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Le patron de Facebook sous le feu des critiques

AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Le patron de Facebook sous le feu des critiques

(Photo: Getty Images)

Plusieurs responsables de groupes américains de défense des droits civiques s’en sont pris mardi à Mark Zuckerberg, le patron du réseau social Facebook, critiquant son choix de ne pas modérer des messages polémiques de Donald Trump.

« Nous sommes déçus et stupéfaits par les explications incompréhensibles de Mark sur la décision de maintenir les publications de Trump », regrettent Vanita Gupta, Sherrilyn Ifill et Rashad Robinson, à la tête de trois importantes organisations de défense des droits civiques aux États-Unis.

Leur réaction intervient après une conversation téléphonique lundi soir avec M. Zuckerberg et Sheryl Sandberg, la numéro 2 de Facebook. 

Le réseau social a décidé de ne pas toucher à des messages du président américain sur le vote par correspondance et sur la menace d’un recours à la force contre des citoyens américains qui protestent contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales.

« Il (Mark Zuckerberg) n’a pas fait preuve de compréhension sur la restriction historique et contemporaine du droit de vote et il refuse de reconnaître à quel point Facebook facilite les appels de Trump à la violence contre les manifestants », affirment les trois responsables. 

« Mark créée un précédent très dangereux pour d’autres voix qui exprimeraient des propos nocifs dans la même veine sur Facebook », ajoutent-ils.

Le patron du réseau social est en position délicate après s’être démarqué de celui de Twitter, Jack Dorsey, qui a opté pour un signalement de tweets du président américain jugés trompeurs et qui en a masqué un autre pour incitation à la violence.

M. Zuckerberg a lui préféré laisser ces messages visibles, invoquant la liberté d’expression et l’intérêt du public à s’informer.

En interne, plusieurs salariés ont désavoué leur patron, lançant lundi une grève en ligne pour marquer leur désaccord avec une politique qu’ils estiment trop laxiste.

« Nous sommes reconnaissants que des responsables de groupes de défense des droits civiques aient pris le temps de partager leurs remarques franches et honnêtes avec Mark et Sheryl » a réagi un porte-parole de Facebook au sujet de l’appel téléphonique de lundi soir. 

« C’est un moment important pour écouter et nous avons hâte de poursuivre ces conversations », a ajouté ce porte-parole.