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COVID-19: Ottawa pourrait observer les applis de votre téléphone

La Presse Canadienne|29 avril 2020

COVID-19: Ottawa pourrait observer les applis de votre téléphone

(Photo: Getty Images)

À l’heure où certains pays se tournent vers des applications pour téléphones intelligents afin de retracer les cas de contagion et surveiller les quarantaines, le gouvernement du Canada continue d’étudier la question et ses autorités de santé publique n’ont pas encore de conseil clair à offrir sur l’utilité de pareils outils.

Un des critères de déconfinement sur lequel Ottawa et les provinces sont d’accord, c’est la capacité de retracer les cas de contagion et de surveiller les mises en quarantaine imposées à des citoyens.

Or, la géolocalisation des appareils mobiles, imposée aux citoyens ou adoptée volontairement par ceux-ci, pourrait servir à augmenter cette capacité.

Le premier ministre Justin Trudeau a confié, mercredi, que son gouvernement n’a pas encore de position précise sur ce sujet.

« C’est une réflexion qui se poursuit. Je sais que si on pose la question à bien des Canadiens, ils seraient ouverts à permettre quelques éléments qui ne seraient pas permis normalement, à cause de cette pandémie, à cause de cette urgence. Mais où exactement la ligne pourrait être dessinée ? C’est encore à voir », a-t-il répondu à un journaliste, lors de son point de presse quotidien à la porte de sa résidence.

« Je sais qu’en principe de base, même dans une situation de crise, les Canadiens sont très préoccupés par la protection (…) de leur vie privée. Et nous, en tant que gouvernement, on partage cette préoccupation », a-t-il toutefois ajouté.

L’Agence de la santé publique du Canada, chargée de fournir des conseils, basés sur la science, au gouvernement fédéral, n’a pas grand-chose à offrir pour l’instant.

L’administratrice en chef de l’agence, Dre Theresa Tam, a admis que le travail de vérifier l’efficacité, la disponibilité et l’utilité des applications de géolocalisation dans le travail de retraçage des cas de contagion n’a pas encore été fait.

Elle a cependant constaté l’intérêt pour pareils outils dans les provinces et territoires. « Nous créons donc des groupes de travail pour voir quels seraient l’intérêt et la demande », a-t-elle dit.