain patron aux précieux conseils d'un confrère de l’industrie. Mais nous savons que trouver le temps de répondre ou simplement se montrer réactif peut parfois relever du défi», remet en contexte un gestionnaire de produit sénior sur le blogue de LinkedIn. Un sentiment de déjà vu? Il est vrai que depuis quelques temps, Gmail offrait déjà ce genre de fonctionnalité, de façon plus basique (3 choix de réaction succincte à un courriel).

9. Pauvres geeks... le substitut de repas préféré de la communauté techno de la Silicon Valley vient d’être interdit au Canada. Dans le blogue de son entreprise, le fondateur et PDG de Rosa Foods, Rob Rhinehart, informe que le Soylent a été banni au pays parce qu’il ne répond pas aux critères de substitut de repas tel que le produit se définit. «Bien que nous estimions que les critères ne reflètent pas l’état actuel des connaissances des besoins nutritionnels de l’homme, nous respectons la réglementation de l’Agence et répondre à toutes les exigences requises», écrit le PDG. Par conséquent, l’entreprise ne pourra plus vendre ses produits au Canada tant qu’elle n’aura pas réglé le différend avec l’organisme de réglementation. Comme le raconte Mashable, le Soylent, inventé par un programmeur, a fait une percée auprès des informations de la Silicon Valley en 2013, en étant considéré par plusieurs comme la nourriture du futur. L’entreprise fait valoir que le Soylent fournit 20% de tout l’apport nutritionnel quotidien nécessaire. Question de vous mettre en appétit pour le déjeuner, cliquez ici pour consulter sa fiche nutritionnelle en français.

10. Un hôtel pour jouer à la XBox One toute la nuit... Le rêve des gamers compulsifs semble se réaliser à Sydney où XBox ouvrira en novembre les portes de son établissement baptisé «Stay N' Play» dans lequel il sera possible de s’user les pouces 24h/24 sur le nouveau modèle de console. Un environnement optimal pour les excès : une télé 4K et des casques Dolby Atmos par chambre, un groom à disposition pour apporter des jeux tels que Forza Motorsport 7, Assassin’s Creed Origins, Call of Duty and Minecraft, ainsi que des pyjamas brodés de lettres XBOX…

 

Sources: World Economic Forum, Mashable, Gadfly, Statista, Media Village, Soylent, EventBrite...

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NDLR: L'article des «10 Choses à savoir» reste un exercice de revue de presse. Les avis et opinions qui y sont rapportés ne reflètent pas nécessairement ceux et celles de la rédaction de Les Affaires.

 

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