10 choses à savoir lundi

Publié le 07/08/2017 à 09:26

10 choses à savoir lundi

Publié le 07/08/2017 à 09:26

Par Yannick Clérouin et François Remy

Point 10: votre maison, votre île... flottante

Bon lundi 7 août! Voici 10 informations qui méritent votre attention ce matin.

1. Hydro-Québec, Bell et la BMO se lancent-elles dans le cyberespionnage? Les plus grandes entreprises du pays vont avoir accès à une sorte de réservoir d’informations sensibles pour alimenter leurs mesures de cybersécurité. En cas «d’indices de menace active» récoltés par les équipes de défense du gouvernement et du Centre de la sécurité des télécommunications (CST), des données rendues «digestes» seront communiquées aux grands acteurs du marché pour prévenir les attaques et couvrir les failles, rapporte le Globe and Mail. C’est un partage d’expertise gouvernementale avec le secteur privé, se félicite un directeur de l’Échange canadien des menaces cybernétiques (ECMC). À l’heure où les rançongiciels font fréquemment la Une des journaux et que la complexité des assauts informatiques est globalement grandissante, la Banque du Canada parle d’ailleurs de «vulnérabilité structurelle». 28 entreprises collaborent jusqu’ici et 11 de plus entendent participer par la suite. Si les partenaires n’ont pas été dévoilés, cela concerne les 6 plus importantes banques et les 5 plus grands opérateurs télécom, détaille le quotidien. Air Canada, le Canadien National et Hydro One apparaîtraient également sur la liste.

2. Un manifeste anti-diversité fait polémique chez Google. Alors que le Département du travail américain mène une enquête sur la discrimination salariale sévissant au sein du géant d’internet, un courriel interne jette de l’huile sur le feu. Intitulé «Google’s Ideological Echo Chamber», ce «manifeste» rédigé par un ingénieur sénior de Moutain View estime que la sous-représentation des femmes dans le secteur de la technologie découle de «différences psychologiques» avec les hommes: trop empathiques, moins résistantes au stress, «les femmes aiment les gens, les hommes aiment les objets», peut-on lire dans l’intégralité du texte publiée par Gizmodo durant la fin de semaine. Dans un contexte plus large, cet employé est peut-être simplement «plus audacieux que la plupart des employés qui partagent son avis», selon lequel les femmes sont moins compétentes que les hommes», explique un «Googler» au site Motherboard qui a éventé la controverse. Dimanche, la vice-présidente de la diversité, de l'intégrité et de la gouvernance de l'entreprise a réagi en adressant à son tour une note aux employés. «Pour créer un environnement ouvert et inclusif, il faut notamment entretenir une culture dans laquelle les points de vues alternatifs, même politiques, peuvent s'exprimer. Mais cela doit se faire selon les principes d'égalité de notre code de conduite et selon les lois anti-discrimination», a écrit Danielle Brown.

3. Taxé de masculinité. Handsome Her, ce café de Melbourne «pour les femmes, par les femmes», a trouvé une façon (peu?) originale de combler l’écart salarial entre sexes: les places sont offertes en priorité aux femmes et les clients mâles paient 18% plus cher. Une taxe optionnelle mais qui jusqu’à présent n'a jamais été refusée, indique le Daily Mail. Collecte qui en plus est reversée à des organisations de soutien aux femmes. Messieurs, notez aussi qu'en plus de saler la facture, les serveuses engageront la conversation sur la problématique. La gérante du café, qui prend soin également d’utiliser des tasses et non des gobelets en plastique, se décrit comme «une féministe, et pas du genre fun» et apprécie particulièrement titiller les hommes au sujet de leurs privilèges. L’initiative génère des réactions colorées sur les médias sociaux, certains la louant, d’autres la jugeant sévèrement. Des grincheux plein de testostérone probablement…

