10 choses à savoir jeudi

Publié le 19/10/2017 à 08:14

10 choses à savoir jeudi

Publié le 19/10/2017 à 08:14

Par Yannick Clérouin et Alain McKenna

Point 5: Netflix n'a pas encore exploré ce marché qui pourrait lui rapporter des milliards. (Photo: Netflix)

Le chandail du PDG de Netflix vaut des milliards, le traitement choc de J&J pour mieux recruter, 1000$ pour tout savoir sur vous et 7 autres choses à savoir en ce jeudi 19 octobre.

1- Cette alliance canado-américaine improbable entte La Baie et Wal-Mart tentera de contrer Amazon. Une offensive combinée d’un exploitant de magasins à rayon et du chef de file des grandes surfaces aurait été impensable il y a quelques années. Mais voilà, Amazon change tout et force ses concurrents à rivaliser d’imagination pour freiner son ascension. Le plus important détaillant du monde finalise un accord avec l’enseigne américaine de La Baie, Lord & Tayor, qui accorderait à cette dernière un espace dédié sur le site walmart.com, selon le Wall Street Journal. Un premier pas de Wal-Mart en vue de créer un centre commercial en ligne, à même son site Web. Le géant de Bentonville est méconnaissable depuis qu’il a mis la main sur le site de commerce en ligne Jet.com et surtout qu’il a recruté son réputé dirigeant Marc Lore. Après avoir réalisé plusieurs petites acquisitions, comme ShoeBuy, Wal-Mart vise désormais attirer une clientèle plus fortunée. D’où l’idée de s’associer à une des chaînes appartenant à La Baie. Wal-Mart vise notamment à rehausser son offre de vêtements et a pour ce faire embauché une ex-directrice de la division en ligne de Ralph Lauren et un ex-directeur du marketing de Saks Fifth Avenue. Clairement, Wal-Mart se positionne pour être le no 2 dans le commerce en ligne, derrière Amazon. Voilà qui devrait aider Lord & Taylor à raviver ses ventes en déclin. Et qui sait si l’idée de Wal-Mart n’évitera pas une autre disparition à la Sears Canada.

2- Cette pharma veut rendre le processus d'embauche aussi simple qu'une commande de pizza. Ça arrive à tout le monde : on soumet sa candidature à une offre d'emploi, puis on attend, en se demandant si le CV s'est bien rendu à la bonne personne, s'il a été consulté, s'il a été retenu… «Nous pouvons suivre pas à pas la progression d'une pizza livrée par Domino's, pourquoi ne pouvons pas faire la même chose avec le processus d'embauche?», demande Sjoerd Gehring, vice-président aux ressources humaines pour Johnson & Johnson, à Quartz. Le dirigeant a donc remplacé les professionnels du recrutement par des spécialistes de la mise en marché et des designers web afin de créer une plateforme aussi transparente que possible. C'est une question d'image : la façon dont les entreprises gèrent les applications se reflète sur leur réputation dans le marché du travail. Les candidats en discutent, et peuvent préférer aller travailler ailleurs. Pour une entreprise comme Johnson & Johnson qui dit recevoir un million de CV chaque année, une telle transparence fera toute la différence. Sans doute devrait-elle aussi inspirer les entreprises québécoises…

3- 1000 dollars de publicité web suffisent pour tout savoir sur vous. On n'a jamais autant parlé de la protection de la vie privée, et pourtant, il n'a jamais été aussi facile de retracer les pas de n'importe qui sur Internet. Même pas besoin d'être une entreprises aux proches profondes : tout ce que ça prend, c'est un peu de temps, de la détermination, et environ 1000$, révèle une étude sur le sujet obtenue par le magazine américain Wired. «Des gens normaux, pas seulement des commerçants ou des régies publicitaires, peuvent utiliser les outils publicitaires à leur disposition afin d'obtenir des données confidentielles à propos d'autres gens normaux, des connaissances ou des voisins», lit-on dans cette étude. On peut obtenir le détail des applications installées sur votre téléphone, connaître le chemin que vous avez pris pour vous rendre au Starbucks de votre quartier, les résidences et commerces que vous avez visité ces derniers jours, etc. Inquiétant? Tout à fait, selon le professeur Paul Vines, de l'Université de Washington, impliqué dans l'étude. «Les gens se soucient peu que des multinationales en sachent autant sur eux. Mais une personne près d'eux motivée par autre chose que le simple profit?» Ça devrait inciter les entreprises comme Google et Facebook à resserrer la confidentialité de leurs réseaux publicitaires…

