10 choses à savoir lundi

Publié le 31/07/2017 à 09:01

10 choses à savoir lundi

Publié le 31/07/2017 à 09:01

Par Yannick Clérouin et François Remy

Point 2: un test anti-allergène de poche.

Bon lundi 31 juillet! Voici 10 informations qui méritent votre attention ce matin.

1-Rien ne semble arrêter ceux qui veulent passer des vacances aux frais de la reine. Quelque 10000 touristes britanniques ont déposé de fausses plaintes pour intoxication alimentaire contre des hôteliers espagnols, dans l’espoir de se faire rembourser leur séjour, rapporte l’AFP. Pour contrer cette ignoble tactique qui a fait boule de neige–de 600 en 2015-2016, le nombre de plaintes a explosé à 10000 à ce jour pour la saison 2016-2017–, les hôteliers font désormais appel à des détectives privés et se lancent dans des procédures judiciaires. La loi de défense des consommateurs au Royaume-Uni est si protectrice qu'elle n'exige aucun certificat médical prouvant la maladie et accorde un délai de trois ans aux plaignants pour déposer leur plainte, explique l’AFP. Les hôteliers espagnols affirment pour leur part que des sociétés spécialisées dans le traitement des plaintes démarchent ouvertement les clients aux abords des complexes touristiques en leur proposant un service gratuit. On a pas entendu parler de cas similaire au Québec, mais les entrepreneurs du secteur du tourisme ont intérêt à s’y préparer, pour éviter de coûteuses poursuites.

2-Un test anti-allergène qui tient dans la poche. Un étudiant de l’université londonienne Brunel a mis au point un petit boîtier permettant aux personnes allergiques de tester leur nourriture. Le prototype baptisé Ally, en jouant sur les mots «alliés» et «allergies», détecte pour l’instant des traces de lactose mais pourrait dans des versions futures servir à repérer la présence d’arachides ou de crustacés, rapporte le magazine Dezeen. Le concepteur affirme que l'appareil était moins cher à fabriquer que d'autres testeurs sur le marché et que le coût d’utilisation était ainsi partagé par 100.

3-190 milliards de dollars. C’est la somme que l’état tanzanien réclame à une filiale du producteur aurifère torontois Barrick Gold(ABX, 20,99$), qu’il accuse d’exporter des minerais illégalement. Jamais aucune entreprise ne s’était vu réclamer autant d’argent par le fisc, écrit Les Echos. Acacia Mining, filiale africaine du premier producteur mondial d’or, Barrick Gold, a dit avoir reçu cette facture d’impôts qui équivaut à quatre fois le PIB du pays dans lequel la société minière exploite deux mines. C’est aussi sept fois la valeur boursière de Barrick Gold(24,5G$). Pourquoi la Tanzanie exige-t-elle une telle somme? Quelque 40 milliards de dollars d’impôts impayés pour la période allant de 2000 à 2017 et le reste étant des pénalités et des intérêts. Cette sanction, souligne le quotidien financier français, n’est qu’un volet d’une longue dispute entre le producteur d’or torontois et la Tanzanie. En fait, le différend remonterait au premier investissement réalisé dans ce pays par Barrick Gold, dans les années 1990. Barrick Gold, qui possède 63,9% d’Acacia, dit mener des discussions avec le gouvernement du pays concernant l’embargo sur les exportations de concentrés de métaux imposé récemment.

4-Écran bord à bord, reconnaissance faciale, caméra infrarouge…de nouveaux indices sur ce que réserve l’iPhone 8 viennent d’être dévoilés par le HomePod d’Apple. La firme de Cupertino a «accidentellement» mis en ligne le logiciel embarqué dans son enceinte connectée. Des développeurs ont alors passé au peigne fin les lignes de codes pour dénicher des informations sur le prochain téléphone intelligent. Les trouvailles confirment les rumeurs persistantes telle la présence d’une caméra frontale 3D ou du design, souligne le site Mashable France. 

 

 

5-Fan fini de Steve Jobs, vous pouvez maintenant revivre sa vie en opéra...Le cofondateur d’Apple était un être si fascinant que les livres et les films ne suffisent pas à faire revivre les grands moments de sa vie, il faut un opéra aussi. Le compositeur Mason Bates y a remédié en créant un opéra de 90 minutes qui dépeint les moments clés de la vie du coloré personnage. «The (R)evolution of Steve Jobs» parcourt les événements clés de sa vie, du garage où Jobs et Wozniak ont créé une des entreprises les plus dominantes de l’histoire jusqu’au service funéraire du légendaire homme d’affaires en 2011, raconte le site moneyish. M. Bates a allongé 2M$US pour donner naissance à (R)evolution, qui n’a pas été approuvée par la succession de Steve Jobs ni par Apple. Cela dit, l’auteur a réalisé une recherche importante pour créer son oeuvre. Revolution, qui est présenté jusqu’au 25 août à Santa Fe, a reçu des critiques partagées. Mais bon, si vous êtes vraiment un adepte de M. Jobs, vous pouvez songer à un détour par Santa Fe pour vos vacances.