4. Si vous cherchez une occasion d’affaires dans un secteur en forte croissance, nous l’avons dénichée pour vous: chasseur de fraudeurs alimentaires. Il n’y a pas que les «fake news» qui gangrènent notre monde, la fraude alimentaire est aussi un enjeu de taille: elle coûte pas moins de 40 milliards de dollars américains à l’industrie chaque année. Des entrepreneurs en profitent pleinement. Bloomberg nous plonge dans le monde secret des espions de l’alimentation. À la demande des grands détaillants et des producteurs alimentaires, la firme Inscatech et ses agents parcourent les chaînes d’approvisionnement des quatre coins de la planète pour débusquer les fraudeurs et ceux qui contournent les règles. Le PDG d’Incatech soutient que la Chine demeure la principale source de fraude alimentaire du monde. Pour démasquer les criminels de l’alimentation, Inscatech met au point des marqueurs moléculaires et des empreintes génétiques aidant à identifier les produits naturels et à repérer les produits non comestibles. D’autres entreprises font aussi appel à la technologie blockchain pour suivre la trace des aliments de la ferme à l’épicerie. Une histoire fascinante pour un des plus grands enjeux de l’humanité. Si vous voulez vous lancer dans un créneau en croissance tout en améliorant le sort des consommateurs, voilà une occasion à considérer.

5. Vous pouvez désormais jouer à l’astronome à tout moment grâce au nouveau service de Slooh! Cette entreprise qui possède sept télescopes aux îles Canaries, trois au Chili et qui a noué des partenariats avec d’autres observatoires de la planète ouvre ses lentilles aux amoureux de l’espace. Grâce à une simple connexion Internet, éclipses, pleines lunes et astéroïdes sont à votre portée, que vous soyez un astronome amateur ou un expert de l’univers. Les diffusions en direct sont maintenant gratuites. La version de base du service ne vous permet pas de contrôler les télescopes et limite le nombre de photos pouvant être prises. Elle vous permet tout de même de regarder par dessus l’épaule d’autres membres de Slooh, écrit The Verge. Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez devenir un «apprenti» pour 4,95$US ou un «astronome» pour 24,95$US par mois. À quelques jours de la saison des perséides, vous aurez la tête pleine d’étoiles...

6. Tandis que la Bourse de Toronto est fermée en ce jour férié au Canada (à l’exception du Québec), les Bourses américaines poursuivent leur trajectoire positive lundi. Les indices américains ont enfilé plusieurs records récemment, si bien que le S&P 500 se trouve en hausse de 10% à ce jour en 2017. Le secteur de l’énergie est à la traîne de tous les autres secteurs cette année, en recul de 12,7%. Les investisseurs vont d’ailleurs surveiller la réunion des membres de l’OPEP au sujet du non-respect des limites de production qu’ils s’étaient fixés pour tenter de freiner le recul des prix. Dans notre revue de marché complète, on vous parle aussi de Warren Buffett, de Fairfax et de Canada Goose.

7. Les personnages du Trône de fer habillés de moquettes Ikea. C’est l’une des séries au plus gros budget de toute l’industrie. La dernière saison disposerait de 10 millions $US par épisode. Rien que pour les costumes, une équipe de 80 à 100 personnes s’affairent. Quelle surprise d’apprendre la provenance des fourrures autres capes. Quartz a retrouvé une conférence tenue par la costumière en chef, Michele Clapton, au Musée Getty de Los Angeles. «Ces capes sont en fait des tapis Ikea. Que nous coupons, rasons. C’est une astuce», souligne alors celle qui a remporté trois Emmy lors des cinq premières saisons sur HBO. «Le budget est le même chaque année, indépendamment de ce qui est enregistré. Parfois, quand vous êtes limités, cela vous inspire. Vous pouvez trouver d’autres choses, les réutiliser.» On n’ose pas imaginer par contre que le célèbre trône soit en réalité une chaise Poäng.

