Transport aérien: Des drones pour réduire les coûts en foresterie


Édition du 14 Mars 2015

Transport aérien: Des drones pour réduire les coûts en foresterie


Édition du 14 Mars 2015

[Photo: Shutterstock]

D'ici quelques années, des drones survoleront les forêts et les cours des usines pour réduire les coûts d'inventaire, faciliter la planification et les activités sur le terrain.

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Traditionnellement, l'industrie forestière utilise les avions pour maîtriser les incendies et épandre des insecticides biologiques afin de traiter les épidémies comme celle de la tordeuse des bourgeons de l'épinette. On les emploie aussi pour prendre des photos aériennes afin de recenser les stocks de bois et de planifier les coupes forestières sur de très vastes territoires.

Cependant, quand vient le moment d'analyser de plus petits blocs forestiers pour obtenir des données plus précises, l'avion coûte trop cher.

Les drones ont le potentiel de réduire le coût de la main-d'oeuvre, du carburant et d'éliminer certains frais d'utilisation d'un hélicoptère ou d'un avion, soutient Denis Cormier, gestionnaire des programmes de recherche chez FPInnovations. «Les drones permettent d'obtenir des informations d'une précision potentielle de l'ordre du centimètre», dit-il. La précision des inventaires sur le terrain améliorera les données sur les essences et la quantité de bois au sol, facilitant ainsi la planification des activités.

Les applications sont nombreuses, souligne M. Cormier. «Il sera possible de faire des suivis de certification forestière du haut des airs ou d'évaluer si la régénération forestière est suffisante», dit-il. Munie de telles informations, une entreprise pourra rajuster le tir pour satisfaire les critères de certification ou pour remettre en production, au besoin, des secteurs anémiques.

D'ici quelques années, on retrouvera aussi des drones dans les cours des scieries. «Quand on gère un inventaire qui vaut quelques millions de dollars, il peut être très intéressant de mesurer une pile de copeaux des airs plutôt qu'au sol. Grâce aux technologies liées aux drones, il est possible de créer une imagerie 3D du volume de la pile», explique le chercheur.

Des coûts à la baisse

De plus, le coût de la technologie ne cesse de baisser. Des appareils pourvus de capteurs haut de gamme qui coûtaient plus de 70 000 $ il y a deux ans reviennent désormais à 50 000 $. Et leur prix devrait chuter à environ 20 000 $ d'ici cinq ans, selon M. Cormier. Des appareils bas de gamme pour faire le suivi d'opérations simple sont déjà disponibles pour 5 000 $.

Il est peu probable toutefois que les industriels investissent directement dans les drones, car ces équipements sont trop spécialisés. «Dans un horizon de trois à cinq ans, on verra apparaître un ou deux fournisseurs de services par région qui seront en mesure de fournir des applications en foresterie», croit le chercheur. Déjà, des entreprises comme Sylviculture La Vérendrye, Flyterra, ING Robotics, TerraScan 3D, Hovercam-media et Aerophoto testent le marché au Québec.

Cependant, les deux prochaines années seront relativement difficiles, croit M. Cormier, car les entreprises ne connaissent pas encore toutes les applications, et elles n'ont pas encore de systèmes pour gérer ces données.

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