6-En Bourse, la dernière séance de juillet s’amorce sur une note contrastée, tandis qu’il y a une accalmie au chapitre des résultats du deuxième trimestre. Les investisseurs auront par ailleurs quelques données économiques à se mettre sous la dent. Dans notre revue de marché complète, on vous parle de Bombardier, de Canadian Tire, de Norbord et de Saputo.

7-Et si on pouvait, grâce à LinkedIn, identifier les employés qui sont sur le point de quitter l’entreprise et prendre des mesures pour comprendre leurs insatisfactions et les retenir? C’est ce que fait la startup hiQ Labs, qui réalise des analyses à partir d’une petite portion des données publiques disponibles du réseau qui compte 500 millions de membres professionnels. hiQ vend ses produits aux employeurs comme eBay qui veulent éviter que leurs meilleurs talents ne quittent le bateau, raconte Quartz. L’idée est bonne et tout allait rondement pour la start-up, qui a commencé à collecter des informations de LinkedIn sans problème à partir de 2012. Jusqu’à mai dernier. Le réseau social, maintenant propriété de Microsoft, a annoncé qu’il changeait sa politique en matière d’accès aux informations. hiQ n’a pas tardé à déposer une poursuite contre LinkedIn, arguant que cette dernière veut nuire à la concurrence en limitant l’accès à son site. Ce cas aura des implications bien plus vastes que le simple différend entre hiQ et LinkedIn. Il pourrait remettre en question la légitimité de l’industrie croissante de l’analyse de données sur le Web, dit un expert. C’est que la majeure partie des entreprises spécialisées en la matière opèrent en zone grise. Un juge devra déterminer si les données de chaque entité Internet ont un accès privilégé.

8-Si l’administration Coderre veut renflouer ses coffres après la tenue du coûteux événement de Formule E, nous avons une suggestion: imposer des contraventions aux citoyens de la ville qui traversent la rue le nez collé sur leur téléphone portable. Honolulu vient de franchir ce pas, devenant la première ville américaine à passer une loi qui sanctionne ceux qui traversent la rue en utilisant leur appareil mobile. Dès octobre prochain, il en coûtera entre 15$US et 99$US à quiconque enfreint cette règle. La peine sera plus lourde pour les récidivistes. Le maire de la ville dit avoir une bonne raison de contrôler l’utilisation du cellulaire. Honolulu est la principale ville américaine où il y a le plus d’accidents impliquant des piétons. Des critiques se font toutefois entendre. Plutôt que la répression, la ville ne devrait pas favoriser l’éducation?

9-Le pire accident aérien évité de justesse grâce à… une simple phrase. Lorsqu’au début du mois, un avion d’Air Canada s’est apprêté à atterrir par erreur sur une piste servant au décollage de quatre autres appareils à San Francisco, tout s’est joué en une instruction. L’aiguilleur du ciel qui venait de confirmer la procédure aux pilotes a alors calmement dit «go-around», «remettez les gaz». Outre une démonstration de l’apprentissage intensif de la gestion de crise pour les professionnels de l’air, cela renvoie à ce que les Européens appellent la «juste culture». Un véritable courant de pensées codifiant la façon dont on communique les erreurs en entretenant une certaine sûreté psychologique. D’autres entreprises, à l’instar de Google ont adopté cette culture pour libérer les collaborateurs des mécanismes d’auto-protection qu’impose le travail en groupe et ainsi augmenter la créativité.

10-Tandis que les yeux étaient rivés vendredi sur le nouveau modèle de Tesla et ses technologies avancées, la marque de luxe britannique Rolls-Royce a lancé un véhicule, qui, pourrait-on dire, revient aux origines de la beauté du monde en y incorporant des oeuvres d’art. La nouvelle Phantom du constructeur britannique veut ainsi se coller à une clientèle qui collectionne de plus en plus les oeuvres d’art contemporaines. Jetez un oeil à cette vidéo pour voir qu'il n'y a pas que la technologie qui redéfinit les bonnes vieilles voitures.

Sources: Les Affaires, Les Echos, Quartz, Reuters, Dezeen, AFP...

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NDLR: L'article des «10 Choses à savoir» reste un exercice de revue de presse. Les avis et opinions qui y sont rapportés ne reflètent pas nécessairement ceux et celles de la rédaction de Les Affaires.

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