vie privee

4- Le petit frère d'Elon Musk est peut-être le plus visionnaire des deux. Il vit résolument dans l'ombre de l'autre, mais Kimbal Musk ne manque pas d'ambition pour autant. Et même s'il a une participation dans les entreprises de son frère, SpaceX et Tesla, ses intérêts vont dans une toute autre direction : l'alimentation. Plus précisément, il souhaite transformer la façon dont les gens se nourrissent. Sa philosophie tient en deux mots : des vrais aliments. Selon lui, ces aliments sont ceux qui nourrissent non seulement les gens, mais leur producteur ainsi que la planète. Ce sont les principes des marchés locaux et de l'écogastonomie réunis, que Musk souhaiterait élargir à l'ensemble de la population. Son plus récent projet, Square Roots, permet de produire la même quantité de légumes frais à partir d'un seul conteneur et de quelques DEL que deux acres de terre agricole (8 km carrés). Évidemment, l'homme d'affaires un peu rêveur a ses critiques (et elles sont nombreuses, selon le site Futurism). Son intention est d'implanter de tels conteneurs dans chacune des villes d'Amérique du Nord. C'est toujours plus concret que d'essayer de conquérir la planète Mars…

Musk

5- Netflix n'a pas encore exploré ce marché qui pourrait lui rapporter des milliards. Les gens qui ont vu son PDG Reed Hastings durant l'appel conférence servant à annoncer les résultats trimestriels de l'entreprise mardi ont probablement remarqué que l'homme d'affaires portait un bien drôle de chandail. On aurait dit un coton ouaté du temps des Fêtes! Et c'était bel et bien le cas. Aux couleurs de la série Stranger Things, ce chandail vise à faire la promo de la deuxième saison de la série aux relents des années 80, mais dont le succès est d'actualité. Netflix et la chaîne Target s'uniront d'ailleurs pour vendre des produits dérivés au courant des prochaines semaines. Comme l'explique Business Insider, si Netflix se lançait dans la mise en marché de produits dérivés pour l'ensemble de ses séries originales, «ce serait une occasion de plusieurs milliards de dollars». On n'a qu'à regarder les revenus empochés par Disney, Warner Bros. et autres Nickelodeon grâce à de tels produits pour s'en convaincre…

Netflix

6- Les Bourses mondiales frappent un mur ce jeudi. Hier, l'indice Dow Jones a franchi le seuil symbolique des 23000 points et la Bourse japonaise a affiché sa plus longue séquence haussière depuis 1998, mais la tendance est à la baisse ce matin. Aux États-Unis, il y aura publication des demandes initiales de chômage pour la semaine terminée le 13 octobre. Au Canada, les prochaines statistiques économiques seront dévoilées demain. Consultez notre revue boursière complète afin d'en savoir plus sur le troisième trimestre de Rogers Communications, sur l'opinion de Santé Canada à propos de ProMetic Sciences de la Vie, ainsi que sur l'avis de certains analystes à propos de la Financière Intact.

7- Laissez faire la Tour des Canadiens 3. C'est la Tour Aston Martin qui vaut le coup d'oeil. Il y avait les voitures sportives, puis le yacht hors-de-prix, et maintenant, le constructeur anglais mise sur une tour résidentielle afin de convaincre les amateurs que le luxe et l'exclusivité de sa marque peuvent aller bien au-delà de l'automobile. Le projet qui sera construit dans le sud de la Floride prend la forme d'une tour à condos de 66 étages qui comptera 391 unités dont la valeur totale excède les 500 millions de dollars US. Environ 30 pourcent des logements, dont la valeur va de 700000$US à 50 millions $US, auraient déjà trouvé preneur, ce qui a suffi pour soulever la première pelletée de terre, chose inhabituelle en Floride où on construit généralement seulement après avoir atteint un seuil d'engagement de 50 à 60 pourcent, explique le South Florida Business Journal. C'est dire à quel point le promoteur a confiance dans la marque Aston Martin. Les designers de cette dernière ont collaboré à l'élaboration du bâtiment, mais ne proposent toutefois pas de garage intérieur avec monte-charge intégré, contrairement à une tour similaire annoncée par Porsche il n'y a pas très longtemps...

Aston Martin

Aston

nuit

8- Cette liste illustre pourquoi le siège social d'Amazon ne sera pas à Montréal. Ni même au Canada. Voici, en somme, toutes les villes qui ont déposé à temps leur proposition en vue d'accueillir le second siège social du géant de la vente en ligne, qui représente un investissement de 5 milliards $US et qui fait miroiter la création de 50000 nouveaux emplois. La limite était fixée à aujourd'hui. Amazon prendra une décision finale l'an prochain. À noter que ces derniers jours, des villes comme New York et Newark ont dévoilé des mesures fiscales qui permettraient à Amazon de ne pas payer un sou pour la construction de son nouveau campus. Comme l'explique CNBC, seule San Antonio, au Texas, c'est clairement prononcée contre la venue d'Amazon sur son territoire. Alors, préparez-vous à faire défiler votre fureteur, car la liste est longue :

