500 milliards de subventions aux énergies fossiles

Publié le 26/09/2018 à 15:59

500 milliards de subventions aux énergies fossiles

Publié le 26/09/2018 à 15:59

Par François Normand

(source photo: 123RF)

Alors qu’il y a une urgence à réduire les émissions de gaz à effets de serre (GES), les gouvernements subventionnent encore pour près de 500 milliards de dollars américains par année les producteurs de charbon, de pétrole et gaz naturel dans le monde, déplore un rapport international.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’ONU Environnement et la Banque mondiale ont publié ce rapport mardi à New York, qui s’intitule Financing Climate Futures : Rethinking Infrastructure.

Dans un communiqué, l’OCDE affirme que cette situation tient au fait que la plupart des gouvernements dans le monde n’ont pas su mettre fin à leur «dépendance budgétaire» à l’égard des revenus provenant des énergies fossiles.

Dans le même temps, le rapport souligne que les gouvernements ne dépensent pas suffisamment dans la décarbonisation de leurs économies, en investissant dans l’innovation et les infrastructures qui permettent de réduire les GES.

Le rapport dénonce aussi le fait que l’«écrasante majorité» des pays n’a pas adopté les mesures qui s’imposent pour contenir la montée des risques climatiques, et ce, trois ans après la prise d’engagements à la COP21, à Paris.

Ainsi, sur les 180 pays qui ont signé l’Accord de Paris, seulement neuf ont soumis à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) leurs stratégies pour 2050 afin de réduire significativement leurs émissions de GES.

«Après toutes les promesses faites à Paris, et bien que nous ayons en main tous les outils nécessaires pour progresser, cette inertie risque de nous faire perdre la guerre contre le changement climatique», déclare le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria.

Selon lui, les gouvernements doivent commencer «par respecter pleinement leurs engagements» avant d’accélérer le pas, et espérer ainsi maintenir le réchauffement mondial sous les 2 degrés Celcius par rapport au début de l’ère industrielle.

Car, au-dessus de cette hausse de 2 degrés, nous risquons d’assister à un emballement climatique qui pourrait devenir incontrôlable et catastrophique.

 

 

 

 

 

 

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