SNC-Lavalin domine malgré les pertes d'emplois


Édition du 26 Septembre 2015

SNC-Lavalin domine malgré les pertes d'emplois


Édition du 26 Septembre 2015

SNC-Lavalin et WSP Global restent en tête du palmarès des firmes de génie-conseil au Québec. Certains cabinets, éprouvés au cours des dernières années, montrent des signes encourageants.

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Malgré une baisse de 11,9 % de son nombre d'employés depuis 2014, SNC-Lavalin en compte toujours près de deux fois plus (5 000) que sa plus proche rivale, WSP Global (2 338). Le 25 août, WSP annonçait l'acquisition de MMM, une entreprise qui possède 18 bureaux au Canada et 2 000 employés. Ces derniers s'ajouteront aux 6 650 que la société compte déjà au Canada.

À la suite d'une fusion avec GHD et Conestoga-Rovers & Associates (CRA), en juillet 2014, Inspec-Sol porte désormais le nom de GHD. L'entreprise figure cette année au 11e rang, affichant le même nombre d'employés que l'an dernier (600).

AECOM a connu une baisse spectaculaire de 46,2 %. Cegertec WorleyParsons (- 17 %), CIMA+ (- 14 %) ainsi que Hatch (- 10 %) ont aussi vu leur taille diminuer.

Stantec fait son entrée au palmarès après avoir acquis la division ingénierie de Dessau en septembre 2014. De 2012 à 2014, cette dernière avait perdu 265 employés (- 18 %). Stantec en a embauché une centaine depuis l'année dernière. La société d'Edmonton a récemment décroché des contrats de rénovation à l'hôpital du Sacré-Coeur et du pavillon de santé mentale de Saint- Jérôme, du Centre intégré en santé et services sociaux des Laurentides.

Une traversée du désert de cinq ans

Une période quinquennale de misère. C'est ce qu'ont traversé les firmes de génie-conseil québécoises depuis 2011. La variation du nombre d'employés, que Les Affaires mesure depuis cinq ans, illustre cette période trouble qui a bouleversé leur hiérarchie dans la province.

«Environ 20 % des emplois en génie-conseil au Québec ont été perdus en quelques années, surtout de 2012 à 2014, soit près de 5 000 emplois», dit Marc Tremblay, vice-président principal pour le Québec chez WSP Global. Cette entreprise, autrefois connue sous le nom de Genivar, a elle-même perdu environ 675 de ses travailleurs québécois de 2012 à 2014, avant d'en embaucher 200 cette année. Elle compte présentement 6,5 % moins d'employés qu'en 2011

«La crise de confiance liée aux révélations faites à la commission Charbonneau a été douloureuse, en changeant la perception que les clients privés et publics ont des firmes de génie-conseil québécoises, ajoute le vice-président. Le contexte économique difficile et la rigueur budgétaire ont aussi contribué au ralentissement.» La société s'est tout de même maintenue deuxième en importance au Québec pendant ces années, derrière SNC-Lavalin.

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