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L’IA est prometteuse, mais pas tant, estime la Banque Royale

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

L’IA est prometteuse, mais pas tant, estime la Banque Royale

Dave McKay croit que les banques devront préparer des algorithmes en interne pour contrôler les données et garantir que les systèmes sont fiables et précis. (Photo: La Presse Canadienne)

Toronto — L’intelligence artificielle montre déjà son potentiel de transformation du secteur financier, même si elle n’en est encore qu’à ses débuts, a affirmé mercredi le chef de la direction de la Banque Royale, Dave McKay.  
Le patron de la Royale (TSX:RY), qui a commencé à travailler à la banque il y a 40 ans comme programmeur informatique, a souligné que l’IA proposait encore trop d’erreurs et d’«hallucinations» ou de réponses absurdes pour pouvoir s’y fier dans les services bancaires. 
«C’est une technologie incroyable qui va transformer notre entreprise, mais elle n’est pas prête pour les heures de grande écoute», a-t-il affirmé lors d’une conférence technologique de l’Université de Waterloo, à Toronto. 
La banque voit cependant un énorme potentiel dans tous les domaines, depuis l’écriture de code jusqu’à l’aide au personnel commercial pour naviguer dans des produits financiers complexes. 
M. McKay croit que les banques devront préparer des algorithmes en interne pour contrôler les données et garantir que les systèmes sont fiables et précis. 
Il juge que l’IA montre déjà du potentiel avec des systèmes tels qu’Aiden — la plateforme d’opérations alimentée par l’IA développée par la banque et ses partenaires —, dont la performance surpasse de 30 % celle des courtiers humains. 
«Elle apprend toute seule. Elle a traversé toute la volatilité des marchés et la volatilité récente, et continue d’offrir des performances supérieures. La machine peut donc fonctionner, apprendre d’elle-même à s’adapter très, très bien à des environnements complexes.» 
M. McKay a ajouté que, tout comme le changement climatique, l’IA crée de la peur et de l’anxiété à mesure qu’elle commence à transformer la société et que les gens ne se sentent pas en contrôle. 
«Nous allons réinventer notre société encore une fois, et cela va être une menace et cela engendre de la peur, la peur du changement», a-t-il observé. 
Il existe un modèle similaire d’incertitude et de peur avec le changement climatique, a affirmé M. McKay. «Nous ne contrôlons pas notre parcours de changement, nous n’avons pas de plan.» 
La Banque Royale, qui a fait l’objet d’intenses critiques parce qu’elle est l’un des plus grands financiers mondiaux des combustibles fossiles, a également récemment lancé des initiatives de réduction des émissions, dont une dans le secteur agricole.
McKay a souligné que, qu’il s’agisse de l’IA ou du climat, il faut relever les défis étape par étape et développer les solutions qui fonctionnent.
«Il s’agit simplement de s’y mettre, et de suivre ce processus.»
Par Ian Bickis

Toronto — L’intelligence artificielle montre déjà son potentiel de transformation du secteur financier, même si elle n’en est encore qu’à ses débuts, a affirmé mercredi le chef de la direction de la Banque Royale, Dave McKay.  

Le patron de la Royale (TSX:RY), qui a commencé à travailler à la banque il y a 40 ans comme programmeur informatique, a souligné que l’IA proposait encore trop d’erreurs et d’«hallucinations» ou de réponses absurdes pour pouvoir s’y fier dans les services bancaires. 

«C’est une technologie incroyable qui va transformer notre entreprise, mais elle n’est pas prête pour les heures de grande écoute», a-t-il affirmé lors d’une conférence technologique de l’Université de Waterloo, à Toronto. 

La banque voit cependant un énorme potentiel dans tous les domaines, depuis l’écriture de code jusqu’à l’aide au personnel commercial pour naviguer dans des produits financiers complexes. 

Dave McKay croit que les banques devront préparer des algorithmes en interne pour contrôler les données et garantir que les systèmes sont fiables et précis. 

Il juge que l’IA montre déjà du potentiel avec des systèmes tels qu’Aiden — la plateforme d’opérations alimentée par l’IA développée par la banque et ses partenaires —, dont la performance surpasse de 30% celle des courtiers humains.

«Elle apprend toute seule. Elle a traversé toute la volatilité des marchés et la volatilité récente, et continue d’offrir des performances supérieures. La machine peut donc fonctionner, apprendre d’elle-même à s’adapter très, très bien à des environnements complexes.» 

Dave McKay a ajouté que, tout comme le changement climatique, l’IA crée de la peur et de l’anxiété à mesure qu’elle commence à transformer la société et que les gens ne se sentent pas en contrôle. 

«Nous allons réinventer notre société encore une fois, et cela va être une menace et cela engendre de la peur, la peur du changement», a-t-il observé. 

Il existe un modèle similaire d’incertitude et de peur avec le changement climatique, a affirmé Dave McKay. «Nous ne contrôlons pas notre parcours de changement, nous n’avons pas de plan.» 

La Banque Royale, qui a fait l’objet d’intenses critiques parce qu’elle est l’un des plus grands financiers mondiaux des combustibles fossiles, a également récemment lancé des initiatives de réduction des émissions, dont une dans le secteur agricole.

McKay a souligné que, qu’il s’agisse de l’IA ou du climat, il faut relever les défis étape par étape et développer les solutions qui fonctionnent.

«Il s’agit simplement de s’y mettre, et de suivre ce processus.»


Par Ian Bickis