8. Des poupées sexuelles intelligentes et connectées. Cette société de San Marcos, au sud de la Californie, se faisait remarquer par l’ultraréalisme de ses «sex dolls» avec veines apparentes et organes génitaux «utilisables». Même si l’illusion reste imparfaite, RealDoll veut pousser le mimétisme nettement plus loin : en donnant vie aux poupées, en leur offrant la faculté de bouger, de parler, de penser… Le patron a donc fondé une filiale, Realbotix,  en association à cinq spécialistes des robots et de l’«apprentissage machine» (machine learning) installés aux Etats-Unis, en Europe et au Brésil, relate Le Monde dans un grand format illustré des photos de Collin Chapelle. La première étape de ce projet (fou?) est presque terminée :  une poupée virtuelle modulable à l’infini vivant dans le cloud, répondant au doux nom de Harmony, et disponible sur tablette Android pour un abonnement annuel de 20 $US. «Si on lui pose des questions sur l’actualité, les arts ou les sciences, elle fera ce que font les humains de nos jours : elle ira chercher la réponse sur Google ou Wikipédia», ironise le journal français. Prochaines étapes : intégrer toutes les fonctions d’IA dans une tête robotisée qui sera par la suite implantée sur une poupée. À terme, le patron de RealDoll pense animer ses créatures, leur placer des capteurs pour réagir au stimuli ou encore leur intégrer un chauffage interne (à 37 °C). Sans toute cette technologie, les reproductions de base de l’entreprise californienne se vendent 4000 $US, mais certaines répliques (de véritables personnes étant clonées en silicone pour clients fortunés) peuvent coûter jusqu’à 70000 $US.

9. Quand un hôtel new-yorkais se transforme en «Peep show». La nouvelle adresse hôtelière du Lower East Side fait rougir le voisinage. «Des hommes ensemble, des femmes ensemble, ils ne tirent même pas les rideaux», témoigne une résidente du quartier au New York Post. Car le bâtiment signé Ian Schrager, dont les façades exhibent de larges fenêtres, est rapidement devenu depuis son ouverture en juin un haut lieu des parties de jambes en l’air. «Un hôtel doit être plus qu’un endroit pour simplement dormir – cela doit faire battre votre cœur à tout rompre», explique l’architecte dans le vidéo de promotion. Objectif manifestement atteint à en croire les échos. Avec ses 376 chambres réparties sur 28 étages, à 225 $US la nuitée, l’infrastructure est vantée comme un «luxe accessible à chacun»… et visible de tous.

10. Vous avez passé vos vacances au Québec et le temps maussade vous fait déjà rêver à votre prochain voyage, à un endroit où le soleil brille de tous ses feux et où la mer est toujours chaude? Nous avons déniché un petit coin de paradis pour vous. Dans les eaux claires de Dubai se trouve une chaîne d’îles appelée «Le coeur de l’Europe». Ces îles reconstituées par l’homme sont inspirées de régions du Vieux Continent. La firme de développement immobilier Keindienst y construit des maisons flottantes appelées Floating Seahorse depuis 2016. Une troisième phase de construction est lancée. Comme on peut le voir sur les photos, ces charmantes résidences de vacances vous permettront de siroter un verre de champagne sur une terrasse, de prendre votre bain aux côtés de mignons poissons tropicaux ou encore de méditer devant un jardin de coraux. Ces maisons flottantes, comme l’explique Business Insider, sont le fruit de 5000 heures de recherche et développement et 13000 heures de conception et d’ingénierie. Pour peu que vous soyez disposé à allonger 3,55 millions de dollars canadiens, voici votre prochaine destination vacances.

Sources: Globe and Mail, Daily Mail, Gizmodo, Motherboard, Bloomberg, Le Monde, Quartz, New York Post, Business Insider...

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NDLR: L'article des «10 Choses à savoir» reste un exercice de revue de presse. Les avis et opinions qui y sont rapportés ne reflètent pas nécessairement ceux et celles de la rédaction de Les Affaires.


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