Albany, NY

Albuquerque, NM

Arlington County, VA

Atlanta, GA

Atlantic City, NJ

Austin, TX

Baltimore, MD

Bayonne, NJ

Birmingham, AL

Boston, MA

Bridgeport, CT

Buffalo - Rochester, NY

Calgary, Alberta

Camden, NJ

Charlotte, NC

Chicago, IL

Cincinnati, OH

Cleveland, OH

Colorado Springs, CO

Columbia, MD

Columbus, OH

Concord, CA

Dallas/Fort Worth, TX

Danbury, CT

Dayton, OH

Denver, CO

Detroit, MI

Edmonton, Alberta

El Paso, TX

Fall River, MA

Fresno, CA

Fresno, CA

Frisco, TX

Gary, IN

Grand Rapids, MI

Halifax, Nova Scotia

Hamilton, Ontario

Harrisburg, PA

Hartford, CT

Houston, TX

Huntsville, AL

Indianapolis, IN

Irvine, CA

Kansas City, MO

Langford, WA

Las Vegas, NV

Lehigh Valley, PA

London, Ontario

Long Island, NY

Los Angeles, CA

Loudon County, VA

Louisville, KY

Madison, WI

Manchester, NH

Maumee, OH

Memphis, TN

Miami, FL

Milwaukee, WI

Minneapolis - St. Paul, MN

Mobile, AL

Montreal, Quebec

Nashville, TN

New Bedford, MA

New Haven, CT

New York, NY

Newark, NJ

Oak Brook, IL

Oklahoma City - Tulsa, OK

Ottawa, Ontario

Philadelphia, PA

Phoenix, AZ

Pittsburgh, PA

Portland, OR

Prince George County, VA

Providence, RI

Raleigh-Durham, NC

Richmond, VA

Sacramento, CA

Salt Lake City, UT

San Diego, CA

San Francisco, CA

San Jose, CA

Seattle, WA

Spokane,WA

St. Louis, MO

Stamford, CT

Stonecrest, GA

Tacoma, WA

Tampa - St. Petersburg, FL

Toledo, OH

Toronto, Ontario

Tucson, AZ

Vallejo, CA

Vancouver, BC

Virginia Beach, VA

Washington DC

Wilmington, DE

Winnipeg, Manitoba

Worcester, MA

9- D'ici 4 ans, les fusées envoyées dans l'espace proviendront d'imprimantes 3D. Inutile de dire que ça réduira d'autant le coût de chacun de ces envois en orbite… Celui-ci se situe actuellement à environ 100 millions $US par décollage, mais s'il n'en tient qu'à la société Relativity Space, cette somme sera réduite à 10 millions d'ici 2021. Non sans ironie, la jeune pousse de Los Angeles estime que le meilleur moyen de rendre l'espace plus accessible est d'éliminer le facteur humain. "L'impression 3D et l'automatisation des fusées est inévitable", assure Tim Ellis, PDG de Relativity Space, à Bloomberg. Ce dernier a supervisé la création d'une gigantesque imprimante 3D, ces deux dernières années, composée de 18 bras robotisés et de lasers qui peuvent réaliser une fusée d'un seul trait, en un mois environ. C'est plus rapide et plus efficace que la centaine de travailleurs et les nombreux mois actuellement requis pour fabriquer une fusée comparable… Et signe des temps : Relativity Space n'est pas la seule à promettre des livraisons orbitales à une fraction du coût : Rocket Lab, en Nouvelle-Zélande, compte offrir des vols commerciaux à 5 millions $US chacun d'ici quelques mois. L'espace n'aura jamais paru aussi près de nous.

10- Ce scouteur électrique pour chaises roulantes redéfinit la mobilité. Le fabricant néerlandais Huka a mis en marché un petit triporteur électrique conçu exprès pour éliminer le terme «réduite» de l'expression «mobilité réduite». L'appareil est doté d'une autonomie de 60 km, à une vitesse de pointe de 25 km/h. Son hayon motorisé s'assure que l'occupant soit bien installé, tandis que sa suspension et ses trois roues assurent une tenue de route optimale même sur le pavé inégal. Seul bémol : le Pendel n'est vendu qu'en Europe pour le moment.


Sources: Bloomberg, Business Insider, CNBC, Futirism, Les Affaires, Quartz, Reuters, South Florida Business Journal, Wall Street Journal, Wired, Youtube.

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NDLR: L'article des «10 Choses à savoir» reste un exercice de revue de presse. Les avis et opinions qui y sont rapportés ne reflètent pas nécessairement ceux et celles de la rédaction de Les Affaires.

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