Traiter la paralysie en s'inspirant des salamandres


Édition du 27 Août 2015

Traiter la paralysie en s'inspirant des salamandres


Édition du 27 Août 2015

Par Benoîte Labrosse
Ce «chemin de croix administratif» n'empêche toutefois pas l'entreprise fondée aux États-Unis d'apprécier sa patrie d'accueil. «Investissement Québec est venue nous chercher en 2007 en nous disant qu'il y avait beaucoup de recherche universitaire sur les cellules souches au Canada, que nous pourrions faire deux à trois fois plus de R-D par dollar qu'au Massachusetts, mais surtout, qu'il n'y avait aucune compétition dans notre domaine», note le pdg et fondateur de NWL.

Il se souvient que, dans la région de Boston, les autres entreprises «tentaient de débaucher nos employés et de voler des secrets industriels en enregistrant les conversations à l'heure du lunch», une situation inédite au Québec.

Louis Saint-Jacques confirme : «Notre taux de rétention de main-d'oeuvre est nettement plus élevé qu'aux États-Unis, ce qui procure de la stabilité aux entreprises».

Des résultats au-delà des attentes

NWL se réjouit des résultats de ses essais cliniques russes, qui démontrent que les patients réagissent positivement au traitement. Même que les effets obtenus «sont en fait meilleurs que ce à quoi nous nous attendions», selon Jan-Eric Ahlfors.

«En laboratoire, nous avons testé la matrice et les cellules souches reprogrammables sur des blessures profondes - où la peau et les muscles ont été coupés -, et ça a marché. Nous aurions dû nous y attendre, parce que cela fonctionne chez la salamandre, mais nous ne sommes jamais réellement préparés à voir ce que nous imaginons fonctionner pour vrai. C'est un sentiment difficile à décrire !»

L'entreprise prévoit lancer d'autres essais cliniques pour permettre l'utilisation de sa biotechnologie dans le traitement de différents problèmes de santé, que ce soit les accidents vasculaires cérébraux, la sclérose latérale amyotrophique ou les maladies dégénératives du cerveau.

«Il devient de plus en plus évident que tous les organes du corps humain dépendent de cellules souches spécifiques pour fonctionner, fait valoir Jan-Eric Ahlfors. Plusieurs études ont montré que, s'il était possible d'avoir davantage de ces cellules souches spécifiques, cela aiderait les organes à se régénérer et, donc, à rester sains.»

Des applications biotechnologiques prometteuses mises au point au Québec

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