Mobiliser les acteurs du secteur afin d'améliorer les techniques utilisées


Édition du 21 Mars 2015

Mobiliser les acteurs du secteur afin d'améliorer les techniques utilisées


Édition du 21 Mars 2015

Dominique Lacoste, pdg de l’Associa- tion québécoise des transports.

Cinquante ans après sa création, l'Association québécoise des transports (AQTr) continue de mobiliser la communauté des transports afin de favoriser l'échange des connaissances et la formation des acteurs oeuvrant dans le domaine.

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Le besoin d'une telle organisation s'était fait sentir au début des années 1960. Le Québec vivait peut-être alors une révolution tranquille, mais le développement des infrastructures de transport, lui, n'avait rien de calme. Le secteur routier et les transports en commun sont alors en plein essor. Le métro de Montréal doit être prêt pour accueillir les nombreux visiteurs attendus à l'Expo 67. On construit en même temps les autoroutes 10, 15, 20 et 40 et les grands échangeurs qui les desservent.

La réalisation de tous ces chantiers crée une demande énorme de professionnels et d'employés qualifiés, mais ceux-ci ne sont pas si nombreux et doivent souvent partir en mission à l'étranger pour se perfectionner.

Cette situation convainc Josef Hode Keyser, ingénieur et professeur à l'École Polytechnique de Montréal, et Jean Granger, de la Ville de Montréal, de créer une association favorisant l'enseignement et la diffusion des techniques routières afin de développer une véritable expertise québécoise en la matière.

Frank Mascolo, qui enseigne à l'Université de Sherbrooke, Émeric Léonard, chargé de cours à Polytechnique Montréal, Abraham Klein, de la Ville de Montréal, Pierre Larochelle, de l'Université Laval, et Georges-Louis Huot, du ministère de la Voirie, se joindront à eux au sein du conseil d'administration fondateur de l'Association québécoise des techniques routières. Devenue en 1974 l'Association québécoise du transport et des routes, elle ne prendra son nom actuel qu'en 2012.

6 000 personnes formées par an

La formation a donc toujours été au coeur de la mission de l'AQTr, mais c'est encore plus marquant depuis la fondation de TransForm, en 2007. Jusqu'à 6 000 personnes reçoivent chaque année l'un ou l'autre de la vingtaine de programmes de formation offerte dans le cadre de cette initiative, dont le plus important est celui sur la signalisation de chantier.

Tous ceux qui oeuvrent dans ce domaine sur les chantiers du ministère des Transports du Québec, qu'ils soient installateurs, surveillants ou gestionnaires, doivent obligatoirement suivre cette formation. Environ 4 000 travailleurs y sont formés annuellement. «Il y a un grand roulement de travailleurs dans ce domaine, donc les besoins de formation sont constants», précise Dominique Lacoste.

La pdg rappelle toutefois que l'AQTr, dont le budget annuel dépasse les 5 millions de dollars, ne se limite pas à la formation. Sa grande force est de savoir mobiliser tous les acteurs du milieu du transport et de combiner leurs expertises afin d'améliorer les techniques utilisées dans ce secteur.

Nouvelles formes d'énergie

«Nous ne sommes pas un lobby, nous ne faisons pas de revendications ni de sorties politiques, explique-t-elle. Nous sommes une association technique indépendante. Cela permet à des intervenants, dont les intérêts divergent, ou même à des compétiteurs directs de s'asseoir ensemble et d'échanger, pour favoriser l'avancement des connaissances dans le transport.»

Pour elle, l'un des enjeux à moyen et long terme sera l'émergence de modes de transport basés sur de nouvelles formes d'énergie, comme l'électricité et l'hydrogène.

Mais l'enjeu le plus colossal reste le financement des infrastructures et du transport en commun. «Probablement le plus grand défi des prochaines années», conclut-elle.

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